Raymond Vergès, médecin, homme politique de La Réunion, Maire, Député, né le 15 août 1882 à Saint-Denis La Réunion.

Raymond Vergès.

- Nom : Raymond Vergés.
- Naissance : 15 août 1882 à Saint-Denis La Réunion.
- Décès : 2 juillet 1957 à Saint-André, La Réunion.
- Fonction(s) :
- Dessinateur.
- Infirmier militaire.
- Médecin auxiliaire militaire.
- Médecin à Rochefort-sur-Loire.
- Professeur à l’Institut technique franco-chinois d’industrie et de commerce à Shanghai.
- Médecin-chef de l’hôpital de Savannakhet au Laos.
- Consul de France et médecin à Savannakhet et à Oubône, Siam.
- Médecin-chef de la province de Quang-Tri, royaume d’Annam.
- Médecin de la station thermale d’Hell-Bourg La Réunion.
- Directeur du service de la Santé de La Réunion.
- Maire de la commune de Salazie, La Réunion.
- Fondateur du journal : Témoignages.
- Maire de Saint-Denis La Réunion.
- Député de La Réunion.
- Maire de la commune de Saint-André, La Réunion.
- Conseiller général.


Raymond Vergés, né à Saint-Denis La Réunion le 15 août 1882. Son grand père Adolphe François Joseph Vergès est originaire de Morlaix, dans le Finistère, militaire il arrive à La Réunion comme lieutenant et devient capitaine d'infanterie de Marine. Il se marie en 1855 avec Marie Florentine Hermelinde Millon-Desmarquets.

Raymond Vergès est le fils de Charles Raymond Aristide Vergès propriétaire d’une officine de pharmacie.

Raymond Vergès

Après l’installation de ses parents à Madagascar, il est élevé par ses grands-parents à La Réunion.

Il débute sa scolarité au petit lycée de Saint-Denis et en 1895, entre au lycée Leconte de Lisle en qualité d’interne et de boursier de la colonie, Raymond Vergès se révèle tout au long de son parcours scolaire comme étant l’élève le plus brillant de sa génération.

1901, Il obtient son baccalauréat.

Désireux de se rendre en France pour des études supérieures, Raymond Vergès n’a pas trop de mal à obtenir de la colonie qu’elle lui accorde une bourse. Il se rend à Paris et entre au Lycée de Saint-Louis. Après 5 années d’études, il est titulaire d’une licence en sciences ainsi que de divers certificats.

En 1906, il s’oriente vers l’Ecole nationale supérieure d’agronomie tropicale ENSAT où il prépare avec succès le diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale.

Raymond Vergès député de La Réunion

1908, Raymond Vergès se marie avec Jeanne-Marie Daniel, Ils ont deux enfants : Jean, né en 1903 et Simone, née en 1916.

En 1908 à la recherche d’un premier emploi, il se voit proposer un contrat de trois ans par la Société de construction et d’exploitation des chemins de fer en Chine. Recruté comme dessinateur, Raymond Vergès, dont le séjour en Chine dure presque cinq ans, consacre plus de la moitié de ce séjour à la formation d’ingénieurs locaux.

1912, Raymond Vergès est de retour en France, il s’inscrit à la Faculté de médecine de Paris.

1914, il interrompt ses études car il est mobilisé dans le 94ème régiment d’infanterie en qualité d’infirmier militaire, puis en 1915 de médecin auxiliaire. Blessé à plusieurs reprises, notamment lors de la sanglante bataille de Verdun, il doit se replier sur Paris ou Rennes pour se faire soigner. Il est jugé inapte à regagner le front.

Après l’armistice, il poursuit ses études de médecine à Rennes elles s’achèvent le 23 août 1919, par le soutient de sa thèse.

Il ouvre son premier cabinet de médecin à Rochefort-sur-Loire dans le Maine-et-Loire.

1920, Raymond Vergès est de retour en Chine, où un poste de professeur à l’Institut technique franco-chinois d’industrie et de commerce lui est proposé à Shanghai. Après un peu plus d’un an passé à Shanghai, il se rend en 1922 au Laos où il occupe le poste de médecin-chef de l’hôpital de Savannakhet.

1923, après le décès de Jeanne-Marie son épouse, il se remarie avec une institutrice née Khang Pham-Thi avec laquelle il a deux fils : Jacques Vergès et Paul Vergès né le 5 mars 1925, ils sont jumeaux, lieu de naissance Oubone en Thaïlande.

1925 à 1928, il exerce les fonctions de Consul de France et de médecin à Savannakhet et à Oubône, ville du Siam.

