Rodolphe Augustin Darricau gouverneur de La Réunion. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

La Réunion
Cherchez une page sur le site
www.mi-aime-a-ou.com
 
Promo Séjour La Réunion   Navigation :: Accueil :: Histoire de La Réunion ::  Personnages célèbres de La Réunion :: 
    Recherche par :: Liste alphabétique :: Liste année de naissance
    Rubrique   :: Artiste :: Divers :: Écrivain :: Gouverneur :: Militaire ::  Politique :: Préfet :: Religion :: Scientifique
       

Retrouvez La Réunion Mi aime a ou sur Google+
 
 
 ITC Tropicar
 Location de voitures
 à La Réunion
 5 % de remise en ligne
  itctropicar.com
 
 Aide pour vos vacances
 Help-vacances
 Hôtels, gîtes, locations
 saisonnières, campings
 help-vacances.com
 
         

 

 

Rodolphe Augustin Darricau.

Gouverneur de La Réunion du 28 mars 1858 au 19 septembre 1864.

Gouverneur précédent :: Henri Hubert Delisle :: Gouverneur suivant :: Marie Jules Dupré

   
 

Rodolphe Augustin Darricau est né le 17 mars 1807, à Saint-Denis, Seine-Saint-Denis.

Il est le fils de, Augustin Darricau, Général de division, 1773 - 1819 et de Marthe Françoise Ebingré 1786 - 1873.

Après de brillante études secondaires il est admis le 25 Mai 1824 à l'Ecole Polytechnique.

En 1827, il rentre dans la marine et obtient son premier embarquement à Toulon sur l'Iphigénie.

Après une campagne au Brésil, il sert dans l'Océan Indien où il participe en 1829 à l'expédition menée par le capitaine de vaisseau français Jean-Baptiste-Marie-Augustin Gourbeyre à madagascar. L'expédition Gourbeyre quitte la France en juillet 1829 et se solde par la prise de Tintingue puis le bombardement, à compter du 10 novembre 1829, et suite à un ultimatum, de la ville de Tamatave.

En 1831, il est lieutenant de frégate et on le retrouve aux Antilles.

En 1842 - 1844, Darricau est en Afrique, il commande le cutter Eperlan de la Station des Cotes Occidentales d'Afrique.

Rentré en France il est envoyé en mission à Londres, avec le duc de Broglie, chargés de la négociation des traités franco-anglais relatifs à la traite négrière clandestine. Capitaine de corvette en 1846, il prend une part active à de nombreuses campagnes militaires. En 1854, ses faits d'arme lui valent la cravate de Commandeur de la Légion d'honneur.

 

 

Rodolphe Augustin Darricau

 

 

 
 

Le 3 Octobre 1855, il prend le commandement supérieur de la Marine à Constantinople, puis le 3 Mars 1857 le commandement par interim de la Marine à Alger.

Rodolphe Augustin Darricau est nommé gouverneur de La Réunion en remplacement de Henri Hubert Delisle, il prend ses fonctions le 28 mars 1858.

La Réunion connaît grâce à la canne à sucre une situation florissante, mais Darricau juge rapidement que la prospérité de l'île est artificielle et que les moyens qui la sous-tendent sont dangereux. Pour Darricau il y a deux mondes " à côté de la plus luxuriante culture la plus triste pénurie, à côté de la richesse dans un petit nombre de mains moins que la médiocrité dans la plus grande partie de la population ".

Monoculture de la canne et structuration du marché du travail avec le recours à l'immigration, mais sous la pression et face aux demandes incessantes des grands propriétaires qui ont besoin de main-d'œuvre pour cultiver les cent vingt mille hectares de terres agricoles de la colonie, Darricau accepte de relancer l'immigration.

Cette immigration sera Indienne et Chinoise en effet, le 15 septembre 1859 le ministre des colonies de Napoléon III, le marquis de Chasseloup-Laubat, a interdit l'immigration venant d’Afrique, de Madagascar et des Comores. Au 31 décembre 1859, la colonie compte 64 403 engagés.

Darricaud demande au directeur de l'intérieur de prendre des mesures pour développer les cultures vivrières et le petit élevage. Plusieurs objectifs sont alors poursuivis : donner du travail aux oisifs, subvenir aux besoins de nécessiteux et leur permettant d'accéder à des produits de consommation courante et agir sur les prix.

Le gouverneur va jusqu'à recommander qu'une prime soit octroyée à tous ceux qui se livreraient à la culture " des légumes, des fruits et l'élevage du petit bétail ". Encourager la production donc, mais permettre également sa commercialisation. C'est ainsi qu'un nouveau marché et une petite halle aux poissons, doivent être ouverts d'urgence à Saint-Denis.

