| |
| Gouverneur
précédent :: Jean
Baptiste Vigoureux Comte Duplessis ::
Pierre
Alexandre Roubaud :: gouverneur suivant
:: |
| Philippe
Antoine Jacob de Cordemoy |
| |
|
|
| |
|
|
Pierre
Alexandre Roubaud |
| |
-
Gouverneur de La Réunion du 12 avril 1794 - 19 novembre 1795.
Intérim |
| |
|
| |
Bourbon (La Réunion ) est subordonnée à l'île de France ( Maurice ). |
| |
|
| |
|
| |
Pierre
Alexandre Roubaud prend ses fonctions à La Réunion, le 12 avril 1794,
il est arrivé de l'Isle de France, le 11 avril à bord de la |
| |
Minerve
avec l'expédition venue s'emparer dans la colonie des chefs royalistes
ou considérés comme tels. Roubaud est un militaire, |
| |
en
1772 il est sous-lieutenant, en 1786 il est fait capitaine, en 1794 il
commande le 107 e régiment des grenadiers de l'Isle de France. |
| |
|
| |
C'est
dans un climat passablement agité sur fond de vives tensions que Pierre
Alexandre Roubaud est responsable de la colonie, |
| |
républicain
indiscutable, il doit éviter l'affrontement entre les quartiers et
contenir les manifestations et tentant d'apaiser les esprits |
| |
telles
sont les priorités des autorités. |
| |
|
| |
Le 11
avril 1794, lors de la capture des royalistes, le vice-amiral
Saint-Félix a pris la fuite, son arrestation devient la priorité
des |
| |
autorités
de l'île, et c'est une véritable chasse à l'homme qui est lancée. |
| |
|
| |
Le 29
avril 1794, sa tête est mise à prix, " la Société des Amis
de l'égalité et de la liberté républicaine présidée par M. de
Greslan, |
| |
dans
sa séance du 29 avril 1794, proposa d'accorder une somme de 20 000
livres à celui qui arrêterait M. de Saint-Félix. Cette somme |
| |
devait
être prise sur ses biens et provisoirement avancée par la République
". |
| |
|
| |
Le 15
mai 1794, l'Assemblée coloniale prononce la peine de mort contre ceux
qui lui donneraient asile. Un détachement de cent |
| |
hommes
est chargé de l'arrêter. " Saint-Félix se réfugia chez M.
Désorchères, riche habitant de Bras-Panon. Ne voulant pas
exposer |
| |
plus
longtemps cet hôte généreux, M. de Saint-Félix erra plusieurs jours
dans les bois et dans les habitations voisines. Poursuivi |
| |
comme
une bête fauve, harcelé de toutes parts, il fut enfin prix le 22 mai
1794, traîné à Saint-Denis, et renfermé comme un criminel |
| |
dans
l'une des ailes de l'hôtel du gouvernement, dont on avait fait un
cachot ". Le 27 mai, Saint-Félix rejoint à la prison de la
Tour à |
| |
l'Isle
de France, Duplessis, ancien gouverneur de Bourbon et Tirol le
commissaire civil, pour partager leur sort. L'arrestation de |
| |
Saint-Félix
marque dans la colonie le triomphe des sans-culottes et la défaite de
leurs adversaires. |
| |
|
| |
S'installe alors pendant quelques mois un régime inspiré par les idéaux égalitaristes des sans-culottes : le taux de l'impôt dépend de |
| |
la richesse en esclaves, les membres de l'Assemblée coloniale perçoivent désormais une indemnité qui permet à des habitants |
| |
pauvres de devenir députés. Tout ce qui rappelle l'Ancien Régime est banni et ses partisans sanctionnés. |
| |
|
| |
Le 8 septembre 1794, l'Assemblée coloniale apprend, la nouvelle de |
 |
| |
l'abolition de
l'esclavage, décidée par la Convention, sept mois plus tôt. |
| |
|
| |
DECRET N° 2262. DE LA CONVENTION NATIONALE du 16. jour
Pluviose, |
| |
an second de la République Française, une & indivisible, Qui abolit |
| |
l'Esclavage des Nègres dans les Colonies |
| |
|
| |
La Convention Nationale déclare que l'esclavage des Nègres dans toutes |
| |
les Colonies est aboli ; en conséquence elle décrète que les hommes, |
| |
sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens |
| |
Français, & jouiront de tous les droits assurés par la constitution. Elle |
| |
renvoie au comité de salut public, pour lui faire incessamment un rapport |
| |
sur les mesures à prendre pour assurer l'exécution du présent décret. |
| |
|
| |
Visé par les inspecteurs. Signé
Auger, Cordier & S.E. Monnel. |
| |
|
| |
Collationné à l'original, par nous président & secrétaire de la Convention |
| |
Nationale. A Paris, le 22 Germinal, an second de la République Française, |
| |
une & indivisible. Signé
AMAR, président ; A.M. Baudot, Monnot, Ch. |
| |
Pottier &
Peyssard, secrétaires. |
| |
|
| |
Au nom de la République, le Conseil exécutif provisoire mande & ordonne |
| |
à tous les Corps administratifs & Tribunaux, que la présente loi ils fassent |
| |
consigner dans leurs registres, lire, publier & afficher, & exécuter dans |
| |
leurs départements & ressorts respectifs ; en foi de quoi nous y avons |
|
| |
apposé notre signature & le sceau de la République. A Paris, le vingt-deuxième jour de Germinal, an second de la République |
| |
Française, une & indivisible. Signé
Buchot, président par intérim, Contresigné Gohier. Et Scellée du sceau de la République. |
| |
|
| |
Ce décret fut appliqué à Saint-Domingue et à la Guadeloupe, mais non à la Martinique qui était occupée par les Britanniques, ni dans |
| |
les Mascareignes,
La Réunion, et l'Île de France par suite de l'opposition de l'administration locale. |
| |
|
| |
1795,
la conjoncture politique change, un virage politique s'opère, c'est la
fin du sans-culottisme, le 19 octobre 1795, un nouveau |
| |
gouverneur
est nommé, Philippe Antoine Jacob de Cordemoy, mettant fin à
l'intérim de Pierre Alexandre Roubaud. Dans sa lettre à |
| |
l'assemblée
coloniale, Roubaud note que : " Les talents militaires et les
qualités essentielles de l'officier qui me remplace assurent à |
| |
la
colonie la paix et la tranquillité qui ont constamment régné pendant
mon administration, fruit de l'heureuse intelligence qui a existé |
| |
entre
le corps législatif et le pouvoir exécutif ". |
| |
|
| |
|
| |
 |
| |
|
| |
Voir les infos rajoutées sur cette page
Compléter les
informations de cette page
|
| |
|
| |
La dernière information ou le dernier commentaire de cette
page : |
| |
|
| |
Pas de commentaire ajouté
|
| |
 |
| |
Liste des Gouverneurs de l'île de La Réunion
|
| |
|
| |
Etienne Régnault
|
| |
|