Blason de la commune
de Saint-Louis.
Les armoiries de la commune
: Les fleurs de lys et la nef sous voiles, rappellent que le quartier
fut l'un des premiers peuplés, du temps du Roy de France et de la Compagnie
des Indes.
Desforges Boucher directeur
du commerce à Bourbon a reçu de la Compagnie des Indes la mission de favoriser
la culture du café Moka dans le pays des vivres, le Sud de l'île. Il offre
de l'argent aux travailleurs, attribue des concessions gratuites, les
émigrations commencent aussitôt vers l'étang du Gol puis la rivière d'abord.
Tous ceux qui depuis longtemps
déjà désiraient s'y installer accourent dans le Sud. Desforges Boucher
montre lui même l'exemple en s'accordant ainsi qu'à sa famille la première
concession de l'étang du Gol le 5 mars 1719,
dans le but d'y cultiver le café.
Comme dans toute l'île, c'est
le début de l'ère du café dont la plus brillante période s'étendra de
1724
à 1729
avec une exportation de deux millions de kgs en plus de la consommation
locale. Tous les plateaux du littoral jusqu'à 500 m furent défrichés et
couverts de caféiers.
En 1726,
c'est la création du quartier, baptisé Saint-Louis, en l'honneur de Louis
XV.
Au Gol, le fils de Desforges
Boucher fit construire en 1747
un château souvent décrit dans les textes anciens, mais il n'en reste
aucune trace de nos jours.
La ville de Saint-Louis s'établie
autour de la première église près du Gol.
Après une période révolutionnaire
assez agitée, Saint-Louis deviendra commune en 1815,
et son premier maire sera Monsieur de La Gironde.
C'est seulement après avoir
réussi à capter l'eau du Bras de Cilaos, grâce à d'importants et difficiles
travaux, que la région pourra se développer et devenir une zone sucrière.
Le Gol se transforma en un grand champ de cannes et la ville se développera
entre cette plaine et la rivière Saint-Etienne, autour d'une nouvelle
église
et d'un hôtel de ville.
A la fin du 19 ème siècle,
Saint-Louis a plusieurs usines sucrières. Toutes ces usines furent concentrées
au Gol.
Si une certaine prospérité
marque les années 1920
- 1930,
elle n'est plus qu'un souvenir en 1945.
A Saint-Louis, la misère est partout présente et les conditions de vie
de la majorité de la population sont dramatiques. Néanmoins, à partir
des années 1950
- 1960,
l'application effective des mesures de la départementalisation permet
le développement des infrastructures scolaires et hospitalières, mais
surtout la création d'un habitat social digne de ce nom. Le territoire
de la ville de Saint-Louis connaît alors de grands bouleversements qui
se poursuivent de nos jours. |