| Auteur : Auguste LACAUSSADE | ||
|
|
||
| Poèmes et Paysage. | ||
|
Un soir |
|
|
| Un
soir, je lui disais, assis à ses cotés, |
||
| Et
sur ses beaux yeux noirs mes deux yeux arrêtés : |
||
| « Être
charmant et doux, calme enfant de la terre, |
||
| Vous
avez les fraîcheurs de la fleur solitaire |
||
| Qui
croît au bord de l’onde ou dans l’herbe des champs ; |
||
| Votre
cœur est plus pur, vos yeux sont plus brillants |
||
| Que
la perle tremblante aux cils blonds de l’aurore ; |
||
| La
candeur, cette paix d’une âme qui s’ignore, |
||
| Vous
protège et vous fait belle comme le jour. |
||
| Vous
répandez partout la lumière et l’amour. |
||
| L’air
que vous respirez vous aime et vous caresse. |
||
| La
grâce autour de vous, dans sa molle paresse, |
||
| Flotte
ainsi qu’un parfum flotte autour de la fleur ; |
||
| Et
l’aube au teint vermeil vous prendrait pour sa sœur. |
||
| Quand
vous me regardez, j’hésite, et sur mon âme |
||
| Comme
un vent d’été passe une haleine de flamme ; |
||
| Et
je sens dans mon cœur, je sens qu’il serait doux |
||
| De
vivre et de mourir, jeune ange, à vos genoux ! » |
||
|
Auguste LACAUSSADE. |
||
|
|
||