Pierre Bernard Milius gouverneur de Bourbon. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Pierre Bernard Milius.

Gouverneur de La Réunion du 11 septembre 1818 au 14 février 1821.

 

Gouverneur précédent :: Hilaire Urbain de Lafitte du Courteil :: Suivant :: Louis Henri De Saulses de Freycinet

 
   
 

Ordonnance du Roi pour concentrer dans les mains d'un chef-unique de commandant et administrateur pour le roi, le gouvernement et l'administration générale de l'île Bourbon.

Au château des tuileries, le 11 mars 1818.

Il sera envoyé sans délai à Bourbon un commandant et administrateur pour le roi, lequel y exercera, selon les formes que nous nous réservons de prescrire, les pouvoirs réunis des anciens gouverneurs et des anciens intendants coloniaux.

Le sieur Milius, capitaine de vaisseau, actuellement directeur du port de Brest, est nommé commandant et administrateur pour le roi, à Bourbon.

Pierre Bernard Milius arrive à Bourbon sur le Golo, il est installé au pouvoir lors d'une audience extraordinaire de la Cour royale de Bourbon le 11 septembre 1818.

Pierre Bernard Milius est né le 4 janvier 1773 à Bordeaux, il est le fils d'un armateur. Très jeune à l'âge de 14 ans, il s'embarque comme Pilotin sur un bâtiment de commerce dont son père.

Il entre dans la marine d'État en 1793, il participe à de nombreux combats contre les Anglais qui lui valent décorations et promotions.

Pierre Bernard Milius participe à l'expédition scientifique française, voyage d'exploration des mers du Sud au-delà du cap de Bonne-Espérance et jusque dans le Pacifique, parti du Havre le 19 octobre 1800, conduite par Nicolas Baudin en tant que lieutenant de vaisseau à bord du Naturaliste, où il devient l'ami de Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent. De fait, dans son Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique paru en 1804, ce dernier le présente comme un marin confirmé qui joint amabilité et talents.

Capitaine de vaisseau en 1811, en 1814, il est chargé de la rétrocession des Antilles française.

 

Le nouveau commandant et administrateur de Bourbon va réduire le train de vie de l'État. Diminution des personnels civils et militaires, licenciement de l'état-major de la place, renvoi en France d'une partie du bataillon de Bourbon et leur remplacement par une nouvelle compagnie de gendarmerie dont les officiers sont arrivés avec lui sur le Golo.

Le 24 décembre 1818, il décide de créer à Saint-Denis le collège Royal de Bourbon, qu'il placera sous la direction du colonel Josselin Maingard.

Ordonnance du commandant et administrateur Pierre bernard Milius du 24 décembre 1818.

Nous, commandant et administrateur pour le roi, avons ordonné et ordonnons.

Il y aura à Saint-Denis pour la colonie de Bourbon un collége, sous le titre de collège royale de l'île Bourbon.

 

 

Pierre Bernard Milius

Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent

 

 
 

La surveillance du collége est confiée à un directeur nommé par nous. Ces fonctions sont gratuites et compatibles avec toutes autres fonctions quelconques.

- Le personnel du collége est composé comme suit :
- 1 Proviseur, chef de la maison.
- 1 Professeur de mathématiques.
- 1 professeur de réthorique.
- 2 Professeur d'humanités.
- 1 Professeur de dessin, devant enseigner l'architecture civile et militaire.
- 1 Maître de lecture.
- 1 Maître d'écriture.
- 1 Surveillant des élèves.
- 1 Portier.

- M. Maingard est nommé directeur du collége royal de la colonie de l'île Bourbon.

 

En matière d'aménagement, Milius se révèle également un homme d'action. Il sillonne l'île, dresse de nombreux rapports pour les autorités ministérielles et impulse plusieurs projets hors du champ de l'instruction, qu'il contribue à développer. Ainsi, il préconise le développement de la petite culture.

