La
corvette l'Otter, capitaine Willoughby, fut chargée d'amariner la barque
où j'étais passager. J'étais muni d'un passe-port de marchand ; je passai
à bord du capteur, soutenu par deux noirs, et feignant d'être fort incommodé
du mal de mer.
M. Willoughby me reçut avec
politesse et parut touché de mon état ; il me conduisit lui-même dans
la cabine, et me fit servir tout ce qui est connu pour soulager le mal
dont je semblais fort affecté.
Quand je crus pouvoir montrer
un peu de fermeté, je dis que je me trouvais mieux sur un grand navire,
bercé mollement, que secoué avec violence, comme je l'avais été à bord
d'une petite barque. Ce brave capitaine m'entretint familièrement ; il
descendit jusqu'à déplorer avec moi les malheurs de la guerre ... J'en
vins enfin à lui demander si sa capture n'allait pas être plus à charge
que profitable à la croisière. " Non, me dit-il ; quant à celles de nos
prises qui portent des marchandises, elle seront bien vendues au cap de
Bonne-Espérance ; mais je ne sais trop ce que nous allons faire de vos
nègres.... - Me les vendre, repris-je avec vivacité ! je vous donne 10
000 piastres de la barque et des cinquante-sept noirs qu'elle porte...."
Après un moment de réflexion : " Je ne dis pas non pour mon compte, et
je vais faire part de votre proposition au commodore Corbett. "
De là, communication et réunion
des capitaines à bord du commodore Corbett."
Au bout de deux heures, M.
Willoughby vint m'annoncer que le capitaine Corbett acceptait l'offre
que je faisais, et m'invitait à dîner pour le lendemain, afin de régler
ensemble les conditions de notre traité.
Le lendemain, au point du
jour, le canot de la Néréide vint me chercher mes dépêches pour Saint-Denis,
et la division se réunit sur ce point.
Je délivrai à l'officier
parlementaire un bon de dix mille piastres, payable au porteur. Il partit
pour le port ; ensuite je me rendis, avec Willoughby, à bord du commodore.
M. Corbett était occupé de
sa manœuvre, et parut peu faire attention à nous. C'était un homme de
haute taille, maigre et pâle de figure, ayant l'air sombre et irascible.
A l'heure du dîner, nous
descendîmes dans la cabine ; alors seulement M. Corbett me présenta la
main. Nous liâmes une courte conversation qui parut lui être pénible,
étant affecté d'un bégaiement des plus laborieux.
Il fut convenu entre nous
que, mes piastres reçues et comptées, le navire négrier, son équipage
et quelques passagers seraient remis à ma disposition. Je voulais obtenir
la liberté des autres capitaines et équipages du convoi, cela me fut refusé.
Après dîner, le commodore
nous fit promener dans la batterie : je parus frappé d'admiration ; et,
dans le fait, la frégate était un modèle de bonne tenue.
Cependant le parlementaire
remplit sa mission ; mes dix mille piastres furent vérifiées et comptées
; je fis mes adieux et remerciements, et je repassai sur ma barque.
Nous courûmes à terre, et
la division anglaise reprit le large.
En approchant du Cap Bernard,
la brise nous manqua ; les voiles battaient les mâts, et nous restâmes
en place.
J'observais avec attention
la Néréide ; elle n'était encore qu'à une lieue de nous, et se trouvait
dans la bande favorisée par la brise ; tout à coup, je la vis arriver
sur nous en gréant ses bonnettes. J'étais de nouveau menacé d'être pris.
Parmi les prisonniers dont je n'avais pu obtenir la liberté, quelqu'un,
sans doute, avait été indiscret ; j'étais connu et, certainement, l'objet
que la Néréide s'efforçait d'atteindre. Sans perdre un instant, je me
jetai dans la pirogue de ma barque, avec quatre de mes compagnons, au
nombre desquels était M. Barrois, premier aide de camp du capitaine général,
et gagnai le rivage à force de rames, laissant ainsi ma fortune pécuniaire
à la discrétion de M. Corbett : mais, aussitôt que j'eus touché la terre,
la frégate amena ses bonnettes et retint le vent.
Mon navire gagna le port
Saint-Denis le lendemain ; je le livrai, avec son chargement, pour le
même prix qu'il m'avait coûté."
