Il
se présente aux élections législatives en Inde française,
du 25 septembre 1881, et s'engage à défendre " les
moeurs séculaires et la civilisation légendaire de l'Inde
". Il est facilement élu, par 30,500 voix sur 31,041 votants
et 65,305 inscrits, contre 463 à M. Jules Godin son adversaire.
Il siège à
la Chambre à la gauche radicale.
Mars 1884, il parle en faveur
des droits de la France sur Madagascar.
4 mai 1885, il appuie le
projet de loi sur la relégation des récidivistes, soutient
la politique scolaire et coloniale du gouvernement.
Il se représente aux
élection législative du 11 octobre 1885, il est réélu
par 26,122 voix, 35,926 votants, 63,412 inscrits, contre 9,738 à
M. Rouvier. Il reprend sa place à l'extrême-gauche, dont
il est maintenant le secrétaire.
A la chambre, il soutient
les ministères républicains de la législature, vote
l'expulsion des princes.
29 novembre 1886, il parle
en faveur des crédits demandés pour le Tonkiu, et se prononça,
dans la dernière session, pour le rétablissement du scrutin
d'arrondissement. le 11 février 1889, contre l'ajournement indéfini
de la révision de la Constitution, pour les poursuites contre trois
députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet
de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour les
poursuites contre le général Boulanger.
Pierre-Alype se réprésente
aux élections générales du 22 septembre 1889 au 1er
tour de scrutin par 25.983 voix contre 829 à M. Textor de Ravisi,
et également au premier tour à celles du 20 août 1893.
La Chambre valida son élection contestée par son concurrent,
M. Bluysen.
Il intervient spécialement
dans les questions intéressant les colonies, interpella le Gouvernement
en 1890 sur l'expédition du Dahomey, en 1894, sur l'expédition
de Madagascar, demande le rétablissement du tribunal de Chandernagor
en 1893, s'intéresse aux agissements des Italiens en Abyssinie
en 1895 et à la question d'Egypte en 1896.
Aux élections générales
de 1898, il est l'objet de violentes attaques personnelles de la part
du journaliste Louis Henrique-Duluc, celui-ci est élu par 31.775
voix, Alype obtenant que 9 voix.
Il décide après
la mort du sénateur de La Réunion, M. Louis Brunet, décédé
le 26 décembre 1905, de se présenter à l'élection
sénatoriale partielle de la Réunion du 25 mars 1906. Alors
qu'il se prépare à regagner La Réunion pour alller
soutenir sa candidature, Pierre-Alype meurt à Marseille le 10 février
1906.
Publication de Pierre Alype :
- 1879 : Nouvelles vérités.
- 1880 : La détaxe de distance et
le projet de loi du Gouvernement sur les sucres
- 1881 : La sucrerie coloniale devant les
Chambres. La vérité au peuple de Martinique.
Source : Les députés de l'Inde française
à l'Assemblée nationale sous la IVe République. Par
Ernest Moutoussamy.
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