Roland Garros, aviateur, né à Saint-Denis La Réunion le 6 octobre 1888.

Roland Garros.

- Nom : Roland Garros.
- Naissance : 6 octobre 1888 à Saint-Denis La Réunion.
- Décès : 5 octobre 1918 à Vouziers, Ardennes.
- Fonction :
- Aviateur.


Roland Garros est né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis La Réunion, au 17, rue de l'Arsenal, aujourd'hui rue Roland Garros. Il est le fils d'Antoine-Georges Garros, avocat et conseiller général, et de Marie Faure.

Roland Garros, enfant.

En 1892, toute la famille Garros quitte La Réunion pour l'extrême-Orient. Roland Garros est alors âgé de 4 ans, dès l'age de neuf ans il parle aussi bien l'annamite que le français. Le jeune garçon profite des voyages de son père pour visiter les Indes anglaises, la Birmanie et l'indochine.

A onze ans, son père l'envoie seul en métropole pour suivre des études. Mais à peine débarqué à Paris, au collège Stanislas, où ses parents l’ont inscrit en 6e R1, le garçonnet est foudroyé par une grave pneumonie et, sans attendre l’avis des parents trop lointains, la direction du collège décide de l’envoyer au soleil à la succursale cannoise du collège Stanislas.

A Nice son goût pour le sport s'affirme, Roland Garros crée la première équipe scolaire de football du lycée de Nice et mène comme capitaine son groupe à la victoire au championnat universitaire. Il fait aussi du cyclisme et devient en 1906 champion de France. Pendant l'été il va régulièrement en Angleterre, où il joue au tennis bien sûr.

La pratique de tous ces sports ne lui fait pas pour autant négliger ses études. Roland Garros passe son baccalauréat puis s'inscrit à l'École des Hautes Études Commerciales et à la faculté de droit.

C'est au meeting aéronautique de Reims, du 22 au 29 août 1909 qu'il prend la décision de devenir aviateur. Garros écrit : "J'assistai en extase à la première apothéose de Reims... J'aurais joué ma vie pour faire comme eux". A partir de ce mois d'août, il n'a plus qu'une obsession : suivre l'exemple des pionniers de l'aviation.

Où trouver l'argent nécessaire pour l'achat d'un aéroplane ? Roland Garros décide alors d'abandonner la faculté de droit et de travailler, il ouvre en cachette un magasin d'automobiles avec des fonds que son père peu curieux, a bien voulu lui avancer. Dès le début le magasin de Garros marche bien. Muni de quelqyes 10 000 francs, qu'il vient de gagner, le futur aviateur va donc rêver devant les machines présentées au Salon Aéronautique de 1909. Dix mille francs, c'est peu ; mais la chance va venir à son secours, Roland Garros raconte : "Santos Dumont venani d'accomplir des prouesses sur sa "Demoiselle". La maison Clément-Bayard mit sur le marché des reproductions de cet appareil au prix de 7 500 francs... Après quelques nuits d'hésitation fiécreuse, je suivis l'inspiration et passai commande d'une "Demoiselle"... Ma commande étant passé tous mes amis me blâmèrent... Pour une folie, je compromettais la situation enviable que je m'étais créée, à vingt ans. Beaucoup ne prirent pas mes projets au sérieux. Ma famille naturellement, ignorait tout, m^me le commerce d'automobiles. J'étais censé faire mes études de droit...".

Le constructeur demandait deux à trois mois de délai. "... Je passai cette période dans un rêve perpétuel. Je me figurais les difficultés de l'apprentissage, je m'entraînais par l'imagination aux mouvements à faire. Le soir, dans mes insomnies, je me sentais partir, décoller, voler avec un réalisme saisissant. Quelque fois j'avais la vision de l'accident. Cette faculté de vivre d'avance une épreuve se developpa en moi et me fut utile par la suite.

Roland Garros aux commandes de la Demoiselle.