De mars à novembre 1928, Raymond Vergès profite de son congé administratif de six mois pour retourner à La Réunion. A son retour en Indochine, il se heurte à l’hostilité de son remplaçant, Jules Rougni. Il est alors muté en 1929 au royaume d’Annam comme médecin-chef de la province de Quang-Tri. Atteint par le paludisme, le gouvernement général d’Indochine accepte son retour à Paris en novembre 1930. Il ne demeure que quelques mois dans la capitale.

En 1931, Il obtient une nouvelle mutation comme médecin de la station thermale d’Hell-Bourg à La Réunion. En 1934, il est officiellement nommé directeur du service de la Santé de la Colonie. Il s'engage dans la défense des pauvres, ce qu'il l'amène à se syndicaliser à la C.G.T., il participate aux activités de la Ligue des Droits de l’Homme, de la loge maçonnique, L’amitié. Il rejoint le Comité d’Action Républicaine Démocratique et Sociale CARDS présidé par Léonus Bénard. Son engagement le positionne à la gauche de ce rassemblement.

Mai 1935, lors des élections municipales, il est élu maire de la commune de Salazie. Il appuie la politique du Front populaire dans la colonie et adhère au Parti Réunionnais d’Action Démocratique et Sociale, PRADS.

1937, Raymond Vergès crée, le Comité de rassemblement populaire de La Réunion. Personnalité de l’élite dirigeante de la colonie, son opposition au gouverneur Léon Hippolyte Claudius Truitard est de plus en plus marquée.

1938, il est un des membres fondateurs de l’Union des syndicats de fonctionnaires liée à la CGT. Il contribue à la formation d’un front départementaliste favorable à la modification du statut colonial.

Pendant le régime de Vichy, 1940-1942, le gouverneur Pierre Aubert impose à La Réunion la fidélité au Maréchal Pétain. Raymond Vergès demeure directeur du service de Santé et conserve son mandat de premier magistrat de Salazie. Son appartenance à la loge l'Amitié du Grand Orient de France est pourtant connue de tous quand la loi contre les sociétés secrètes est étendue à La Réunion en août 1940, néanmoins Raymond Vergès conserve toutes ses importantes fonctions administratives, tandis que de modestes instituteurs sont radiés. Alors que tous les Maires sont démis de leurs mandats et remplacés, Raymond Vergès maire de Salazie s'est fait mettre en congé dès 1940, est rétabli dans ses fonctions en février 1941. Il a très clairement l'appui du gouverneur Aubert qui juge qu'il a adopté, l'attitude d'un très net loyalisme.

28 novembre 1942, le débarquement des troupes gaullistes à La Réunion, impose un nouveau chef pour la colonie, en la personne d’André Capagorry. Les relations de Raymond Vergès avec le nouveau gouverneur sont excellentes, il adhère à l’Association bourbonnaise de la France combattante et affirme son attachement à la personnalité du général de Gaulle, Raymond Vergès s’impose comme un leader politique dans l’île.

5 mai 1944, Raymond Vergès avec Orré et Bourdageot fonde, le journal Témoignages, " Organe de défense pour les sans défense ". Témoignages se donne comme objectif d’assurer la défense des sans défense et de changer la vie à La Réunion. Les premières lignes du numéro 1 de Témoignages sont éclairantes sur le soutient qu'apporte Vergès, Orré et Bourdaheot au général de Gaulle :

" Nous tenons à déclarer d’abord que nous sommes avec le général de Gaulle et le Comité Français de Libération Nationale et que, selon le mot d’ordre de Charles Laurent, nous l’appuierons en toutes circonstances, sacrifiant nos intérêts particuliers à l’intérêt national, dussent certains apparences heurter notre manière de voir ou ne point répondre à plus chères aspirations ".

11 mars 1945, il est à l’initiative de la création du Comité Républicain d’Action Démocratique et Sociale, CRADS, qu’il préside avec Léon de Lepervanche. C’est sous la bannière de ce comité que les républicains de la gauche traditionnelle et de la droite modérée engageront les combats électoraux de l’immédiat après-guerre.

Lors des élections municipales du 27 mai 1945, le comité conquiert douze des vingt-trois communes. Raymond Vergès est élu maire de Saint-Denis. Résultats des élections municipales du 27 mai 1945 à La Réunion.

7 octobre 1945, et le 21 octobre 1945, ont lieu, à la fois, un référendum et l’élection de députés à une assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Pour les élections à l’Assemblée constituante, les deux représentants du C.R.A.D.S. sont élus députés, Léon de Lepervanche et Raymond Vergès.