12 septembre 1810,
Bouvet promu capitaine de vaisseau croise dans les parages de La Réunion
sur l'Iphigénie qui vient de lui être remise. L'Iphigénie est une ancienne
frégate anglaise prise au cours d'un récent combat. L'Iphigénie est accompagnée
d'une frégate, l'Astrée. Elle arrive de métropole et son équipage brûle
du désir de se mesurer aux Anglais. Voici le récit que Bouvet a laissé
dans ses mémoires :
" J'aperçus le 12 au
matin une frégate au vent à nous, courant sur la rade de Saint-Denis ;
présumant que c'était la Boadicea, je serrai le plus près pour remonter
vers elle...
... nous étions remontés
à la hauteur de Saint-Denis peu après midi et nous allions attaquer la
frégate qui s'y tenait en panne, communiquant avec la terre, quand nous
vîmes sortir de la baie de Saint-Paul trois navires, dont deux à trois
mâts : c'étaient une frégate, une corvette à gaillards de vingt-huit canons,
que je reconnus pour être l'Otter et le brick le Staunch, de seize.
Je résolus alors de tenir
la bordée de N.O., pour attirer ces forces au large et tâcher de les disperser
et les prendre en détail. Je fis marcher l'Astrée dans mes eaux ; il ventait
bon frais de vent de S.E., la mer était belle, le temps couvert ; je calculai
que la frégate qui était sortie de Saint-Denis allait nous tenir en observation
en attendant ses compagnons ; qu'elle essaierait de nous harceler, afin
de ralentir notre marche, et par ce moyen hâter la Réunion de toutes ses
forces contre nous.
Cette tactique toute simple
était précisément ce que je désirais. A tout événement, il me convenait
d'attirer l'ennemi au large.
Au coucher du soleil, je
prévins l'Astrée de ces dispositions, en lui recommandant de se tenir
à portée de voix, par ma hanche de dessous le vent : je fis arborer nos
couleurs appuyées d'un coup de canon et de trois cris de vive l'empereur
!
... La frégate sortie de
Saint-Denis ne tarda pas à nous joindre à portée de canon ; rendue à cette
distance, elle cargua sa grande voile et fut obligée de masquer son perroquet
de fougue, pour balancer sa vitesse sur la nôtre ; l'Astrée aussi, marchant
mieux que l'Iphigénie, nous donna sa grande voile, mais sans être obligée
de manœuvrer son perroquet de fougue.
A la nuit, notre marche se trouva ainsi établie
:
1° L'Iphigénie, toutes voiles dehors au plus près, tribord au vent.
2° L'Astrée, même voilure, moins la grande voile, un peu sous le vent
des eaux de l'Iphigénie, à portée de voix.
3° La frégate anglaise sortie de Saint-Denis, un peu sous le vent des
eaux de l'Iphigénie, à grande portée de canon.
4° Les trois navires sortis de Saint-Paul, à deux lieues dans nos eaux.
La nuit nous déroba bientôt
à la vue de ces derniers mais notre position leur était signalée de temps
en temps par la frégate qui nous observait. Nous courûmes ainsi jusqu'à
minuit sans rien changer à notre allure.
13 septembre 1810.
Quand la lune, à son dernier
quartier, vint jeter un peu de lumière sur notre horizon, j'aperçus dans
nos eaux une voile, qu'à sa masse je jugeai être l'autre frégate anglaise.
J'avais compté sur moins
de prudence et de circonspection de la part d'un ennemi ordinairement
audacieux ; je m'étais flatté que la frégate qui nous suivait de près,
remarquant la supériorité de marche de l'Astrée sur l'Iphigénie, aurait
cherché à ralentir cette marche par quelques coups de canon tirés dans
ses agrès. Dans ce cas, je lui réservais une leçon sévère ; mais, pour
lui, le moment n'était pas encore venu de se l'attirer, tandis que, pour
moi, le temps pressait.
Pendant un grain assez lourd,
j'ordonnai à l'Astrée de changer de poste avec l'Iphigénie, c'est-à-dire
de lui passer de l'avant et de s'y tenir à portée de voix. Ce mouvement
allait me donner l'air de craindre pour l'Astrée, de préparer sa fuite,
et de dévouer l'Iphigénie seule au sacrifice ; mais nous naviguâmes jusqu'à
trois heures du matin dans cet ordre, sans que l'ennemi fît aucune démonstration
d'attaque.
A cette heure, nous reçûmes
un autre grain pour lequel nous carguâmes nos perroquets; ce grain nous
déroba momentanément à la vue de l'ennemi. Je rappelai l'Astrée à reprendre
son premier poste.
Comme elle y arrivait, le
temps s'éclaircit et elle se trouva à demi-portée de canon par le travers
de l'ennemi, qui engagea le combat aussitôt ; elle était sous les huniers
et la misaine, l'Iphigénie sous les quatre voiles majeures.
