Robert Townsend Farquhar gouverneur Anglais de Bourbon. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

La Réunion
Cherchez une page sur le site
www.mi-aime-a-ou.com
 
Promo Séjour La Réunion   Navigation :: Accueil :: Histoire de La Réunion ::  Personnages célèbres de La Réunion :: 
    Recherche par :: Liste alphabétique :: Liste année de naissance
    Rubrique   :: Artiste :: Divers :: Écrivain :: Gouverneur :: Militaire ::  Politique :: Préfet :: Religion :: Scientifique
       

Retrouvez La Réunion Mi aime a ou sur Google+
 
 
 ITC Tropicar
 Location de voitures
 à La Réunion
 5 % de remise en ligne
  itctropicar.com
 
 Aide pour vos vacances
 Help-vacances
 Hôtels, gîtes, locations
 saisonnières, campings
 help-vacances.com
 
 

 

 

Robert Townsend Farquhar.

Gouverneur de La Réunion du 9 juillet 1810 au 3 décembre 1810 et d'avril 1811 au 10 juillet 1811.

 

Gouverneur précédent :: Chrysostôme Bruneteau de Sainte-Suzanne :: Gouverneur suivant :: Henry Sheehy Keating

 
   
  L'île Bourbon ( La Réunion ) est anglaise.  
     
 

Le 8 juillet 1810, l'île Bonaparte ( La Réunion ) après une ultime résistance, menée par le colonel Jean-Chrysostôme de Sainte-Suzanne capitule devant l'armée anglaise.

Le 9 juillet 1810, l'acte de capitulation prend effet, les Français rendent les armes. Ce même acte installe à la tête de la colonie Robert Townsend Farquhar.

Robert Townsend Farquhar est né en Angleterre le 14 octobre 1776, il est le fils cadet de Walter Farquhar, agent de l'Est India Company.

Il sert d'abord dans la marine britannique jusqu'au grade de vice-amiral. Il commençe sa carrière administrative en 1804 comme lieutenant-gouverneur de l'île de Penang (Malaisie) où il se fait remarquer par des travaux d’aménagement portuaire. Par la suite il travaille aux Moluques (Indonésie), pour la Compagnie anglaise des Indes orientales.

Robert Farquhar qui a assisté à bord du HMS Boadicea à la prise de Saint-Denis débarque le 9 juillet 1810 et reçoit les pleins pouvoirs du gouverneur le colonel de Sainte-Suzanne.

Texte de la capitulation du 8 juillet 1810 paraphé : R.T.Farquhar, H.S. Keating, J. Rowley, Sainte-Suzanne.

Capitulation pour la reddition de Saint-Denis, capitale de l'île Bonaparte, et de toute la dite colonie, convenue entre le colonel Sainte-Suzanne, commandant de l'île Bonaparte pour sa Majesté l'Empereur des Français, roi d'Italie, etc., etc. d'une part ;

Et le Commodore Rowley, commandant l'escadre de Sa Majesté Britannique et de l'honorable Compagnie, et R.T. Farquhar, esquire,de l'autre part.

Toute l'île Bonaparte sera livré à Sa Majesté Britannique savoir : la ville de Saint-Denis demain 9 juillet, à midi ; et toutes les autres stations militaires aussitôt que la présente capitulation y sera parvenue.

Demain, à midi, les troupes françaises qui occupent l'arsenal et la batterie impériale évacueront ces postes qui seront occupés pas la compagnie de grenadiers du 86e régiment de cipayes de Madras, aussitôt que le pavillon britannique aura remplacé le pavillon français.

Tous les honneurs de la guerre seront accordés aux troupes de ligne et à la garde nationale. Elles sortiront de la ville avec armes et bagages, tambours battant, mèche allumée, avec l'artillerie de la compagnie, et elles déposeront leurs armes sur le front de la batterie impériale faisant face à la mer. Les troupes de ligne se rendront prisonnières de guerre et seront embarquées comme telles pour le Cap de Bonne Espérance ou pour l'Angleterre.