Dans la première circonscription la victoire du docteur Raymond Vergés est difficilement acquise, avec 50,4 % des suffrages exprimés, 15 845 voix sur 31 655 des suffrages exprimés, il est suivi de très près par son adversaire Alexis de Villeneuve.

Dans la deuxième circonscription Léon de Lepervanche est opposé à deux autres candidats, sa victoire est plus nette. Il réalise 53.5 % des suffrages exprimés, Raphaël Babet étiquette socialiste 42.2 % et M. Sanglier 4.2 %. Élections législatives du 21 octobre 1945 à La Réunion.

7 octobre 1945, 22 membres du C.R.A.D.S. sont élus pour siéger au Conseil Général au Palais Rontaunay sur 36 sièges. Deux femmes de ce comité entrent dans cette assemblée pour la première fois : Marie Vergès, tante du docteur Raymond Vergès, du canton de Saint-Denis et Vivienne Hoarau du canton de Saint-Leu.

A l'assemblée constituante, Raymond Vergès appartient à la commission des territoires d’Outre-mer. Il dépose deux propositions de loi, trois propositions de résolution, deux rapports et un rapport supplémentaire. Il intervient à quatre reprises en séance, en défendant cinq amendements. Avec le second député, Léon de Lepervanche, il adhère au groupe parlementaire du Parti communiste français, PCF. Il cosigne, avec plusieurs élus des colonies, Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, une proposition de loi en faveur de la création de quatre départements d’Outre-mer.

12 Février 1946, Léon de Lépervanche et Raymond Vergès déposent un projet de loi demandant la transformation de La Réunion en département français. De leurs côtés, des députés antillais et guyanais dont Aimé Césaire demandent la transformation de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane en départements français.

12 mars 1946, discours à l'Assemblée constituante de Raymond Vergès, extrait :

" Mesdames, messieurs, les vieilles colonies de l’océan indien et de la mer des Caraïbes sont proches parentes. Quand on parle des unes, on parle des autres, et mon camarade M. André Césaire vient de le démontrer dans son rapport aussi éloquent que documenté.

Je ne reviendrai pas donc pas sur les lois ou les décrets qui réglementent de façon plus ou moins heureuse notre existence coloniale à mesure de son évolution.

Toutefois, la question qui nous occupe tient trop au cœur de nos compatriotes pour que je n’ajoute pas quelques mots sur certains points particuliers concernant la Réunion qui sollicite, avec les Antilles, son intégration dans la communauté française. Sans être aux antipodes, l’île de la Réunion se situe à une dizaine de milliers de kilomètres dans les mers du Sud, c’est-à-dire très loin de la métropole. Cependant nulle autre colonie ne s’y rattache par des liens plus étroits ni plus solides...

Il ne s’agit pas en effet, d’établir, alinéa par alinéa, la charte de la vie future de chaque colonie, depuis les douanes jusqu’à la police. Il y a en jeu une question fondamentale, une question de principe que nous voulons voir adopter, une question aussi de promesse renouvelée tant par le Gouvernement français que par les grands partis qui le soutiennent.

D’ailleurs, l’unanimité s’est faite à la commission de la France d’outre-mer où les représentants de tous les partis, sans exception ont pris des engagements et il serait navrant de voir s’instituer ici des discussions inopportunes.

Aussi, fais-je appel au patriotisme de l’Assemblée à qui je demande de nouveau de sanctionner par un vote unanime qui honorera grandement la France et la République, l’admission au sein de la patrie française, de ses vieilles colonies. "

14 mars 1946, l’Assemblée constituante vote l’ensemble de ces propositions de loi qui deviennent une seule loi.

Une page importante de l’Histoire de La Réunion se tourne.

De Paris à La Réunion, l’annonce du vote de la loi du 19 mars 1946 est faite par les deux députés sous la forme d’un télégramme envoyé au Président du Conseil Général de La Réunion, Paul Picaud.

" Ce soir 14 mars 11h50. Assemblée Constituante unanimité proclame Réunion Département Français Stop. Prions Conseil général, municipalités, Union départementale et tous syndicats envoi télégramme remerciement président Assemblée Constituante et fêter cette date historique par grandiose manifestation, stop. Vive La Réunion. Vergès - De Lepervanche ".

19 mars 1946 Loi de départementalisation
Les députés Leopold Bissol, Gaston Monnerville, Raymond Vergès et Aimé Césaire en 1946.

