Musée
du Sel à Saint-Leu La Réunion.
La carte de l'île Bourbon
de Feuilley, datant de 1704, porte déjà l'indication " ici se
fait le sel ". Cette année-là,
Feuilley raconte comment les habitants obtiennent les précieux cristaux
blancs en déposant de l’eau de mer dans des grandes feuilles de palmiers.
La Pointe au Sel, anciennement
appelée la Pointe de Bretagne, est issue de la dernière éruption du Piton
des Roches Tendres situé plus en amont et qui forme avec ce site
une entité paysagère remarquable.
Les bassins actuels sont
construit en 1942, par l'usinier Dussac, descendant de Jean Dussac, premier
usinier du domaine de Stella Matutina. Ces bassins et tables salants sont
réalisés en pierre de taille, tandis que le sol des parténements est fait
d'un glacis en terre glaise. La surface des 23 bassins atteint deux hectares.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la production s'élève à 250 tonnes,
puis décline lors de l'arrivée sur le marché du sel malgache, le site
ferme alors ses portes.
En 1961, les salines sont
remises en état et reprennent leur activité jusqu’en 1972 où la concurrence
du sel importé leur porte, à nouveau, un coup fatal...
En 1980, un promoteur envisage
de construire un lotissement sur le site. Le Conservatoire du littoral
s’en émeut et se porte acquéreur des 16,5 hectares de la « pointe de Bretagne
». Il en confie la gestion au Conseil Général à titre expérimental tandis
que l’ONF assure une surveillance minimale du site dans le cadre du régime
forestier.
Plus tard, le Conservatoire
obtient le classement de cet endroit unique. Il faut pourtant attendre
1996 pour que renaissent les salines sur deux hectares. Les marées étant
trop faibles, un système de pompage permet d'approvisionner les tables
salantes en eau de mer.
La collectivité a confié
les salines à l’Office du Tourisme de Saint-Leu, qui recrute les sauniers
et commercialise le sel.
Le Muséum d’Histoire Naturelle
est gestionnaire du Musée du sel. |