Pour lutter contre l'insécurité, Milius, par ordonnance du 6 mars 1819, organise la police des embarcations, souvent volées par des esclaves en fuite, et surtout la lutte contre le marronnage. L'ordonnance du 12 avril 1819 définit les conditions de déplacement des esclaves, la définition des délits de petit marronnage, absent plus de trois jours et moins d'un mois, et de grand marronnage, absent plus d'un mois, ainsi que les tarifs des primes de capture. Tout esclave retrouvé sur la voie publique sans un billet de passage signé du maître, avec son nom, sa caste, l'objet qu'il porte, sa destination et la date de sa sortie, sera conduit au dépôt des Marrons à Saint-Denis ou à Saint-Paul.

27 novembre 1819, il fait construire une jetée au Barachois de Saint-Denis pour l'embarquement et le débarquement des marchandises. Sur le site :
Procès-verbal de la pose de la première pierre du Barachois à Saint-Denis, le 27 novembre 1819.

 

C'est également sous son gouvernement que sont conduits les travaux du canal sur la Rivière Saint-Étienne qui devait approvisionner Saint-Pierre en eau.

Ordonnance du commandant et administrateur pour le roi, portant qu'il sera ouvert un canal de dérivation de la rivière Saint-Etienne.

Saint-Pierre, le 22 octobre 1819.

Vu la requête qui nous a été présentée par les habitants du quartier Saint-Pierre, tendant à obtenir qu'il soit ouvert un canal de dérivation d'une portion des eaux de la rivière Saint-Etienne pour fertiliser les terres comprises entre cette rivière et la rivière d'Abord, et procurer au quartier Saint-Pierre des fontaines d'excellente eau dont il est dépourvu ;

Considérant qu'un pareil projet a un but éminemment utile, et que d'après la différence de niveau des deux points extrêmes du canal projeté, la possibilité de l'exécution est démontrée ;

Que cependant un travail de cette importance ne peut être arrêté avant que l'on ait fait les opérations géométriques nécessaires pour arriver à l'appréciation des dépenses qui en résulteront.

vons ordonné et ordonnons ce qui suit :

Art. 1. Il sera levé par l'arpenteur du roi, sous la direction de l'ingénieur en chef, un plan exact du terrain traversé par le canal projeté, ainsi que du bras de la rivière Saint-Etienne situé à l'est, depuis le point où il se sépare de l'autre bras jusqu'au point de leur réunion, un peu au-dessus duquel dont commencer le canal.

Art. 2. Ce travail et les mémoires, devis, etc., nous seront remis le plus tôt qu'il sera possible, afin que nous puissions en ordonner l'exécution.

Le commandant et administrateur pour le roi. Signé P. Milius

 

Pierre Bernard Millius organise des nombreuses expéditions afin de ramener des espèces nouvelles de plantes sur l’île. La vanille fut introduite par le commandant Philibert, en 1819 à Bourbon suite à une de ces expéditions.

Parmi les tâches qui attendent Milius, il y a la lutte contre la traite : L'ordonnance du Roi du 8 janvier 1817, concernant l'abolition de la traite des esclaves est promulguée dans l'île le 26 juillet 1817. Les pénalités prévues sont : la confiscation du bateau négrier et de sa cargaison autre que les esclaves, l'interdiction de commandement faite au capitaine s'il est de nationalité française. Les esclaves sont libérés et confiés aux Atelier du Roi. Décisions qui sont applicables depuis moins de quatorze mois à l'arrivée du gouverneur, et que celui-ci va avoir d'autant de mal à imposer qu'elles sont aussi récentes qu'impopulaires.

Milius avec ardeur essaie de stimuler le zèle de ses subordonnés ou d'associer les autorités de Maurice à sa lutte contre la traite, mais c'est seul qu'il se trouve quand il tente d'obtenir l'appui des habitants et de certains magistrats pour confondre les négriers. Il a quand même dans l'année 1819, six confiscations de bateaux négriers prononcées par les magistrats.

