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Blason de la commune
de Saint-Leu :
Le blason représente un "besant"
ancienne pièce de monnaie de la compagnie des indes.
Le lieu dit Boucan de Laleu,
est mentionné sur la carte de l'île dès la fin du 17 ème siècle. Il tiendrait
son nom de Laleu, Garde-magasin de la région de Saint-Paul qui aimant
la solitude s'y était construit un boucan, en créole se mot signifie cabane,
abri.
Sur la demande de la Compagnie
des Indes, le nom boucan, jugé inconvenant, fut changé en Repos Laleu.
Le boucan ou Repos Laleu fit partie de Saint-Paul jusqu'en 1777,
la localité fut érigée en commune en 1790,
sous le nom de Saint-Leu.
De l'origine jusqu'à nos
jours, le principal souci des habitants de Saint-Leu, fut l'eau. Il n'y
avait ni source, no fontaine et l'eau des puits que l'on creusait était
saumâtre. On raconte que le premier maire Gilles Dennemont, fit capter
une source, dans la ravine du Cap, que l'on amena jusqu'à la ville, avec
des troncs de palmistes.
La terre de Saint-Leu était
excellente pour cette nouvelle culture préconisée par la Compagnie, le
café, ainsi que pour le coton. La Compagnie décida tout de suite d'établir
à Saint-Leu une marine pour charger et décharger le café et les marchandises.
En 1794,
à l'annonce de la Guerre contre l'Angleterre, on installa des batteries
pour défendre la rade. Les habitants repoussèrent un premier débarquement
anglais en 1796.
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Saint-leu
était une ville importante et elle connaît à la fin de 17 ème siècle une
très belle période grâce à la culture du café, mais les récoltes subirent
de gros dégâts pendant les cyclones de 1806
et 1807,
et le coton cultivé aussi fut ensuite attaqué par un insecte.
En 1811,
eut lieu la Révolte des Noirs, celles-ci fut la plus importante de l'histoire
de l'esclavage. Un complot se trama entre les esclaves du Gol et ceux
de Saint-Leu, avec pour but de rallier tous les esclaves du Sud contre
les Blancs. Les esclaves avaient un atout majeur, leur supériorité numérique.
En effet, dans cette région de grande culture, très riche, ils étaient
à peu près dix fois plus nombreux que les Blancs.
Ce complot qui prit naissance
dans le fond de la Ravine du Trou, fut éventé par Figaro esclave de la
veuve Legrand qui alla avertir les autorités, en l'occurrence Monsieur
de La Gironde. On arrêta le chef des conjurés, Jean. Les propiétaires
incrédules quand à la possibilité d'une révolte ne prirent par de précautions.
Mais les esclaves étaient prêts et deux jours après l'arrestation de Jean,
sous la direction d'Elie et de Prudent tous les deux appartenant à la
famille Hibon, ils attaquèrent la maison de Jean Macé, et tuèrent ce&
dernier. La troupe se sépara en deux groupes l'un se dirigeant sans succès
chez Hibon et l'autre Chez Armel Macé. Celui-ci se défendit mais fut tué
à son tour. Son jeune esclave Paulin, réussit à s'enfuir et courut prévenir
son propriétaire Dennemont. Ce dernier alerta les voisins et tout le monde
se réunit autour de la mairie de Saint-Leu. Vingt quatre volontaires se
proposèrent pour combattre l'insurrection et se mirent sous la direction
de Fougeroux, ancien militaire. les insurgés furent surpris par Fougeroux
et ses amis et durent capituler.
Le gouverneur Farquar, alors
gouverneur anglais des deux îles, revint de l'île de France et réquisitionna
l'église de Saint-Denis pour un jugement des révoltés, trente furent condamnés
à mort, les autres mis aux fers à perpétuité. Figaro reçut en récompense
la liberté, une pension viagère inscrite au budget de la Colonie, ainsi
que la première concessions de Cilaos, l'îlet à Cordes, qui lui appartint
jusqu'à sa mort.
Saint-Leu fut de nouveau
rattachée à Saint-Paul en 1814,
mais après quelques années de léthargie, elle se releva et devint commune
indépendante en 1817.
A la fin de 19 ème siècle,
Saint-Leu avait quatre usines sucrières et deux distilleries. La plus
importante était celle de Guigné au Portail, on voit toujours sa haute
cheminée. Saint-Leu ne retrouva jamais sa prospérité d'antan. La sécheresse
et le manque d'eau furent un obstacle important et les gens ne revinrent
plus s'y installer.
Au début de 20 ème siècle,
les hauts de Saint-leu furent défrichés pour la culture du géranium, des
maisons s'installèrent tout au long de la route Hubert Delisle et les
localités de Piton Saint-Leu, la Chaloupe Saint-Leu se développèrent.
Le cyclone de 1932
fut si terrible qu'il contribua encore à l'abandon de cette ville.
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