En considération des qualités distinguées du colonel Sainte-Suzanne et de ses officiers, et de leur brillante défense, les officiers de tout rang conserveront leurs épées et leurs décorations militaires ; ils se rendront aussi prisonniers et seront embarqués pour le Cap ou l'Angleterre. Le colonel Sainte-Suzanne donnera sa parole d'honneur de ne point servir pendant la présente guerre jusqu'à ce qu'il soit régulièrement échangé et lui sera accordé, ainsi qu'à sa famille, un passage pour l'île de France ou pour la France. Les honneurs funèbres seront rendus, selon leurs rangs, aux officiers français qui ont péri dans le combat.

On dressera un inventaire de toutes les propriétés généralement quelconques, appartenant à l'État, qui sera délivré à la personne que le gouvernement anglais nommera à cet effet. Toutes les munitions de guerre, magasins et provisions, chartes, plans et archives sont compris dans cet article.

Les lois, coutumes et religions des habitants ainsi que leurs propriétés particulières de quelque espèce qu'elles soient seront respectées et garanties.

Fait à Saint-Denis, le 8 juillet 1810, à 6 heures.

Dès sa prise de fonction comme gouverneur de la colonie qui est redevenue île Bourbon, Farquhar adresse une première proclamation aux habitants. Une seconde suit, le 18 juillet 1810, portant sur le mode d'administration de la colonie. Sont donc maintenus, selon les lois et règlements en application avant la reddition, les établissements ecclésiastiques ainsi que les établissements judiciaires et de police. Les magistrats sont maintenus dans leurs emplois et les ecclésiastiques dans leurs fonctions. L'administration anglaise assure donc aux colons de Bourbon le respect de leurs lois, coutumes et religion. Des mesures visant à assurer l'ordre public sont également prises.

Le 31 juillet, un texte règle la police du marronnage, toujours sur le même principe, c'est-à-dire en se référant aux lois existantes lors de la reddition de l'île.

En août, des dispositions relatives aux déserteurs des forces britanniques, sont arrêtées ainsi que celles fixant les formalités à remplir pour quitter la colonie.

 

Robert Townsend Farquhar

Combat naval entre une division française et anglaise en vue de l'île de la Réunion, 24 août 1810

Combat naval en 1810 au large de Saint-Denis

Commodore Josias Rowley commandant l'escadre de Sa Majesté Britannique

 
 

Robert Townsend Farquhar doit appliquer deux mesures très impopulaires. La première consiste en la prestation de serment " de fidélité, obéissance et soumission au roi d'Angleterre et au gouvernement britannique " de tous les habitants de plus de 16 ans, en avril-mai 1811.

Cette contrainte est ressentie comme une atteinte à l'orgueil national : de nombreux Bourbonnais s'indignent d'avoir à jurer fidélité à l'ennemi d'hier. S'ils refusent, c'est l'exil en France. Beaucoup protestent, mais la plupart plient, faute d'alternative.

La deuxième mesure est relative à l'interdiction très théorique de la traite. Elle est perçue comme une atteinte au patrimoine, mais Farquhar se montre très tolérant sur son application, toujours dans un souci d'arrondir les angles avec la société bourbonnaise.

Les Anglais sont convaincus que les îles peuvent servir d'avant-postes à la résistance indienne, mais l'Isle de France est toujours française, ils pensent " que tant que les Français tiendront l'Isle de France nous ne serons pas les maîtres de l'Inde " C'est ainsi qu'au cours du mois d'août 1810, une offensive est lancée contre les forces française dans la baie du Grand Port, à l'Isle de France. Mais elle se solde pour les Anglais par une cuisante défaite.

Fin novembre, une seconde expédition est lancée. Elle mobilise côté Anglais 70 navires et plus de 10 000 hommes. Les forces françaises ne comptent, elles, que 4 000 hommes dont seulement la moitié étant des soldats de métier. Le 3 décembre 1810, c'est la capitulation et Robert Townsend Farquhar prend le gouvernement général des Mascareignes. Le 10 décembre l'Isle de France reprend son ancien nom hollandais de Mauritius ou Maurice. L'administration de l'île Bourbon est alors confiée à Henry Sheehy Keating.

