Maison
Déramond.
La Maison Déramond à
Saint-Denis est classée en totalité parmi les monuments historiques le
6 juillet 1987.
La Maison Déramond est fortement
caractérisée par son architecture, par son emplacement et par les personnalités
qui y ont vécu, notamment les poètes Évariste
de Parny et Léon
Dierx, ainsi que le Premier Ministre Raymond Barre.
Le Terrain est concédé dès
1723
par la Compagnie des Indes à Gilbert Wilman et divers propriétaires s'y
succèdent, chacun d'eux y apportant des modifications.
D'un simple pavillon à rez-de-chaussée
au XVIII ème siècle, elle est avant 1830
flanquée de deux pavillons à étage.
Vers 1832,
M. Dehaulme fait surélever le pavillon et relie les deux ailes par une
galerie centrale. Le rez-de-chaussée fait office de varangue avec ses
larges colonnes de style dorique. Le premier étage est plein et percé
de fenêtres.
L'ensemble de cette façade
est agrémenté d'éléments décoratifs simples tels que pilastres et encadrements
de fenêtres, qui soulignent la volumétrie classique, de légers et subtils
décrochements soulignent le centre de l'édifice. Cette façade est une
" façade écran " plus large que l’arrière de la maison, c’est
l’une des premières de l’architecture créole, modèle pour de très nombreuses
autres maisons tout au long du XIXe siècle.
Les autres façades de la
maison sont plus sobres, voire rustique avec leur bardage en tamarin.
Au cours de la même période,
une grande dépendance en pierre voit le jour à l'arrière de la maison.
Grande cuisine et écurie, Sa toiture en appentis, couverte de tuiles creuses,
venues de Métropole, limite les risques de propagation des incendies à
partir des cuisines.
La maison est achetée en
1906, par le docteur Octave Déramond, grand-père maternel de Raymond Barre.
12 avril 1924,
naissance dans cette maison de Raymond
Barre, fils de René Barre, négociant, et de Charlotte Déramond. Le
futur Premier Ministre passe son enfance dans la maison familiale.
Octave Déramond
installe en 1925
une grille en fonte ouvragée sur la rue de Paris, et redessine le jardin.
Une pelouse, des parterres de rosiers remplacent les arbres plantés au
XIXe siècle devant la maison.
Trois groupes en fonte d’art,
représentant des enfants tenant des animaux, viennent décorer les bassins
installés : un au centre et les deux autres de part et d’autre.
On lui doit également la
création d’une salle de bains, décorée de faïences de style Art Nouveau,
à l'extérieure du bâtiment dans une dépendance, une des premières salle
de bain de La Réunion.
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