Lucien Gasparin. Personnage célèbre de la commune de Saint-Denis île de La Réunion

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Lucien Gasparin.

Homme politique. Député de La Réunion de 1906 à 1942, maire de Saint-Denis.

 

Lucien Gasparin né à Saint-Denis de La Réunion le 18 février 1868, décède le 8 avril 1948 à Paris.

 
 

Charles Marie Lucien Gasparin est né à Saint-Denis de La Réunion le 18 février 1868.

Son père, Charles Gasparin, teinturier à Saint-Denis né en 1840, est l’enfant naturel d’une esclave. Sa mère Marie-Joséphine Maillot a parmi ses ancêtres maternelles une femme d’origine malgache.

La famille est donc métissée et fait partie des couches petit créole, sans appartenir pour autant au prolétariat, car elle possède quelques biens urbains.

Lucien Gasparin est, après son baccalauréat, répétiteur de mathématiques au lycée de Saint-Denis.

Le 1er juillet 1889, il est reçu sur concours commis de 3ème classe au commissariat de la marine. Le 24 octobre de la même année , il quitte la Réunion pour le Tonkin.

En 1892, il est détaché à titre provisoire au service colonial de Nantes, où il prend ses fonctions le 16 août. Le sous-secrétaire d’État aux colonies l’admet la même année comme élève à l’École coloniale. Il part donc pour Paris, où il s’inscrit également à la Faculté de droit.

En 1895, il passe sa licence en droit et trouve un poste de clerc d’avoué, puis secrétaire d’un agréé parisien.

Le 25 décembre 1896, il quitte la métropole pour la Réunion et émigre vers Madagascar où il est nommé avocat-défenseur à Tamatave. Il y reste neuf ans.

En 1898, il crée, Le Madagascar , premier hebdomadaire de Tamatave, puis un second hebdomadaire, La Vérité.

Le 11 juin 1905, il présente sa candidature à la Réunion pour le siège de député de la première circonscription laissé vacant par Louis Brunet, élu sénateur. Mais il est battu par le docteur Auber. Après les élections, Lucien repart le 18 juillet 1905 pour Tamatave.

Il fera bientôt ses adieux à la Grande île, puisqu’en mai 1906, fort, du soutien de François de Mahy, il est élu député de la Réunion, il l'emporte par 3.069 voix sur 3.569 votants contre 58 à son concurrent. Son existence se déroule dès lors à Paris. Sa tendance est alors conservatrice, mais il va se rapprocher des radicaux-socialistes. Le 12 janvier 1909, il est initié à la loge Conscience et volonté, du Grand Orient de France, dont il démissionne en 1921. En 1923, il est reçu dans une loge de la Grande Loge de France.

24 avril 1910, il est réélu comme député, il recueille 7.841 voix contre 5.044 à son adversaire, sur 12.352 votants. Il le sera huit fois de suite, toujours au premier tour de scrutin.

Le 14 mai 1912, il est élu à la mairie de Saint-Denis, il restera maire jusqu’au 28 mars 1914.

26 avril 1914, il est de nouveau élu député, par 3 309 voix tandis que son adversaire ne compte que 3 742 voix, pour 12 014 votants.

Mobilisé le 2 août 1914, il est engagé avec le grade correspondant à l’emploi qu’il occupait antérieurement. Et c’est ainsi que le 15 août 1914, il est nommé officier d’administration de 3e classe, aux bureaux de l’Intendance. Il termine la guerre en qualité d’officier de réserve et sera démobilisé le 1er novembre 1919 au 119e régiment d’infanterie.

30 novembre 1919, au lendemain de la Grande guerre, le scrutin de liste remplace le scrutin uninominal. Lucien Gasparin se présente sur une liste radicale socialiste qui ne se voit opposer aucune liste concurrente : il obtient 26.735 suffrages sur 27.576 votants.

11 mai 1924, il est élu avec 15 745 voix sur une liste d'union républicaine démocratique et de solidarité créole ; son adversaire n'obtient que 6 447 suffrages sur la liste républicaine sociale et d'union de tous les Français ; le nombre de votants était de 24 521.