En octobre 1858, Darricau reprend et soutient le projet initié par son prédécesseur, Hubert Delisle, et fonde l'établissement de La Providence. La gestion est confié à la Congrégation du Saint-Esprit qui l’administre à ses risques et périls, moyennant le paiement des traitements des pères et des frères qui y sont employés et un prix de journée tarifé tenant compte des différentes catégories d’individus qui y sont envoyés. Cet établissement public regroupe un hospice de vieillards et d’infirmes, une école agricole et professionnelle pour les jeunes affranchis, ainsi qu’un pénitencier pour jeunes délinquants.

Les apprentis accueillis font l'objet d'une prise en charge de tous les instants; sur un même site totalement clos, ils prient, travaillent, mangent, dorment. les métiers, menuiserie, forge, mécanique, charronnage, taille de pierres, cordonnerie, carrosserie, charpente, sont proposés en résonance avec les besoins de l'industrie locale.

En 1859, un fléau terrible, le choléra, s’abat sur la colonie. Le 17 février 1859 le navire Les Mascareignes qui appartient au négociant Jules de Rontenay qui est aussi membre de Conseil du Gouvernement, arrive en rade de Saint-Denis avec, à son bord, des engagés.

Recrutés dans une région contaminée par le choléra, de nombreux africains meurent au cours de la traversée. Le capitaine d'Agnel, pour ne pas perdre le bénéfice de son voyage va dissimuler la réalité du mal. Il fournit un faux rapport et des certificats de complaisance, il dit que ses passagers souffrent de simple dysenterie. Les travailleurs africains sont alors débarqués pour le lazaret. C’est pendant la période d’observation prévue par les règlements de la colonie qu’est enregistré le premier cas mortel de la maladie. Nous sommes le 12 mars. Le 16 tous les immigrants sont répartis chez différents engagistes sauf une quinzaine d’entre eux qui, officiellement atteints de dysenterie, sont envoyés à l’hospice civil. Mais avant même la sortie des engagés, des créoles ont été atteints. Un jeune ferblantier qui a travaillé sur une conduite d’eau à l’intérieur du Lazaret meurt le 14 mars. Sa mort est suivie, le 17, par celle de quatre hommes de l’atelier de discipline.

Quand le choléra est identifié c'est trop tard. Saint-Denis est déjà touchée. A la fin du mois de mai quand cessa l'épidémie, on dénombre uniquement dans Saint-Denis 863 morts.

Ailleurs, la contagion a été portée par les Dionysiens fuyant la capitale. De ce fait Sainte-Marie compte cent quarante-quatre morts ; Sainte-Suzanne, quatre-vingt-treize. A Saint-André, après avoir débuté au centre de la commune, la maladie s’est étendue à tout le quartier et y a fait cent quatre-vingt-cinq victimes.

Saint-Benoît, pour sa part, en totalise trois cent dix-huit.

La Possession a été touchée dès le 15 mars dans des proportions moindres.

Dans le Sud entre Saint-Leu, Saint-Joseph et Saint-Pierre on a enregistré une centaine de décès.

Les responsables du Mascareignes seront traduits devant les assises. Le procès qui dure du 24 janvier au ler février 1860 passionne la colonie au grand étonnement de tous, les accusés sont acquittés. Mais malgré cet acquittement le propriétaire du navire, M. de Rontaunay, sera moralement très compromis. Le 6 septembre le gouverneur lui écrit pour lui signifier sa mise à la retraite.

L'administration du gouvernement Darricau a également été marquée par des catastrophes naturelles dont la plus impressionnante est le tremblement de terre qui précède l'éruption volcanique de mars 1860.

Le 11 juillet 1859, Gabriel Le Coat de Kerveguen, le plus gros propriétaire terrien de l'île, obtient l'autorisation de l'administration locale d'introduire sur ses domaines, pour payer ses engagés indiens, 227 000 pièces d'argent de 20 kreutzers.

8 septembre 1863. Le Crédit Foncier Colonial, société financière française, s'installe à La Réunion.

L'installation du Crédit Foncier Colonial à La Réunion se fait dans une période où la dégradation de la situation financière est de plus en plus manifeste. Les sucriers réunionnais doivent trouver des capitaux pour surmonter les difficultés du moment en améliorant la rentabilité de l'entreprise sucrière. La création du Crédit Foncier Coloniale constitue une étape importante dans l'histoire financière de La Réunion.

