René Peel Payet, homme politique, né à Salazie La Réunion, conseiller municipal et général, maire de la commune de Sainte-Suzanne.

René Peel Payet.

- Nom : René Peel Payet.
- Naissance : 10 décembre 1896 à Salazie, La Réunion.
- Décès : 16 août 1982 à Sainte-Suzanne La Réunion.
- Fonction(s) :
- Directeur des Forges et Fonderies du Butor.
- Propriétaire et directeur de l'usine sucrière de Quartier Français.
- Fondateur du parti ouvrier Paysan.
- Conseiller municipal de Sainte-Suzanne, La Réunion.
- Conseiller général de Saint-André, La Réunion.
- Maire de Sainte-Suzanne, La Réunion.


René Peel Payet, nommé couramment René Payet est né le 10 décembre 1896 à Salazie La Réunion, il est le fils d'un commerçant du cirque de Salazie, Ivrin Payet, gros propriétaire foncier. Il part faire ses études secondaires à Paris, obtient un diplôme de l’École centrale des Arts et Manufactures à Paris.

De retour à La Réunion, René Payet dirige les Forges et Fonderies du Butor et l’usine sucrière de Quartier Français à Sainte-Suzanne en 1926.

Il commence sa carrière politique comme Conseiller municipal de Sainte-Suzanne du 5 mai 1935 au 23 octobre 1937.

René Payet fonde le parti ouvrier Paysan, une force politique populiste. Il se présente aux législatives de 1936, à partir de mars 1936, il multiplie les réunions, sa candidature officielle n'est toutefois connue qu'à la fin du mois d'avril, à quelques jours du premier tour des élections. Il est opposé à Lucien Gasparin.

René Payet explique sa participation aux législatives de 1936 : Je n'ai jamais été intéressé par les jeux de la politique, nous dit M. René Payet, mais il fallait bien que quelqu'un s'oppose aux usiniers qui faisaient un peu trop ce qu'ils voulaient dans ce pays. J'ai donc été candidat aux élection de 1936, non pas pour l'attrait du siège lui-même, mais pour protester contre une situation que je réprouvais totalement : le contingentement des sucres. Avec la betterave, le sucre canne était devenu génant. Et ii y avait quelque chose de profondément injuste dans ce contingentement : un prix différent pour le sucre selon les parcelles d'où provenait la canne. Tout le sucre ne serait donc pas payé au m^me prix ! On voulait ainsi décourager les petits planteurs de faire de la canne au profit d'autres cultures telles que haricots, maïs, manioc, dont on attendait le plus grand bien, soi-disant.

Le jour des élections, le 26 avril 1936 :

Le jour des élections, le 26 avril 1936, les passions se déchaînent et la tragédie est au rendez-vous. Au soir des opérations électorales, entre fraudes et folklore, les armes ont parlé. La colonie compte onze morts et cinquante blessés. Pour contrôler les élections, le gouverneur ne disposait que de quatre-vingts gendarmes, un effectif nettement insuffisant pour faire face aux manifestants. Les gendarmes ont été vite débordés et ont perdu leur sang-froid. A sainte-Suzanne plus de six cents personnes favorables à René Payet, lancent des galets devant la mairie, le bureau n'est protégé que par quatre gendarmes, ils ouvrent le feu, quatre hommes sont tués. A la Chaloupe Saint-Leu, les galets sont jetés dans la salle de vote, deux gendarmes sont blessés, ils tirent au mousqueton, trois hommes sont tuès.

Lucien Gasparin devance nettement avec 58% des suffrages exprimés, 39% des inscrits René Payet.

René Payet : "La fraude, bien sûr, a joué comme d'habitude, et les résultats étaient connus d'avances : mes partisans n'ont même pas pu entrer dans les bureaux de vote. Les affiches de victoire de Brune et Gasparin etaient déjà prêtes avant le jour de scrutin... Dans certaines localités, sous de fumeux prétextes de provocation, les gendarmes ont tiré sur mes amis : l'administration défendait ses candidats à coups de fusils. J'ai porté plainte contre la validité des résultats, mais cela n'a rien donné... Comme il fallait s'y attendre !"

En octobre 1937 il est élu Conseiller général de Saint-André, La Réunion.

Aux élections municipales du 14 novembre 1937, il est élu maire de la commune de Sainte-Suzanne, et remplace Eustache Blanchet. Il occupe ce poste jusqu'en novembre 1942.

René Payet imagine des cités créoles agricoles modèles, crée des caisses de secours et de retraite, distribue des engrais et de nouvelles variétés de canne à sucre aux planteurs.

Montrant un fervent soutien au Maréchal Pétain, il est contraint d’abandonner ses responsabilités professionnelles et de s’expatrier à Madagascar, lorsque en 1942 La Réunion se rallie à de Gaulle après l’arrivée du contre-torpilleur Léopard des Forces Françaises Libres.

René Payet revient à La Réunion en 1945 pour répondre de sa collaboration avec le régime de Vichy, il obtient un acquittement. Il se retire à Salazie pour reprendre en 1953 les commandes de l’usine de Quartier Français, avant de céder son poste à son gendre Maxime Rivière.

René Payet décède le 16 août 1982 à Sainte-Suzanne La Réunion.



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