Si la vigueur avec laquelle Milius combat la traite contribue pour beaucoup à son impopularité, les initiatives qu'il prend en faveur des, Noirs du Roi, c'est-à-dire des esclaves qui appartiennent à l'État, sont volontiers tournées en ridicule, notamment quand il décide de les faire conduire régulièrement à la messe, ou quand dans un souci d'humanité mais aussi d'efficacité, il veut leur attribuer un nouveau camp. Le gouverneur s'inquiète de la maltraitance des esclaves par les propriétaires, il adresse une lettre au ministre de la Marine et des Colonies. le 6 mars 1819 :

" ... s'il fallait en croire les diverses autorités de la colonie, il n'existerait point où les esclaves fussent généralement traités avec plus de douceur, d'humanité et de philanthropie que dans la nôtre. Mais lorsque je considère que tous ceux à qui je m'adresse ... sont eux-mêmes propriétaires, j'ai bien des raisons pour considérer leur témoignage comme suspect ... Il n'est pas rare de voir expirer des esclaves sous le fouet, mais il est presque impossible de le constater tant les chefs d'habitation prennent de mesures pour le cacher. Ils disent avec une fastueuse assurance que leurs esclaves leur appartiennent sans restriction une fois qu'ils les ont payés et qu'ils sont maîtres d'en disposer selon leur volonté ".

Milius fixe les heures ouvrables de l'administration : 

Règlement du commandant et administrateur pour le roi, qui fixe les heures de bureau pour les administrations de l'île Bourbon. Saint-Denis, le 13 Mai 1819. Nous Pierre-Bernard MILIUS, capitaine de vaisseau, etc.,

Ordonnons :

Art. 1er. A compter du 15 Mai, tous les bureaux des administrations seront ouverts de huit heures du matin à quatre heures de l'après-midi, et les employés tenus de s'y trouver pendant ces heures.

2. Un commis de marine attaché au magasin général et un employé des douanes seront désignés pour se rendre à leur service respectif au lever du soleil; le premier sera présent à l'ouverture du magasin et y surveillera les distributions jusqu'à huit heures; le deuxième délivrera les permis d'embarquement et de débarquement, conformément aux règles établies.

3. Les deux employés ci-dessus et le commis préposé aux appels pourront quitter leur bureau à trois heures de l'après-midi.

4. Afin que les chefs de service puissent suivre avec plus de précision la reddition et la confection des comptes, les bureaux ne seront ouverts au public que de onze à deux heures, à moins de circonstances extraordinaires; le reste du temps sera employé exclusivement à la mise en règle des écritures.

5. Toutefois cette disposition n'est pas applicable aux personnes qui sont au service, et dont les communications avec les bureaux des administrations ne pourraient être entravées sans nuire à la marche des affaires publiques.

6. A la fin de chaque mois, les chefs de service feront un rapport au commissaire de marine chargé des détails du service administratif, sur l'assiduité, le zèle et la capacité qu'auront montrés les employés; ces rapports seront transmis, avec les observations du commissaire de la marine, à M. le commandant et administrateur pour le roi, et serviront à régler le droit de chacun à l'avancement et aux grâces du gouvernement.

7. Le commissaire de marine, le contrôleur et les directeurs des administrations financières sont chargés, chacun en ce qui le concerne de veiller à l'exécution du présent règlement, qui sera enregistré au contrôle de la marine.

Donné en l'hôtel du gouvernement, à Saint-Denis, île de Bourbon, le 13 Mai 1819. Le commandant et administrateur pour le roi, P. MILIUS

 

1820, Bourbon est endeuillée par une épidémie de choléra venue de l’Inde. Le gouverneur Pierre Bernard Milius et les pouvoirs publics réagissent immédiatement et avec vigueur afin que la maladie ne pénètre pas dans l’île. Or des négriers indélicats apportent le choléra dans la capitale. Heureusement l’épidémie sera circonscrite à Saint-Denis.

Entre le 1er et le 16 janvier 1820 , seize esclaves meurent dans le quartier de Saint-Denis. On dénombre encore six morts le 31 janvier. De ce fait Milius prend, le 1er février 1820 , un arrêté qui établit un cordon de troupes autour de Saint-Denis afin de " refermer le mal dans le lieu même où il a pris naissance ". Peu à peu tout rentre dans l’ordre ; le 23 février la pêche en rade de Saint-Denis est à nouveau autorisée. D’après les chiffres officiels deux cent soixante-dix-huit personnes ont contracté le choléra et deux cent trois en sont mortes.

