Par
la suite il occupe le poste de substitut du procureur général
près la cour royale d'Alger.
M. de Greslan, dont les opinions
sont nettement monarchistes, décide de se prèsenter à
La Réunion, aux premières élections au suffrage universel,
La colonie a droit à deux députés pour l'assemblée
nationale. Cette élection soulève un beau tollé,
car voici que les affranchis disposent d'une voix qui pèse autant
que celle des grands messieurs. Trente-sept mille électeurs sont
inscrits. Les instructions ministérielles portent formellement
que les nouveaux affranchis doivent voter. Mais des violences sont exercées
pour écarter les affranchis de l'urne. Le vote du 30 septembre
1849
est insuffisant pour valider l'élection, personne n'ayant atteint
le huitième des voix des électeurs inscrits.
Le Directeur de l'intérieur
M. Brunet, dans l'intérêt de la liberté du vote, et
comme protestation contre ces violences impunies, fait une lettre le 8
octobre au commissaire central de police.
Lettre du Directeur de l'intérieur
au Commissaire central de police, du 8 octobre 1849.
" Monsieur le Commissaire
central, les élections qui viennent d'avoir lieu n'ont pas abouti
; elle devrons recommencer le 21 de ce mois... "
Jean-Baptiste Pierre Prosper
De Greslan est élu député de La Réunion le
21 octobre 1849,
le second et dernier de la liste par 5 297 voix 9 186 votants, 34 810
inscrits. Le premier de la liste Charles
Ogé Barbaroux est élu avec 5 398 voix.
Il siége à droite, s'associe
à tous les votes de la majorité conservatrice, et combattit
les propositions républicaines, à la fin de son mandat de
député le 2 décembre 1851, il ne se représente
pas.
Jean-Baptiste Pierre
Prosper De Greslan décède le 9 novembre 1852 à
Paris.
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