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Histoire de Saint-André à La Réunion.

 

Création de la commune en 1741 et en 1798.

 

 

 
     

Les armoiries de la commune :

Les lances entrecroisées, les couleurs noir, jaune, blanc, mauve symbolisent l'union des quatre ethnies à la Réunion : européenne, africaine, chinoise et indienne.

Les roseaux représententla canne, la vanille, la commune en cultive depuis l'aube de son peuplement.

Devise : Plusieurs races, un seul cœur.

Cet espace compris entre la Rivière Saint-Jean et la Rivière du Mât est peuplé dès 1670, un des premiers habitants est Julien Robert.

En 1704, cinq familles sont signalées, les familles Damour, Jacques Delattre, Jean Naze dans la région proche de l'étang deSainte-Suzanne, Jean Robert entre les deux rivières au centre du futur quartier, et Pierre Robert sur la rive gauche de la Rivière du Mât. Ces cinq familles de blancs et d'esclaves forment un effectif de trente personnes environ.

A partir de 1718, en raison d'arrivées successives de colons venus de France et de traites organisées d'esclaves, la population de l'île augmente rapidement et en 1740 quarante cinq familles se trouvent établies entre la Rivière Saint-Jean et la Rivière du Mât, très vite ces gens, se sentent isolés, ils réclament une église et un prête. On fait donc la demande à la Compagnie, qui comme pour les autres paroisses, est d'accord sur le principe, mais à la condition que les paroissiens la dotent et la construisent à leurs frais. Les Habitant achètent un terrain à la Ravine Sèche, Monseigneur Criais alors préfet apostolique envoie un lazariste, détaché de Sainte-Suzanne, c'est le curé d'Urre qui ouvre le registre de catholicité le 12 juillet 1741. Le quartier est érigé en paroisse en 1766.

Sur cette terre fertile, de nombreuses cultures se développent : thé, café, manioc, tabac, maïs, girofle, riz, vanille et blé donnent à la région l'appellation de Beau Pays.

 

Blason de la commune de Saint-André

église de Saint-André La Réunion

école à Saint-André La Réunion

 

 
 

La commune de Saint-André est, pendant la Révolution, l'un des bastions contre-révolutionnaires. Elles célèbre pourtant avec enthousiasme l'élection de sa première municipalité en 1790, le maire Pignolet n'avait pas beaucoup d'autorité, face à un certain Mathurin Robert, fervent monarchiste, qui empêchait les assemblées, et qui s'était décrété lui même chef de la police. La commune devient le lieu de l'insubordination et de la contestation des arrêtés de l'Assemblé coloniale de Saint-Denis. La crise Saint-Andréenne atteint son paroxysme en 1795, l'Assemblée Coloniale s'émeut; on encercle avec des canons la maison de Mathurin Robert. L'église est condamnée et détruite.

L’Assemblée Coloniale, le 9 janvier 1795, décrète " qu’il n’existera plus rien qui rappelle la dénomination d’un canton dans lequel s’est commis un attentat horrible contre les symboles de légalité et de la liberté, dont malheureusement on n’a pu découvrir les coupables auteurs. " Saint-André est rayé de la carte et son territoire est partagé entre les cantons voisons : d’un côté de la rivière du Mât à Sainte-Suzanne, de l’autre côté à Saint-Benoît.

La Paroisse est néanmoins reconstituée dès 1797, elle demeure cependant sans église et sans curé jusqu'en 1817. La commune est rétabli en 1798, on lui rendit son territoire sauf la partie entre la Rivière du Mât et le chemin des limites qui resta définitivement à la commune de Saint-Benoît.

Après cette période très agitée, le calme revint à Saint-André, il fallut reconstruire l'église et organiser le bourg. C'est alors qu'apparaît dans l'histoire de Saint-André, le père Minot. Sa tache n'était pas facile, le curé accepta l'hospitalité d'une famille du quartier et fit appel aux habitants pour reconstruire l'église. Après bien des ennuis, la nouvelle église fut bénie le 30 novembre 1821.

La commune de Saint-André devint un grand territoire de propriétés sucrières avec Bois Rouge, Ravine Creuse, Menciol, Désert, Colosse. Saint-André avait une population importante composée de nombreux engagés venus pour la culture et l'industrie de la canne. C'est ensuite la culture de la vanille qui trouva une place de choix à Saint-André avec un nombre important de préparations, celles de Loupy, qui trouva le procédé simple pour échauder la vanille, Zelmar, Pignolet, Bouquet, Moreau, de Floris etc...

Du vieux Saint-André il reste aujourd'hui quelques ruelles derrière l'église, en 1959, on entreprit l'agrandissement de l'église qui de 420 places passa à 1500 on conserva son architecture. Elle fut très abîmée par le cyclone Jenny et remise en état par le Père Repont aidé de ses paroissiens.

 

 
 

Liste des maires de la commune de Saint-André :

1825 - 1829 : Nicolas VABOIS.

1830 - 1842 : Louis Antoine LOUPY.

1843 - 06/1857 : Pierre Marie André FERRY.

06/1857 - 08/1863 : Adrien LAGOURGUE.

08/1863 - 1883 : Louis Jean Baptiste LOUPY.

1884 - 1888 : Denis SENAUD.

1888 - 1889 : Jules VIDOT.

1889 - 1894 : Aristide LOUPY.

1894 - 1900 : Raoul NATIVEL.

1900 - 1902 : Paul DUMESNIL D'ENGENTE.

1902 - 1912 : Raphaël VIDOT.

1912 - 1942 : Léopold MARTIN.

07/1942 - 12/1942 : Henri MORANGE.

12/1942 - 07/1947 : Maurice SOPHIE.

05/1947 - 1948 : Hervé GRONDIN.

1948 - 07/1957 : Raymond VERGES.

09/1957 - 04/1961 : Henri MORANGE.

04/1961 - 12/1962 : Charles Armand BARAU.

12/1962 - 06/1963 : Henri MORANGE.

06/1963 - 10/1967 : Jean RAMASSAMY.

09/1967 - 11/1969 : Sully DUBARD.

12/1969 - 1972 : Edelbert NATIVEL.

07/1972 - 03/2008 : Jean-Paul VIRAPOULLE.

03/2008 : Eric FRUTEAU.

 

 

 
   
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  jean michel a écrit le 24-06-2009 :
qui pourrai me donner des renseignements supplementaires sur le curé d Urre? merci d avance ça m intéresse habitant Eurre dans la Drôme, berceau de la famille des Urre.


 
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