Farquhar délaisse le gouvernement général pour effectuer un court intérim à bourbon d'avril 1811 au 10 juillet 1811.

Le 9 novembre 1817 le gouverneur quitte l'île Maurice pour l'Angleterre. Un départ qui n'est pas définitif car Farquhar est de retour le 6 juillet 1820.

Robert Townsend Farquhar entrepend alors le développement de l'île Maurice, il fait rénover les voies de communication laissées à l’abandon depuis des années, il fait reconstruire le vieux port de la capitale et en fait un port franc ouvert à tous les pavillons de commerce. Il encourage la culture de la canne à sucre dont la production se mit rapidement à décupler.

C'est le 20 mai 1823 qu'il quitte définitivement l'île Maurice.

De retour au Royaume-Uni, il entre à la Chambre des communes.

Robert Townsend Farquhar meurt à Londres, le 20 mars 1830.

 

 

 
 
   
  Voir les infos rajoutées sur cette page      Compléter les informations de cette page
   
  La dernière information ou le dernier commentaire de cette page : 
   
  Pas de commentaire ajouté


 
  Liste des Gouverneurs de l'île de La Réunion
   
   Etienne Régnault
Jacques de la Heure Henry Hesse d'Orgeret
Germain de Fleurimont Bernardin de Quimper
Jean-Baptiste Drouillard Henry Habert de Vauboulon
Michel Firelin Directoire de Saint-Paul
Joseph Bastide Jacques de La Cour
Jean-Baptisite de Villers Michel François des Bordes de Charanville
Pierre Antoine Parat Henry de Justamond
Joseph de Beauvollier de Courchant Antoine Labbé dit Desforges Boucher
Hélie Dioré de Périgny Pierre Benoît Dumas
Mahé de La Bourdonnais Charles Lemery Dumont
Pierre André d'Héguerty Didier de Saint-Martin
Jean Baptiste Azéma Gérard Gaspard de Ballade
Joseph Brénier Bouvet de Lozier
François Jacques Bertin Martin Adrien Bellier
Guillaume Léonard de Bellecombe Jean Guillaume de Steinauer
François de Souillac Joseph Murinay Comte de Saint-Maurice
Alexandre François Chalvet Baron de Souville Claude Élie Dioré de Périgny
David Charpentier de Cossigny Dominique Prosper de Chermont
Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis Pierre Alexandre Roubaud
Philippe Antoine Jacob de Cordemoy François Louis Magallon Comte de La Morlière
Nicolas Ernault de Rignac Baron des Bruslys Chrysostome Bruneteau de Sainte-Suzanne
Robert Townsend Farquhar Henry Sheehy Keating
Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier Hilaire Urbain de Lafitte du Courteil
Pierre Bernard Milius Louis Henri De Saulses de Freycinet
Achille Guy Marie de Cheffontaines Etienne Henry Duval d'Ailly
Jacques Philippe Cuvillier Anne Chrétien Louis de Hell
Charles Léon Joseph Bazoche Joseph Graëb
Sarda Garriga Marie Bon Ézéchiel Barolet de Puligny
Louis Isaac Pierre Hilaire Doret Hubert Delisle
Rodolphe Augustin Darricau Marie Jules Dupré
Louis Hyppolite de Lormel Pierre Aristide Faron
Pierre Etienne Cuinier Etienne Antoine Guillaume Richaud
Jean Baptiste Lougnon Aimé Louis Édouard Manès
Henri Éloi Danel Henri Charles Roberdeau
Laurent Marie Émile Beauchamp Paul Samary
Adrien Bonhoure Camille Lucien Xavier Guy
Philippe Émile Jullien François Pierre Rodier
Hubert Auguste Garbit Pierre Louis Alfred Duprat
Frédéric Estèbe Maurice Pierre Lapalud
Jules Vincent Victor Repiquet Alphonse Paul Albert Choteau
Léon Hippolyte Claudius Truitard Joseph Urbain Court
Pierre Émile Aubert André Capagorry