A la différence des sociétés de prêt créées dans l'île depuis la première caisse d'escompte, le Crédit Foncier Colonial institue un nouveau système de prêts à long terme, garantis principalement sur les propriétés foncières. L'accord entre le colonie de La Réunion et le Crédit Foncier Coloniale fut conclu le 8 septembre 1863, date à laquelle le représentant du Crédit Foncier Colonial et le Ministre de la Marine et des Colonies signe la convention qui lie les deux parties. Le Conseil général avait en effet donné les pleins pouvoirs au gouvernement pour agir en ses lieu et place. Deux décrets, celui du 31 août 1863 et celui du 7 octobre 1863, confirmèrent la convention du 8 septembre 1863 donnant à la Société de prêts un privilège de 40 ans. Le siège social de la nouvelle institution de prêt se trouve à Paris et est représenté dans la colonie par une agence locale.

 

En quittant La Réunion en septembre 1864 à bord de l’Émyrne, paquebot à voile et à vapeur de la compagnie maritime française, Rodolphe Augustin Darricau, inaugure le services des Messageries Maritimes.

Il rentre à Marseille le 17 Octobre 1864 avec le grade de Contre Amiral.

Le 20 Février 1865 il est nommé membre de la Commission des Phares.

Le 13 Mai 1867 il est nommé Major Général à Rochefort.

16 Juillet 1868, prétextant du décès de son frère, Charles, et de l'obligation pour lui de prendre soin de sa mère et de sa belle-soeur, il demande par lettre la faveur d'être relevé de ses fonctions de Major Général. Ce qu'il obtiendra avec une retraite anticipée de 6 mois.

Il quitte le service actif en 1869 et meurt à Paris en 1877.

 

 

 
   
  Voir les infos rajoutées sur cette page      Compléter les informations de cette page
   
  La dernière information ou le dernier commentaire de cette page : 
   
  Pas de commentaire ajouté


 
   Etienne Régnault
Jacques de la Heure Henry Hesse d'Orgeret
Germain de Fleurimont Bernardin de Quimper
Jean-Baptiste Drouillard Henry Habert de Vauboulon
Michel Firelin Directoire de Saint-Paul
Joseph Bastide Jacques de La Cour
Jean-Baptisite de Villers Michel François des Bordes de Charanville
Pierre Antoine Parat Henry de Justamond
Joseph de Beauvollier de Courchant Antoine Labbé dit Desforges Boucher
Hélie Dioré de Périgny Pierre Benoît Dumas
Mahé de La Bourdonnais Charles Lemery Dumont
Pierre André d'Héguerty Didier de Saint-Martin
Jean Baptiste Azéma Gérard Gaspard de Ballade
Joseph Brénier Bouvet de Lozier
François Jacques Bertin Martin Adrien Bellier
Guillaume Léonard de Bellecombe Jean Guillaume de Steinauer
François de Souillac Joseph Murinay Comte de Saint-Maurice
Alexandre François Chalvet Baron de Souville Claude Élie Dioré de Périgny
David Charpentier de Cossigny Dominique Prosper de Chermont
Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis Pierre Alexandre Roubaud
Philippe Antoine Jacob de Cordemoy François Louis Magallon Comte de La Morlière
Nicolas Ernault de Rignac Baron des Bruslys Chrysostome Bruneteau de Sainte-Suzanne
Robert Townsend Farquhar Henry Sheehy Keating
Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier Hilaire Urbain de Lafitte du Courteil
Pierre Bernard Milius Louis Henri De Saulses de Freycinet
Achille Guy Marie de Cheffontaines Etienne Henry Duval d'Ailly
Jacques Philippe Cuvillier Anne Chrétien Louis de Hell
Charles Léon Joseph Bazoche Joseph Graëb
Sarda Garriga Marie Bon Ézéchiel Barolet de Puligny
Louis Isaac Pierre Hilaire Doret Hubert Delisle
Rodolphe Augustin Darricau Marie Jules Dupré
Louis Hyppolite de Lormel Pierre Aristide Faron
Pierre Etienne Cuinier Etienne Antoine Guillaume Richaud
Jean Baptiste Lougnon Aimé Louis Édouard Manès
Henri Éloi Danel Henri Charles Roberdeau
Laurent Marie Émile Beauchamp Paul Samary
Adrien Bonhoure Camille Lucien Xavier Guy
Philippe Émile Jullien François Pierre Rodier
Hubert Auguste Garbit Pierre Louis Alfred Duprat
Frédéric Estèbe Maurice Pierre Lapalud
Jules Vincent Victor Repiquet Alphonse Paul Albert Choteau
Léon Hippolyte Claudius Truitard Joseph Urbain Court
Pierre Émile Aubert André Capagorry