Cest finalement avec un assez long retard, en mai 1910, que la "Demoiselle" est livrée à un Garros obsédé par la peur de l'accident : les rumeurs les plus inquiétantes circulent alors sur la "Demoiselle" aux commandes de laquelle tous ceux qui l'ont essayée ont eu des accidents plus ou moins graves. Le premier essai a lieu à Issy-les-Moulineaux. "Je m'installai dans l'appareil, raconte Garros, pour m'accoutumer à la position, et répéter les mouvements que j'avais imaginés. (Il n'existe pas alors d'école de pilotage pour la "Demoiselle"). La main gauche manoeuvrait le volant du gouvernail ; la droite, le levier de profondeur ; celui de gauchissement était fixé au dos du pilote, contre l'épine dorsale, par une ceinture de cuir compliquée de bretelles ; le pied droit commandait un accélérateur. On était assis sur un simple cuir tendu à dix centimètres du sol et, de la tête, on touchait les ailes. Une fois habitué à cette position, on s'y trouvait bien..." Roland Garros ne fait rien de plus ce premier jour car le temps n'est pas beau.

..." Ma première sortie eut lieu un soir, entre six et sept heures. Il faisait beau. Romain (le mécanicien) sortit mon appareil et l'appêta. J'ajustai ma ceinture de gauchissement et je m'assis dans l'appareil, tête nue et sans lunette... J'étais ému, mais décidé. Je fis signe, en route. Romain lança l'hélice. Le moteur ne fonctionna pas. Il recommença plusieurs fois, sans résultat. On vérifia si j'avais bien mis le contact, si tout était en ordre. Romain redoubla d'efforts, une fois, deux fois, trois fois... Rien... A tout hasard on démonta les bougies pour les nettoyer. Cela prit quelques minutes. Pendant ce temps, les badaux, attirés par le jaune criard de mon appareil neuf, avaint fait un cercle autour de moi. Leur nombre augmentait à chaque minute. Je devais être pâle, cela inspira quelques plaisanteries aux titis les plus effrontés. Je n'avais pas quitté mon siège, l'essence me coulait goutte à goutte sur les pieds, par une fuite de tuyauterie.

Les bougies remontées, Romain s'escrima avec une énergie nouvelle, mais l'abominable moteur ne donna pas igne de vie... J'étais au paroxysme de l'énervement. Je me sentais ridicule. La foule, maintenant, m'entourait en rangs serrés..., laissant juste un petit espace libre, en avant dans lequel Romain s'agitait". Soudain, alors que Garros désespère, le moteur démarre. "Mon coeur battait à tout rompr, raconte le héros du jour. J'avais la gorge serrée, les memebres mous, paralysés d'émotion. Mais une pensée me domina : j'étais en face de ce que j'avais décidé de faire, il n'y avait pas à hésiter. Un effort de volonté me rendit un peu de calme. Sur un signe, la tête de Romain disparut, je me sentis lâché... Mes mouvements étaient incohérents. Un coup d'accélérateur me fit faire un démarrage foudroyant. Je lâchai la pédale pour ralentir. A ce moment précis, je vis surgir, à ma droite, une énorme machine qui arrivait sur moi à une vitesse d'express. Elle n'était plus qu'à quelques mètres... Je n'avais aucunmoyen de m'arrêter à temps... Un éclair de lucidité me fit faire la seule manoeuvre raisonnable. J'accélérai à nouveau à fond pour essayer de passer. Hélas ! le choc était inévitable. Il fut terrible. Je me repliai sur moi-même et fermai les yeux. Je me retrouvai assi par terre, dans un nuage de poussière, environné de débris informes... A cent mètres de là, comme une ombre, je vis s'arrêter l'énorme biplan qui m'avait pris en écharpe. Je me sentais abasourdi et lucide. Je ne souffrais pas, je n'étais pas blessé. Je sentais une grande fatigue, une grande indifférence.

Le coup d'accélérateur donné au dermier moment par Garros l'à sauvé en lui faisant éviter les roues et l'hélice du biplan de Maurice Clément, mais la "Demoiselle" est détruite ; seul son moteur est récupérable. Garros décide immédiatement de racheter une nouvelle "Demoiselle" sans moteur, mais Maurice Clément fait irruption chez lui et lui annonce qu'un nouvel appareil sera mis gratuitement à sa disposition dès le lendemain. La catastrophique première sortie ne sera plus qu'un souvenir heureux : grâce à la collision, le débutant Garros a fait connaissance et s'est lié d'amitié avec les "as" d'Issy-les-Moulineaux : Clément et Audemars.

Roland Garros le 28 décembre 1912.

Pendant ce moi de juin 1910, Roland Garros fait ses premères sorties, les quatres premières durèrent de dix secondes à deux minutes et se terminèrent invariablement par la rupture d'une roue. Dès juillet cependant il est engagé pour participer à une exhibition à Cholet, à l'occasion de la fête nationale. C'est un echec complet.