Mai et juin 1946, élections législatives retour des violences électorales et l’accentuation d’une fracture entre les deux principaux camps. L’affrontement frontal est désormais la règle. L’expression " bipolarisation ", est souvent utilisée pour peindre ces années de tensions politiques. À gauche, un axe communiste se constitue. Il se construit autour de personnalités qui exercent un fort ascendant Raymond Vergès, Léon de Lepervanche, Jean Hinglo… À droite, le Mouvement Républicain de Libération, MRP, conduit par Alexis de Villeneuve.

Sur la première circonscription, celle de Saint-Denis, les deux leaders politiques du moment s’opposent : Raymond Vergès, maire de Saint-Denis, haut responsable du Parti communiste français à la Réunion, sous l’étiquette péi du Comité républicain d’action démocratique et sociale, et Alexis de Villeneuve, maire et conseiller général de Saint-Benoît, gaulliste, sous les couleurs du Mouvement républicain populaire.

Dans la deuxième circonscription Raphaël Babet met en avant son étiquette de républicain indépendant, gaulliste et séduit le camp des travailleurs, Léon de Lepervanche est son adversaire.

11 mai 1946, circulaire du gouverneur précisant à tous les maires de l’île que " les réunions électorales ne peuvent avoir lieu sur la voie publique ".

24 mai 1946, en présence d’Alexis de Villeneuve, l’un de ses alliés, Marcel Vauthier, échappe de peu à une tentative d’attentat perpétrée par un ancien gendarme. Mais l’arme s’était enrayée. Inquiet, le gouverneur Capagorry, convoque les divers candidats en lice à une réunion de pacification.

25 mai 1946, réunion de pacification, elle se tient dans les locaux du gouvernorat, en début d’après-midi. Les parties en présence s’engagent à ne plus troubler les rassemblements concurrents.

25 mai 1946, 16h 30. Ce traité de non belligérance n’aura pas le temps d’entrer en vigueur. L'affrontement entre les manifestants MRP et les contre manifestants communistes a lieu près de l'angle de la rue de la Victoire et de la rue de l'Église, aujourd'hui rue Alexis de Villeneuve. Alexis de Villeneuve sort d'une réunion avec MM. Vauthier, Chatel, père et fils, Sauger et Vallon Hoarau. Il commence à haranguer ses troupes depuis une terrasse située au tout début de la rue de l'Église. Les contres manifestants communistes et des femmes du CRADS, parti de Raymond Vergès, arrivent de la maternité et de la poste, de l'autre côté de la rue de la Victoire ; il frappent sur des bidons vides pour couvrir la voix de l'orateur MRP. Alexis de Villeneuve tente d'obtenir l'aide de la police pour arrêter les perturbateurs. Ils descend de la terrasse pour les affronter, entouré de ses partisans. Injures et coups sont échangés. Dans la mêlée qui s'en suit et dans le vacarme qui l'accompagne, des coups de feu claquent et Alexis de Villeneuve s'écroule, frappé mortellement en pleine poitrine. La confusion est grande. En dépit de multiples témoins, dont de nombreux agents de la force publique qui sont sur les lieux, brigadier J. Barne, inspecteur principal Belon, agent T. Simon, maréchal des logis chef Payet, les faits ne seront pas clairement établis. Un seul élément est sûr et incontestable : une arme a été découverte par le gendarme Cros dans la poche d'un certain Raymond Orré. Ce dernier a été intercepté, alors qu'il tentait de sortir de la foule en dissimulant un revolver. Le fils de Raymond Vergès et ses camarades sont accusés d'être les auteurs et complices de ce crime. Raymond Orré arrêté en possession de l'arme, Bourdageau rédacteur en chef de Témoignages et Quessoi.

25 mai 1946. Dans la soirée alors que le docteur Vergès échappe de justesse à un guet-apens qui lui est tendu sur la route de la Montagne, son fils Paul Vergès, revenu dans l’île le 6 mai après avoir participé à la libération de la France, est arrêté. Il est accusé d’être le meurtrier de De Villeneuve.

16 juin 1946. Sur le plan électoral, dans la seconde circonscription, la mobilisation (74% des inscrits) joue en faveur de Raphaël Babet. Le scrutin dans la 1ère circonscription est reporté au 16 juin. Marcel Vauthier qui remplace le défunt Alexis de Villeneuve l'emporte sur Raymond Vergès avec 19 148 voix sur 30 991 suffrages exprimés. Élections législatives de juin 1946 à La Réunion.

Raymond Vergès connaît un double échec. Il perd son siège à Assemblée Constituante, ainsi que son fauteuil de premier magistrat de Saint Denis conquis par Jean Chatel.