Milius déploie une énergie considérable pour mettre au point un projet de recrutement des travailleurs à Madagascar, l'immigration des Noirs libres pourrait remplacer la traite. Soutenu par une poignée de sucriers mais désavoué par la majorité des planteurs qui préfèrent la solution d'un esclavage qu'ils imaginent durable, Milius doit renoncer à son dessein.

 

6 août 1820, il crée la Société philotechnique de Bourbon afin d'entretenir le goût des arts, des lettres et des sciences dans la colonie.

Ordonnance du commandant et adminsitrateur pour le Roi, portant création de la Société Philotechnique.

Le commandant et administrateur pour le Roi, de la colonie de l'île Bourbon, après avoir délibéré en conseil de gouvernement et d'administration, attendu que l'établissement à l'île Bourbon d'une société composée des habitants les plus estimés dans l'agriculture, les sciences et les arts, ne peut qu'être favorable à la prospérité de la colonie, en ce que cette société aurait pour but de constater et de publier les observations et les découvertes recueillies dans l'île, d'y faciliter l'introduction des plantes et des machines utiles, de rechercher et d'appliquer, selon les localités, les méthodes les plus propres à améliorer les terres et à perfectionner la culture, ainsi que les meilleurs procédés pour la manipulation et la préparation des produits ; de faire naître le goût de l'étude et du travail parmi la jeunesse, et l'émulation dans toutes les classes de la population, en accueillant les mémoires ou les projets qui concernent les arts, et en proposant des récompenses et des distinctions honorables pour le prix des essais heureux et les travaux utiles ;

Vu la lettre de S. Exc. le ministre secrétaire d'état de la marine et des colonies, en date du 14 avril 1820 ;

A ordonné et ordonne, pour être exécuté provisoirement, sauf l'approbation de S. M., ce qui suit :

Il sera créé à l'île Bourbon une société libre, sous la dénomination de Société Philotechnique.

Les travaux de la société auront pour objet de répandre dans la colonie le goût des arts et des sciences, d'y propager les connaissances utiles, et d'y introduire les machines propres à améliorer l'agriculture, etc.

Donné en l'hôtel du gouvernement à Sainte-Suzanne, île Bourbon, le 6 août 1820.

Le commandant et administrateur pour le roi. Signé Baron Milius.

 

Actif certes mais à poigne, le gouverneur Milius connaîtra de nombreux problèmes avec une partie de la population de Bourbon. Écœuré par le peu de reconnaissance des habitants de Bourbon, il demandera son rappel.

Il quitte l'île en février 1821.

Le nouveau gouverneur Louis Henri Desaulses de Freycinet arrive à Bourbon le 15 février 1821.

Milius se retrouve administrateur de la Guyane de 1823 à 1825.

Pierre Bernard Milius est nommé, le 18 novembre 1827 contre-amiral, il meurt brusquement à Bourbonne-les-Bains le 11 août 1829.

 

 

 
 
   
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Jean-Baptisite de Villers Michel François des Bordes de Charanville
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Hélie Dioré de Périgny Pierre Benoît Dumas
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Joseph Brénier Bouvet de Lozier
François Jacques Bertin Martin Adrien Bellier
Guillaume Léonard de Bellecombe Jean Guillaume de Steinauer
François de Souillac Joseph Murinay Comte de Saint-Maurice
Alexandre François Chalvet Baron de Souville Claude Élie Dioré de Périgny
David Charpentier de Cossigny Dominique Prosper de Chermont
Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis Pierre Alexandre Roubaud
Philippe Antoine Jacob de Cordemoy François Louis Magallon Comte de La Morlière
Nicolas Ernault de Rignac Baron des Bruslys Chrysostome Bruneteau de Sainte-Suzanne
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