Bellier
participe activement aux travaux et combats de l'Assemblée. Le 21 juin
1790, par exemple il appuie Besnard lorsque celui-ci propose, pour contrer
le mauvais vouloir des administrateurs, que l'Assemblée se constitue à
l'instant en Assemblée administrative. Le 6 juillet, il lance le débat
sur la question des droits politiques des Libres de couleur. Tout en déclarant
persuadé que seule l'Assemblée nationale pourra se prononcer sur leurs
revendications, il juge qu'il n'y a pas d'inconvénients à leur permettre
de s'assembler pour délibérer et se choisir un défenseur.
2 août 1790, au 1er tour
et à la majorité absolue des voix Pierre
Joseph Bellier de Villentroy est élu
maire de Saint-Paul.
Le 3 octobre 1790, l'assemblée
primaire de Saint-Paul l'élit parmi les 6 députés de la localité à la
première Assemblée coloniale ce qui l'amène à démissionner de son fauteuil
de maire. Avisé de son élection à l'assemblée nationale, Bellier avait,
le 4 octobre, témoigné au président de l'Assemblée générale toue sa sensibilité
pour cette faveur inappréciable et assuré l'Assemblée de sa reconnaissance
respectueuse et de son parfait dévouement. Ce n'était toutefois pas à
une acceptation formelle et, le 9 novembre, Bellier annonce à l'Assemblée
coloniale, qui a ouvert ses travaux à Saint-Denis le 28 octobre, qu'il
renonce à accomplir son mandat pour des raisons familiales. Il est remplacé
par son suppléant M. Louis-Marie
Bertrand.
Bellier continue à employer
tout son zèle pour concourir à faire le bonheur de ses concitoyens. Il
demeure effectivement très actif durant toute la législature, en particulier
au sein du comité de rédaction dont il est généralement le rapporteur.
Il accepte de représenter
Saint-Benoît à la quatrième Assemblée coloniale élue en juin 1794 après
la victoire des sans culottes. Il refuse par deux fois, en 1795
et 1796,
la députation à l'Assemblée coloniale que lui proposent les électeurs
de Saint-Paul. Et s'il accepte finalement en 1798
de représenter le ville. En fait, c'est seulement avec le régime Bonapartiste
qu'il fera véritablement sa réapparition politique.
Pierre Joseph Bellier de
Villentroy décède le 30 mai 1813
à Saint-André.
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