10 novembre 1946. Les élections législatives se déroulent le 10 novembre 1946 et sont les premières de la IVe République nouvellement instaurée. Désormais, le département de La Réunion compte trois députés élus pour cinq ans dans un scrutin de liste à la proportionnelle. Raymond Vergès retrouve la confiance de l’électorat. La liste communiste qu’il conduit avec Lepervanche emporte deux siège, elle arrive en tête avec 55% des suffrages, celle de l’Union réunionnaise un seul, est élu Raphaël Babet. Il devient député, mais il lui faut attendre janvier 1949 pour que les résultats des élections soient officiellement validés. Élections legislatives de novembre 1946 à La Réunion.

A l'assemblée il est nommé membre de quatre commissions :
- finances et du contrôle budgétaire, 1946-1947,
- marine marchande et des pêches, 1946-1947,
- des moyens de communication et du tourisme, 1947-1951,
- de la famille, de la population et de la santé publique, 1947-1951.

Durant cette législature, il cosigne deux rapports et intervient à onze reprises, en défendant deux amendements. Il dépose également une demande d’interpellation du gouvernement sur l’application de la loi du 19 mars 1946 portant érection en départements de la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion et la Guyane, 1er février 1949. Sur les dossiers réunionnais, il suit attentivement le devenir de la loi de mars 1946. Il constate que la volonté politique fait défaut. L’Outre-mer n’est pas la priorité des gouvernements. La départementalisation prend du retard et l’égalité entre la métropole et les départements d’Outre-mer, DOM, ne se concrétise pas dans les textes.

Il porte une attention particulière à l’organisation du chemin de fer et du port de La Réunion, CPR. Il est amené à intervenir devant l’Assemblée afin d’obtenir des aides substantielles de l’Etat en faveur des milliers de sinistrés après le passage du cyclone de janvier 1948. L’ancien médecin se préoccupe aussi des questions de santé : paludisme, lutte anti-tuberculeuse. Il se fait le défenseur de la fonction publique et demande la création d’une indemnité pour compenser les difficultés d’existence.

Sur le plan de l’action politique, face à la dynamique du Rassemblement du peuple français, RPF et à ses victoires aux municipales de 1947, Raymond Vergès, devenu maire de la commune de Saint-André, préside à la création de la fédération départementale du PCF à l’Hôtel de Ville de Saint-Denis le 30 novembre 1947. Au cours de cette première conférence fédérale, il insiste sur la nécessaire et rapide application des lois sociales de la métropole.

En juin 1951, lors des législatives, il dirige la liste d’union anticolonialiste et antifasciste présentée par la Fédération communiste. Son engagement électoral est un appel à lutter contre la misère et au combat politique. Raymond Vergès est élu député de La Réunion avec 25 580 voix et 38% des suffrages exprimés, il est l’unique élu communiste. Résultats des élections législatives de 1951 à La Réunion.

Lors des cantonales d’octobre 1951, il est battu par Raymond Paris.

Aux municipales de 1953, il conserve son fauteuil de maire de Saint-André. Dans la même ville, il retrouve, en avril 1955, un siège de conseiller général.

A 69 ans, il entame son second mandat de député. De 1951 à 1956, il travaille au sein de deux commissions :
- commission de la famille, de la population et de la santé publique, 1951-1955.
- commission des moyens de communication et du tourisme, 1951-1955.

Au cours de cette législature, il dépose deux propositions de loi et une proposition de résolution concernant le maintien du Chemin de Fer et du Port de La Réunion, le vote d’une subvention d’un milliard de francs pour secourir les sinistrés du cyclone du 18 mars 1952 et la confirmation du statut du personnel du chemin de fer et du port de La Réunion dans la Caisse des retraites de la France d’Outre-mer.

En 1953, dans le contexte d’importantes manifestations et de grèves de la fonction publique, il intervient pour défendre les rémunérations des fonctionnaires des départements d’Outre-mer. Une démarche appuyée par les syndicats, les conseils généraux et les municipalités.

Le 2 janvier 1956, il n’est pas candidat sur la liste du PCF. Il passe le relais à son fils, Paul Vergès, qui conduit la liste d’Union pour la défense des ouvriers et des planteurs. Le député sortant se félicite de la double victoire communiste, Paul Vergès et Raymond Mondon, symbole d’une nouvelle génération à la direction de la fédération du PCF.

Le 2 juillet 1957, il meurt à son domicile de Saint-André, commune dont il était le maire depuis près de dix ans.



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