Le 19 juillet 1910, il obtient son brevet de pilote à l'Aéro-Club de France et part pour une tournée d'exhibition en France et en Amérique. Avant de partir pour l'Amérique, Garros, qui veut désormais se consacrer totalement à sa passion, décide de vendre son affaire d'automobiles. C'est en Amérique, ou il resta huit mois, que Roland Garros apprend vraiement son métier. A son retour des État-Unis, il est devenu un véritable virtuose.

Garros qui a passé un contrat avec la maison Blériot, pilote maintenant un monoplace Blériot. Le 21 mai 1911 il particie à la course : Paris-Madrid. Il est vainqueur de la première étape, Paris-Angoulème, second dans la deuxième étape, Angoulème-San Sébastian, hélas contrain d'abandonner à la troisième étape suite à plusieurs pannes. Il termine classé deuxième.

18 mai 1911, Garros aux commandes de son Blériot est au départ de la deuxième grande course de la saison : Paris-Rome, il est second ayant dû s'incliner devant Beaumont.

18 juin 1911, C'est le départ de la dernière grande course de la saison : Le circuit européen. Quarante concurrents prennent le départ, à vincennes, pour une épreuve qui, en vingt jours, leur aura fait parcourir 1 600 kilomètres. Pour la troisième fois de la saision, Garros dont se contenter de la seconde place. Beaumont l'a encore surpassé ! Il termine aux places d'honneur, mais il est toujours second ! " l'éternel second " écrivent les journalistes.

Garros, humilié de n'être pas le meilleur, décide alors de s'attaquer au record du monde de "hauteur". Il demande ) Blériot de lui fabriquer un appareil spécial, très léger et, le 4 septembre 1911, à Dinard, ilmonte à 4 250 mètres, battant de près de 800 mètres le précédent record.

2 décembre 1911, Roland Garros s'embarque à destination de l'Amérique du Sud, avec Audemars, Barrier, Voisin. C'est une occasion pour lui d'effectuer de très nombreux vols ; tournées de démonstrations au Brésil et en Argentine le font connaître davantage ; Il profite de ses sorties pour faire les premières prises de vues aériennes de l'histoire de la photographie ; par ailleurs, sa célibrité fait de lui un conseiller écouté, on lui demande de bien vouloir aider à l'organisation de l'aviation brésilienne.

De retour en France, Garros se lance dans la préparation des grandes épreuves de l'année 1912 et en particulier du "Grand Prix de l'Aréo-club de France" qui va se courir sur le circuit d'Anjou. Garros va écraser ses 27 concurrents, il gagne en même temps le "Grand Prix de l'Aéro-club de France" et le "Grand Prix de vitesse".

Roland Garros en décembre 1912.

Septembre 1912, Roland Garros s'attaque à nouveau au record d'altitude. Il atteint 5 000 mètres dans des conditions particulièrement difficiles, mais dès la semaine suivante, Legagneux réussi à s'élever jusqu'à 5 450 mètres avec un "Morane". Garros ne se tient pas pour battu : il adopte le "Morane" et à Tunis, il atteint 5 601 mètres.

Mais Garros a déjà un autre projet en tête réaliser la première traversée de la Méditérranée d'Afrique en Europe. De Tunis d'où il part le 18 décembre 1912, il atteint Rome en tris étape : Tunis - Trapani en Sicile, 285 kilomètres au-dessus de la mer ; Trapani - Santa-Eufémia, en Calbre, 415 km ; Santa-Eufémia - Rome, 500 km. Le public romain accueille Garros avec chaleur, mais aussi avec un peu de retard car Garros est arrivé une heure avant l'heure prévue de son atterrissage. Une arrivée digne de l'intrépidité légendaire de l'aviateur. "A peine a-t-il roulé une cinquantaine de mètres, rapporte le correspondant de 'L'illustration", que l'hélice butte sur un accident de terrain : le monoplan capote et se met en "pylone", presque complètement à la verticale... L'aviateur n'avait aucun mal".

1913, il se lance dans une grande aventure, la traversée de la Méditerranée. Il décolle de Fréjus, le 23 septembre 1913, aux commandes d'un " Morane-Saulnier" monoplan de 60 chevaux,. Il quitte Fréjus avec 250 litres d'essence. Roland Garros se pose à Bizerte en Tunisie après 7 h 53 mn de vol, il a parcouru 760 km, à l'arrivée, il lui restait à peine 5 litres de carburant. Roland Garros a tout juste vingt-cinq ans. Pour ce dernier exploit, le président de la République, Raymond Poincaré, lui décerne la légion d'honneur.