Au bout d'un demi-quart d'heure,
l'Astrée eut son petit hunier déchiré en deux, de la ralingue de fond
au faix ; cette frégate borda aussitôt ses perroquets, et força de voile
pour venir se réparer à l'abri de l'Iphigénie ; alors la frégate ennemie
força de voile aussi, en portant sur ma hanche du vent. J'allais pouvoir
enfin rendre l'action décisive; il me fallait frapper vite et fort ; il
était trois heures et demie, et l'autre frégate anglaise était à moins
d'une lieue en arrière.
Je fis pointer tous mes canons
en belle et à l'horizon, carguer la grande voile et ranger à brasser carré
derrière.
Quand l'ennemi fut parvenu
à distance de froisser le couronnement de l'Iphigénie avec sa civadière,
il lança rapidement au vent et nous envoya sa bordée en hanche.
J'avais dans le même moment
jeté la barre du gouvernail sous le vent et brassé carré derrière, de
sorte qu'à l'éclaircie qui succéda à ce premier feu de l'ennemi, nos deux
frégates ne semblèrent plus former qu'un seul corps. Alors commença le
plus terrible châtiment que la vanité anglaise ait jamais essuyé.
Surprise ainsi vergue à vergue
sous le feu direct et roulant des vieux canonnier de la Minerve et de
la Bellone, qui armaient ma batterie, cette frégate ayant à ramener en
belle ses canons qu'elle avait déchargés obliquement, ne put jamais y
réussir complètement; je n'eus qu'à me maintenir dans ma position pour
conserver un avantage immense sur mon adversaire.
La mer était belle, et nous
combattions à longueur de refouloir. Le capitaine d'artillerie Mourgues
avait organisé notre feu de manière à produire l'effet d'une volée continue.
L'ennemi ripostait à peine, et par saccades, aux coups réguliers que nous
lui portions incessamment.
Ses pertes étaient encore,
à proportion, beaucoup plus fortes que les nôtres, ayant presque deux
fois plus de combattants que nous. Sa mousqueterie, d'abord extraordinairement
vive, fut réduite au silence en moins d'une demi-heure.
Dans cette extrémité, l'ennemi
voulut nous aborder; en deux coups rapides du gouvernail, je fis manquer
cette tentative qui pouvait faire changer la face de l'affaire à mon désavantage,
en m'arrêtant devant les forces qui s'avançaient. N'ayant pourtant que
cette ressource pour faire diversion à sa détresse, il réitéra plusieurs
fois la même entreprise, sans autre succès que de fournir à l'Astrée l'occasion
de lui tirer quelques coups sur son avant, et de nous faire tomber ensemble
sous le vent de cette dernière, qui, pour lors, réparée de son avarie,
ouvrit sur nous un feu d'autant plus animé que l'ennemi ne lui riposta
pas. Il venait d'amener. Il était quatre heure et demie.
Poussée par un zèle inconsidéré,
et jalouse de se montrer fidèle aux préceptes de la Tactique, cette frégate
foudroya nos gréements et nos mâts majeurs qui jusque-là avaient peu souffert,
et faillit dans un instant nous compromettre tous : elle se jeta en travers
sur le lof de tribord de la frégate anglaise, la poussa sur l'Iphigénie,
et produisit ainsi un abordage général qui nous eût été funeste, si l'autre
frégate anglaise en eût eu connaissance ; mais heureusement la mer était
belle, et la brise calmée par l'effet de la détonation des canons. Nous
eûmes le temps de nous dégager de notre triple abordage avant qu'il fit
jour.
La frégate que nous venions
de réduire était l'Africaine, capitaine Corbett.
M. le colonel Barry, secrétaire
général du gouvernement anglais à Bourbon, me fit la remise de ce vaisseau
de sa Majesté britannique, étant le seul officier qui fût échappé au carnage
: tous ceux de la marine, le capitaine en tête, et nombre d'officiers
de l'armée, venus volontairement pour assister à un combat naval, avaient
succombé dans l'action.
Après la prise de l'Africaine,
M. Mourgues fut le premier officier envoyé à bord de la frégate anglaise.
Il en revint très ému. "Les hommes, dit-il, ont été pilés comme dans un
mortier". Le commodore Corbett était mort horriblement mutilé. Son poignard
fut remis au commandant Bouvet qui le conserva jusqu'à sa mort. Sur les
100 grenadiers embarqués, 98 étaient hors de combat. De l'équipage, il
ne restait que 69 hommes valides qui se constituèrent prisonniers. Tous
les officiers, sauf un, le colonel Barry, avaient été touchés.
