Villa
du Département.
La construction de cette
maison est financée entre 1793 et 1804 par Jean Baptiste de Lestrac, négociant
et propriétaire terrien à La Réunion et le premier maire de Saint-Denis.
Plusieurs familles de planteurs
la rachètent au cours de la première moitié du XIXème siècle.
6 octobre 1824, c'est la
famille de François-Xavier Bellier Monrose qui ne devient propriétaire,
c'est un des pionniers de l’industrie sucrière à La Réunion. François-Xavier
Bellier Monrose ( 1766 - 1846 ) est un riche propriétaire et industriel,
il possède déjà à Sainte-Suzanne avec son neveu par alliance, Étienne
Jean Dioré, une guildiverie (distillerie) puis une sucrerie. Il achète
par la suite à Saint-André après avoir procédé au remembrement des terrains,
le Domaine de Bois Rouge, Il y fait construite en 1810, une magnifique
villa créole et créé en 1817 la sucrerie de Bois Rouge.
6 décembre 1838, Guillaume
Sylvain Robert, trésorier payeur de la colonie s’y installe avec sa famille.
Il agrandit le terrain en rachetant deux autres parcelles à l’Ouest et
au Sud, permettant la création d’une entrée de service sur la rue Sainte-Anne.
15 octobre 1860, la colonie
rachète la maison, elle est occupée par les grands commis de l'État :
trésorier général de la Colonie, directeur de l'Intérieur...
30 juin 1948, le département
de La Réunion devient le propriétaire de la maison qu'on appelle désormais
la Villa du Département, elle accueille successivement, le secrétaire
général de la Préfecture, le président du Conseil Général et aujourd'hui
les services départementaux de la promotion culturelle et sportive.
La villa du département :
quatre varangues ponctuent le rez-de-chaussée des quatre façades aux quatre
points cardinaux. A l'origine l'entrée se situe en façade nord avec un
barreau sur rue aujourd'hui fermé. Dans les années 1960, un nouveau portail
est créé rue de Paris.
L'accès à la maison se fait
par un large emmarchement de pierre, de la varangue portique de la fin
du 19 ème siècle, on pénètre dans une large galerie latérale contiguë
aux pièces de réception richement meublés. Trois salons de réception sont
disposés le long de la varangue sud. Ils forment une belle enfilade, dans
laquelle un jeu de miroirs et de vitres contribue à démultiplier l’espace.
A l'étage se situent onze pièces principales en enfilade à l'origine fermées
par des persiennes, aujourd'hui transformées en fenêtres.

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