22 avril 1928, retour au scrutin uninominal, Lucien Gasparin n'a pas d'adversaire et recueille 3.242 voix sur 3.500 votants.

En 1931 Lucien Gasparin offre à la commune de Salazie la statue l'âme de la France, en hommage aux morts de la Grande Guerre. Dans un premier temps, elle est érigée sur la place de la mairie face à l'église de Salazie.

1 er mai 1932, Lucien gasparin se présente dans la première circonscription, il est élu facilement député de La Réunion, il n'a pas d'aversaire, 9 645 voix sur 9 658 votants. sa profession de foi : " Je n’ai jamais eu qu’une ambition : servir ; une seule passion politique : l’amour de ma petite île natale. "

26 avril 1936, les élections législatives à La Réunion, la campagne électorale est tendue, Lucien Gasparin et Auguste Brunet sont candidats à leur succession, leurs adversaires sont respectivement René Payet et Albert Lougnon. La campagne est marquée par de nombreux actes de violence.

Le jour des élections les passions se déchaînent et la tragédie est au rendez-vous. Au soir des opérations électorales, entre fraudes et folklore, les armes ont parlé. La colonie compte neuf morts et cinquante blessés.

 

Lucien Gasparin député de La Réunion

Charles Marie Lucien Gasparin

Lycée de Saint-Denis

Grande loge de France

L'âme de La France

 
 

Profession de foi de Gasparin :
" Pour la 9 ème fois je viens vous demander vos suffrages. Je suis plus vieux aujourd'hui qu'hier, je suis toujours aussi jeune de cœur et d'esprit, aussi ardent à la lutte pour l'amélioration du sort des humbles et des malheureux. A la Chambre je suis presque le plus ancien des députés, j'ai l'orgueil de pouvoir regarder avec fierté ma longue carrière…..Pour moi, le passé répond de l'avenir. La tâche est rude à notre époque, pour celui qui, comme moi, se penche vers ceux qui souffrent; les souffrances sont nombreuses; et pourtant, comme je l'ai toujours fait, je continuerai d'être digne du surnom que vous m'avez donné, je continuerai à être pour tous ceux qui sont opprimés ou malheureux le bon papa Gasparin; celui qui a des devoirs et sait les remplir, envers les enfants de la race créole."

Dans la première circonscription, Lucien Gasparin a un concurrent gênant, René Payet, qui est le directeur d’une usine au Quartier-Français et à la tête d’un journal bihebdomadaire : Servir.

Gasparin est élu 5 565 voix sur 9 666 votants, élection validée le 31 juillet 1936, malgré les violences et les fraudes qui se sont succédé durant la campagne électorale. Il retrouve sa place à la commission de l’Algérie, des colonies et des pays de protectorat, ainsi qu’à celle de la Marine marchande. La même année il est membre, avec Léonus Bénard, du Comité de Djibouti constitué le 10 juillet. Vieilli, malade, Lucien Gasparin se montre moins dynamique et ses interventions sont moins nombreuses. Il n’intervient plus à la tribune. Il a 68 ans.

Son mandat est prorogé par le décret de juillet 1939, ce décret prolonge le mandat des députés élus en mai 1936, jusqu'au 31 mai 1942 . Les élections législatives n’ayant pas eu lieu pour cause de guerre.

Le 10 juillet 1940, il accorde les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, il ne se représente pas en 1942 et cessera dès lors d’occuper un mandat politique.

Lucien Gasparin décède le 8 avril 1948 à Paris dans le 7e arrondissement, à l'âge de 80 ans. Les obsèques auront lieu à la Madeleine.

 

 

 
 
   
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Père René Payet Auguste Legros Albert Ramassamy
Raymond Barre Paul Bénard Éric Boyer
Paul Vergès Paul Moreau Alexis Pota
André Maurice Pihouée Louis Virapoullé Élie Hoarau
Jacqueline Farreyrol Christophe Payet André Thien Ah Koon
Claude Hoarau Jean Paul Virapoullé Michel Tamaya
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