Au point du jour, la mâture
de l'Africaine tomba le long se son bord en paquet ; les deux frégates
de l'empire étaient en ligne, un peu sur son avant tribord armure ; la
Boadicea, commodore Rowley, était au vent à grande portée de canon.
Après un court examen du
champ de bataille, cette frégate vira de bord et prit chasse au S.O. ;
je la fis chasser immédiatement par l'Astrée, et me traînait moi-même
à sa suite pour prendre acte de notre victoire ; mais au bout d'une heure,
je levai cette chasse inutile, et je revins sur l'Africaine pour en extraire
les prisonniers et le plus qu'i serait possible de munitions de guerre,
surtout des boulets.
Je chargeais l'Astrée d'amariner
cette frégate de lui fournir un équipage suffisant pour armer sa batterie
et de la prendre en remorque. Cette corvée lui allait d'autant mieux que,
n'ayant perdu qu'un seul homme dans son court engagement avec l'Africaine,et
n'ayant souffert d'autre avarie dans sa voilure que celle qu'elle avait
réparée pendant la nuit, elle jouissait de la plénitude de ses forces
; tandis qu'à bord de l'Iphigénie notre gréement et notre mâture avaient
été presque aussi maltraités par le feu de l'astrée qu'à bord de notre
prise. Le moindre vent, la moindre agitation de la mer eût déterminé la
chute de nos mâts. J'avais donc à profiter du beau temps qui régnait pour
assujettir promptement et consolider ces puissances.
Ils nous restait 217 hommes
de 258 dont se composait mon équipage avant l'action. C'était bien juste
ce qui m'était nécessaire pour faire marcher l'ouvrage avec la célérité
que la circonstance exigeait.
A trois heures de l'après-midi,
la division Rowley reparut, venant sur nous vent arrière, avec la renaissance
de la brise du S.E.
L'Astrée manoeuvrait encore
auprès de l'Africaine sans l'avoir prise en remorque. L'Iphigénie était
tombée sous le vent à deux portées de canon. Il s'en fallait de beaucoup
qu'elle fût en mesure de faire de la voile. Je jugeai qu'il était trop
tard pour essayer de protéger notre prise contre les efforts réunis de
la Boadicea, frégate du premier rang, l'Otter, corvette à gaillards, montant
20 caronades de 32 en vatterie, et le Staunch, brick de 16 canons. Je
fis signe à l'Astrée de rembarquer les équipages en corvée à bord de notre
prise et de me rallier. "
La marine anglaise récupère
l'Africaine, et le corps sans vie du commodore Robert Corbett. La dépouille
est débarquée à Sainte-Rose, Corbett est enterré dans un mausolée prés
de la marine de Sainte-Rose.
En 1815,
après 28 ans de service, il tourne la page et demande sa retraite. Il
a alors 40 ans. Il l'obtint en 1822, après l'avoir sollicité plusieurs
fois avec le titre de contre-amiral honoraire. Dans une de ses demandes,
il résumait ainsi ses états de services :
" Trente-six ans de
services, dont vingt-deux en temps de guerre, en grande partie sous voiles
et dans les climats qui usent le plus la vie, 25 campagnes, dont 12 sous
mon commandement, 12 combats à la mer, dont 7 sous mon commandement, 2
blessures graves ".
1821,
il reçoit la croix de Saint-Louis, héritage paternel.
En 1830,
il devient député libéral de l'île et Vilaine puis membre du conseil général
en 1835.
En 1831,
Il est nominé grand-croix de la Légion d'honneur par l'Empereur lui-même,
en reconnaissance de ses éminents services.
En 1832,
les habitants de la Réunion lui confièrent le mandat de les représenter
au Conseil des colonies.
1833,
il épouse en secondes noces, Thérèse Pierrette, la
gouvernante de ses enfants, avec qui il a un fils : Ernest Zénon
Léonard. Sa première femme est décèdée
le 3 juillet 1830.
En 1840,
au moment où la guerre était imminente, il publia sous le titre : Précis
des campagnes du capitaine de vaisseau Pierre Bouvet, l'histoire de ses
combats.
En 1853,
il est nommé contre-amiral, c’est-à-dire officier général de la marine,
réintégré par décret dans le cadre des contre-amiraux
titulaires, faisant partie de la réserve de l'armée navale. Son nom a
été donné successivement à deux avisos de la marine militaire.