Esquisse de Roland Garros effectuée par Jean Cocteau
La veille de sa mort, jean Cocteau, ami de Roland Garros, réalise cette rapide esquisse, que l'aviateur signe. Ce sera son dernier portrait.

Avril 1914, il décroche les deux premières places de "Rallye de Monaco" : Monaco - Paris et 12 heures 11 minutes, et Bruxelle - Monaco en 12 heurs 27 minutes. Il participe également à de nombreuses exhibitions, commence à faire des vols sur le dos et des loopings.

A la fin du moi de juin 1914 Garros est à Vienne, en Autriche, pour un meeting. Il reçoit le "prix de la vitesse ascensionnelle" et le "prix de la vitesse pure", mais l'aviation allemande le surprend par les progrès considérables qu'elle a réussi à réaliser en si peu de temps.

Aviateur réunionnais Roland Garros

Quand éclate la guerre de 1914, Garros constate avec amertume qu'il n'est pas appelé, n'étant pas Français métropolitain, il s'engage volontairement pour la durée de la guerre à la mairie de Versailles. On affecte le pilote à l'escadrille M.S.23, commandant : capitaine de Vergnette. Le deuxième classe franchit vite les échelons de la hiérarchie : Caporal de 4 septembre, sergent le lendamin, sous-lieutenant le 28 décembre. L'escadrille M.S. 23 à laquelle appartient Garros est équipée d'avions Morane Parasol. L'avion monoplan a une vitesse de 115 km/h. Armement aucun, si ce n'est la carabine du mécanicien, et le pistolet du pilote. Les duels aériens, en ces premiers mois de conflit, se limitent à des échanges de coups de feu acrobatiques. Mais pour abattre une cible qui bouge, avec un aéronef qui danse et vibre au gré du vent, il faut une arme plus efficace que la simple carabine. Cette arme existe, est au point : la mitrailleuse Hotchkiss. C'est avec une arme de ce type que le sergent aviateur Frantz et le mécanicien Quenault vont emporter la première victoire aérienne, le 5 octobre 1914. Mais la technique tient toujours du numéro de cirque : il faut pratiquement abandonner les commandes de l'avion pour s'occuper du tir. L'idéal serait de se servir de l'appareil lui-même pour la visée, en tirant dans l'axe : gain de temps, précision accrue... Mais il y a devant le moteur un écran infranchissable : la grande hélice de bois, que les balles feraient irrémédiablement éclater.

La solution parfaire serait de synchroniser le tir de la mitailleuse et la rotation de l'hélice. Dès mars 1914, Raymond Saulnier, le célèbre constructeur, s'est penché sur la question ; mais sa lettre aux États-Majors est resté sans réponse. Ayant réussi à convaincre le G.Q.G. de la nécessité de poursouvre les études sur le tir à travers l'hélice, Garros est affecté fin octobre 1914 à l'escadrille de protection du camp retanché de Paris. En fait, il va se consacrer uniquement avec son mécanicien Jules Hué, à la technique. Pas question de synchroniser le fonctionnement de la mitrailleuse et celui des pales, la seule solution consiste donc à tirer carrément dans l'hélice, et à protéger celle-ci contre le choc des balles.

Sur l'aérodrome Morane-Saulnier de Villacoublay, Garros et hué trouvent les restes d'une maquette d'hélice blindée, vestige des essais de Raymond Saulnier. Partant de ce modèle, ils confectionnent des pare-balles de tôle assez épaisse, matériau le plus aisément disponible à l'époque. Les pare-balles sont fixés à l'hélice de bois, dans l'axe du canan de la Hotchkiss. El les essais commencent face à une commission de l'État-Major. Jules Hué raconte la scène : "Je place donc l'appareil en ligne de vol, bien calé. Garros arrive, vérifie et s'installe dans l'avion. Je mets le moteur en marche, je lui donne quelques explications, une bande de cartouches est placée. Garros appuie sur la gâchette, une dizaine de coups partent, et tout s'effrondre. Le moteur tombe à terre, une pale de l'hélice détachée, le fuselage brisé derrière la place du pilote. Que s'est-il passé ? L'un des tirants retenant les pare-balles s'est arraché, d'où déséquilibre complet qui a fait arracher le moteur. Je me précipite vers Garros qui n'a pas de mal. Le lendemain, d'un commun accord avec Garros, je me mis au travail muni de nouveaux éléments."

