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Présentation de La commune et de la ville de
Saint-Joseph |
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Histoire de la commune et de la ville de
Saint-Joseph île de La Réunion |
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Blason de la
commune de Saint-Joseph |
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Les armoiries de la commune :
Les trois pailles en queue emblématiques des côtes du Sud
sauvages, |
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s'élèvent dans
le ciel, dans un seul élan. |
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C'est
tout à la fin de l'extension vers le Sud que se situent les premières
concessions de la région qui est maintenant Saint-Joseph. |
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Le
territoire qui s'étendait de la Ravine à Panon au Pays Brûlé avait
été concédé en partie en 1735, mais le pays était éloigné
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difficile
d'accès. La vie allait au ralenti, jusqu'en 1784, où les
administrateurs de Souville et de Saint-Maurice accompagnés de |
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Messieurs
Ozoux, Defosse et Joseph firent un voyage d'exploration dans le Sud
oriental de l'île. Ils virent combien étaient |
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abandonnées
ces terres très éloignées, enfermées entre les montagnes, les laves
du Volcan et une mer très difficile. Ils cherchèrent |
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comment
attirer les colons et les attacher à cette région. Sous l'initiative
de Joseph Hubert, on proposa d'y planter des produits de |
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grande
valeur, sous faible volume aisément transportable à tête d'hommes. |
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Le botanique
Joseph Hubert y tente avec succès l'implantation des épices dont l'Europe était très friande. Le nom de Saint-joseph |
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rend hommage au gouverneur
Joseph Charvet, Baron de Souville. Grâce à la richesse de son sol, Saint-Joseph
connaît un fort |
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développement agricole.
La famille Kervéguen y implante usines sucrières, distilleries et féculeries. En vue d'exporter ses productions, |
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le comte
Kervéguen fait même construire son propre embarcadère à Manapany. Saint-Joseph est devenue commune en 1875. |
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Le
premier village s'est installé au bord de la mer, au Butor à
l'embouchure de la Rivière des Remparts, autour du chemin et de |
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l'église.
Un pont fut construit à cet endroit mais détruit par un cyclone. La
ville s'installa plus haut se développant lentement. |
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Saint-Joseph
resta longtemps isolé du reste de l'île, les communications étaient
fort difficiles, le chemin de fer n'allait que, jusqu'à |
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Saint-Pierre
et le trajet en voiture était long jusqu'à la ville. Mais ainsi que toutes les villes réunionnaises et sous l’impulsion du |
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dynamique Maire Adolphe
Bourgine, ce gros bourg profitera du succès de la canne à sucre dès le début du XIXème siècle. |
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Elle connaîtra dès lors un essor architectural : l’église en bois du centre-ville, sommaire, est remplacée par un imposant édifice en |
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pierre
consacrée en 1851. Détruite par le cyclone de 1881, elle fut plus tard
reconstruite. Les équipements publics se développent, |
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les usines fleurissent. En parallèle, les infrastructures routières s’améliorent considérablement et un important réseau de canaux de |
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captage voit le jour, dont quelques restes subsistent encore aujourd’hui.
C’est la première vague de modernisation dont profitera |
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Saint-Joseph. |
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Mais avec la crise de la canne à sucre, la ville s’enlise à nouveau dans une léthargie durable, à l’instar du reste de l’île. Il faudra |
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attendre la fin de la seconde Guerre Mondiale et l’élection de Raphaël Babet au fauteuil de Maire en 1947 pour que Saint-Joseph |
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retrouve un nouveau souffle. Grand bâtisseur et visionnaire, celui-ci structure la ville à grands renforts d’équipements publics. Sous la |
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mandature de Raphaël Babet (1947-1957), Saint-Joseph rayonne dans le Sud et devient une ville avant-gardiste : le premier lycée |
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agricole de la Réunion, l’hôpital (le seul établissement autonome dans l’île à ce moment-là) ou encore la Mairie, sont bâtis dans un |
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style résolument moderne pour l’époque. |
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