Il meurt à Saint-Servan,
le 16 juillet 1860.
NOMS DES BÂTIMENTS SUR
LESQUELS PIERRE BOUVET A SERVI.
Du 13 décembre 1786 au 28
mai 1789. Le Nécessaire. Flûte du
roi, commandée par son père. Campagne aux Indes orientales.
Du 18 mars au 6 juin 1791.
Le Goëlan. Corvette commandée par
M. de Kerangalet.
Du 7 juin 1791 au 18 juin
1792. Le Tourville. Vaisseau commandé
par M. de Saint-Félix.
Du 8 août 1792 au 2 avril
1793. L'Aréthuse. Frégate commandée
par son père. Campagne dans la méditerranée. Escadre aux ordres de l'Amiral
Truget.
Du 3 avril au 12 octobre
1793. Le Patriote, le Commerce de Marseille,
le Languedoc. Commandé par son père. Campagne dans la méditerranée
et retour à Brest.
Du 13 octobre 1793 au 3 mars
1795. Détenu au château de Brest, transféré au Luxembourg, à Paris, pour
l'affaire dite de Toulon, dont l'examen après thermidor eut pour résultant
que les officiers impliqués dans cette affaire rentreraient dans leurs
droits, et que le temps de leur détention leur serait compté comme service
en mer. ( Arrêté du 1er ventôse an III. ).
Du 5 juin au 22 septembre
1795. La Rassurante ( auparavant
la Carmagnole ). Frégate commandée par M. de la Morandais. Croisière dans
la Manche.
Du 9 novembre au 13 décembre
1795. La Foudroyante. Corvette commandée
par M. de Guéroult, au Havre.
Du 14 décembre 1795 au 30
juillet 1796. La Bravoure. Frégate
commandée par M. Jouet de la Tuilerie.
Du 21 novembre 1798 au 12
décembre 1799. Employé à Saint-Malo aux signaux de la côte.
Du 20 décembre 1789 au 9
février 1800. Prisonnier de guerre à bord du ponton le Samson, en rade
de Plymouth.
Du 10 février 1800 au 14
mars 1801. Inspection des signaux et établissements maritimes à Saint-Malo.
Du 14 avril au 19 novembre
1801. La Consolante. Frégate commandée
par M. Maistral.
Du 20 novembre 1801 au 22
février 1802. Appelé au port de Lorient.
Du 23 février au 28 février
1802.. La Romaine. Frégate commandée
par M. Lacaille.
Du 1 mars au 20 août 1802.
Le Redoutable. Vaisseau commandé
par M. Lebozec, contre-amiral Bouvet. Campagne aux Antilles.
Du 17 février 1803 au 20
décembre 1805. L'Atalante. Frégate,
capitaine Gaudin-Beauchêne, division de l'amiral de Linois. Cinq croisières
aux Indes, naufrage.
Du 21 décembre 1805 au 1
er février 1806. Le Charles. Brick
américain, passager, pris par la frégate anglaise le Pitt.
Du 2 février 1806 au 29 novembre
1807. Prisonnier de guerre sur parole.
Du 30 novembre 1807 au 8
avril 1808. L'Entreprenant. Commandé
par lui-même.
Du 4 octobre 1808 au 30 janvier
1809. L'Entreprenant. Brick gourable
commandé par lui-même.
Du 1 er février au 25 août
1810. La Minerve. Frégate commandée
par lui-même, faisant partie de la division Duperré.
Du 28 août au 1 er novembre
1810. L'Iphigénie. Frégate commandée
par lui-même.
Du 1 er février au 25 août
1810. La Minerve. Frégate commandée
par lui-même, faisant partie de la division Duperré.
Du 28 août au 1 er novembre
1810. L'Iphigénie. Frégate commandée
par lui-même.
Du 4 décembre 1810 au 10
avril 1811. L'Adèle. Parlementaire.
Du 12 août au 31 décembre
1811. Aide de camp du ministre de la marine.
Du 1 er janvier au 8 octobre
1812. La Clorinde. Frégate commandée
par lui-même. Rade de Brest, escadre de l'amiral Lallemand.
Du 9 novembre 1812 au 28
septembre 1813. L'Aréthuse. Frégate
commandée par lui-même.
Du 21 juin 1814 au 20 août
1815. La Flore. Frégate commandée
par lui-même ; deux voyages à Anvers.
Du 21 août 1815 au 10 mars
1817. Non activité.
En 1818, fait partie d'une
commission au port de Saint-Servan.
En 1822, obtient sa retraite
sur ses demandes réitérées.
|