Cette fois, on va utiliser pour les pare-balles des montants d'acier plus dur et plus épais. Le problème des tirants sera également revu. En outre, Garros fait tester l'hélice ainsi modifiée aux laboratoires des Arts et Métiers : à grande vitesse, pas d'anomalies de fonctionnement. On peut donc refaire un essai. On utilise un Morane-Parasol, Hué construit un bâti plus élaboré pour la mitrailleuse Nouvel essai au sol, concluant. Et Garros cette fois, peut faire une démonstration de tir à travers l'hélice, en Vol, devant une commission de l'armée quelque peu médusée.

Statue de Roland Garros à Saint-Denis
Statue de Roland Garros à Saint-Denis La Réunion. Oeuvre du sculpteur Etienne Forestier. La Réunion offre une statue à son héros en 1925. D'abord inaugurée à Paris, sur les Champs -Élysées, elle a été ensuite installé sur le front de mer de Saint-Denis le 24 avril 1926.

Roland Garros est donc le premier et le seul à avoir un appareil équipé de mitailleuse fixe tirant à travers l'hélice. C'est avec celui-ci qu'il va remporter, le 1 er avril 1915, la première victoire aérienne en monoplace. Cette victoire lui vaudra une citation nominative à l'ordre de l'armée. Cette victoire est bientôt suivie de deux autres.

Le 18 avril 1915 un ordre arrive du Q.G. : Il faut aller bombarder la gare de Courtrai. Garros propose alors d'accompagner le capitaine Malherbe dans cette mission, bien qu'il ait déjà volé toute cette matinée. Les deux avions décollent. Malherbe perd le contact avec son équiper avant l'objectif, rentrera après son bombardement, pour découvrir que Garros n'est pas là. L'inquiétude grandit avec les heures : quelque chose est arrivé au pilote. Mais quoi ? C'est un message de la radio alemande, triomphant qui mettra fin à l'incertitude : "L'aviateur Garros a été obligé d'atterir à Ingelmünster (10 km de Courtrai), il a été fait prisonnier dans la soirée de 18 avril. Garros ne réapparaîtra sur le théâtre des opérations que 40 mois plus tard, en août 1918.

15 février 1918, vers 18 heures, Roland Garros et Marchal s'évadent du célèbre fort du "Kavalier Scharnhorst" à Magdebourg. Cette évasion vaudra à Garros sa troisième citation, accompagnée de la rosette d'officier de la Légion d'honneur. Garros rentré en France se voit proposer un poste technique. Il refuse : il veut voler. Il arrive en mai 1918 à Cazaux, puis à l'école de chasse de Pau. Quelques semaines d'entraînement, puis il rejoint enfin son unité de 1914, l'escadrille 26, qui s'appelle aujourd'hui Spad 26. Garros l'ancien n'a pas encore bien en main les nouveaux appareils, ni les règles nouvelles du combat aérien. Et on hésite un peu à l'exposer.

Le 5 octobre 1918, lors d'un combat acharné, son avion explose en plein vol, à la veille de ses 30 ans. C'est ainsi que Roland Garros disparut en plein ciel de gloire. Il fut inhumé au cimetière de Vouziers, petite ville des Ardennes, bien loin de sa Réunion natale.

24 avril 1926, inauguration de la statue de Roland Garros à Saint-Denis de La Réunion, oeuvre du sculpteur Etienne Forestier. D'abord inaugurée en 1925 à Paris sur les Champs-Élysées, elle a été ensuite installé sur le front de mer de Saint-Denis.

Plaque commémorative sur la maison natale de Roland Garros

En 17 octobre 1915, Garros est sous les verrous, quelque part en Allemagne. Mais son île natale, La Réunion, pense toujours à lui. La municipalité de Saint-Denis a pris l'initiative : on vient de débaptiser la rue de l'arsenal, où est né Roland Garros pour lui donner le nom de l'aviateur.

Maison natale de Roland Garros à Saint-Denis

1927 : Parmi les hommages rendus à son souvenir celui qui est le plus présent à la mémoire de tous est le célèbre stade de Roland Garros où près de la porte d'Auteuil, se jouent les grands tournois de tennis. C'est Émile Lesieur, son parrain au "Stade Français" qui décide de donner le nom de Roland Garros au Stade de tennis.

Timbre Roland Garros

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