1973,
Laurent effectue ses premiers pas sur le terrain, lorsque le PCR lui demande
de se consacrer aux jeunes en mettant en place des sections communistes
au Chaudron. Par la suite il se rend en métropole à Paris où il travaille
comme photographe à l’Humanité.
Laurent Vergès fait des voyages,
Amérique latine où il mène des campagnes d'alphabétisation, puis dans
l'ancienne URSS.
De retour à La Réunion, Il
choisi de mettre sa formation et ses compétences au service de La Réunion,
à Témoignages parce qu’il vouait une admiration sincère à son grand-père,
Raymond Vergès, le fondateur du journal et parce qu’il voyait dans le
journalisme une façon de maintenir un lien quotidien avec ceux qui luttent
pour le développement et l’émancipation de leur pays.
1977, sa carrière prend un
nouveau virage, il est candidat aux élections municipales de Saint-André,
commune où son grand-père a été maire pendant dix ans, battu il se représente
en 1983, il conduit la liste communiste où il est encore battu de 43 voix
seulement par le président de l'UDF, Jean
Paul Virapoullé.
1983, Laurent Vergès est
élu au conseil régional de La Réunion dès la création de cette institution.
5 Juin 1988, à 32 ans, il
est élu député de La Réunion de la 2eime circonscription.; rien ne semble
arrêter l'irrésistible ascension de ce jeune député. Le 10 octobre 1988,
le destin interrompt brutalement la carrière de Laurent Vergès. Victime
d'un accident sur la route du littoral, il succombe suite à ses blessures
deux jours plus tard le 12 octobre 1988.
Son dernier combat, mené
depuis la tribune de l’Assemblée nationale, a été pour demander l’instauration
du RMI, comme mesure sociale destinée à renforcer “le socle de l’égalité”.
Pas comme une fin en soi : toujours comme un rebond.
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