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Les
armoiries de la commune :
Les fleurs symbolisent la
vanille, l'oiseau, un phaéton ou paille-en-queue.
Les armoiries se décrivent:
d'azur à deux fasces ondées d'or, chargées d'un dodo d'argent becqué et
armé de sable, surchargé en abîme d'un écusson de gueules à une ancre
d'argent.Le dodo, oiseau aujourd'hui disparu, était l'emblème ornithologique
de l'île de la Réunion.
L'ancre symbolise la vocation
maritime de la commune.
C'est à Saint-Paul que se
fit l'occupation définitive de l'île en 1663
par un certain Payen et son compagnon, venus avec dix domestiques malgaches,
sept hommes et trois femmes ; ils s'installèrent près des cavernes à causes
de l'eau qui y coulait en abondance. ( grotte des premiers français à
Saint-Paul ).
Payen est reparti, quand
la Compagnie des Indes constitué en 1664,
envoie à Bourbon, en 1665,
Etienne Regnault et vingt colons. Ceux-ci s'établissent sur les premiers
contreforts de Savana, au vieux Saint-Paul derrière l'étang. Regnault
envisage la culture intensive du blé, du riz, du tabac et de la vigne,
il pense aussi au commerce de bois avec l'Inde.
Les noms des tous premiers
colons sont difficiles à déterminer, Hoarau, Dennemont, Vallée, Collin,
Gilles Launay, Fontaine, et plus tard Mussard, Touchard, Ricquebourg,
Panon etc. En dehors des Français, pour la plupart parisiens ou bretons,
on trouve à Bourbon un échantillonnage d tous les pays d'Europe, Hollandais,
Allemands, Portugais, Espagnols, Italiens etc, quelques Indiens et des
Malgaches, mais aussi quelques pirates.
La société féminine est composée
de femmes malgaches et indiennes avec seulement, jusque vers 1680,
sept ou huit femmes blanches, la plus célèbre fut Françoise Chatelain
de Crécy.
Durant tout le 17 ème siècle
les colons redescendent vers la côte et jusqu'à l'embouchure de l'étang.
Là chacun a son champ de blé, de canne à sucre, et de tabac.
Devant l'incapacité des Gouverneurs
successifs, un conseil des Anciens se constitue, formé de six habitants
de Saint-Paul parmi lesquels, Athanase Touchard et François Mussard, ainsi
que Louis Caron, René Hoarau, Antoine Payet et Rouillard. Les six élus
de Saint-Paul constituèrent un des premiers conseils de la colonie.
En 1723,
un violent incendie ravage une grande partie des habitations de Saint-Paul,
beaucoup de colons s'en vont vers Saint-Denis. |
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Saint-Paul
resta la capitale de l'île jusqu'en 1738,
date à laquelle Labourdonnais choisit Saint-Denis pour transférer le siège
du Gouvernement. Saint-Paul devient commune en 1790.
Pendant tout le 18 ème siècle, la partie sous le vent lui était rattaché
et elle devint officiellement chef-lieu en 1827.
Par la suite, elle dut laisser la prépondérance à Saint-Denis, mais resta
cependant chef-lieu judiciaire de la colonie jusqu'en 1833.
Bien qu'elle ne soit plus
la capitale Saint-Paul connaît au XVIII siècle une période de prospérité.
C'est la belle époque du café et on cultive aussi avec succès le coton.
La ville s'aménage, on construit en 1770
ma Chaussée ( rue de la Chaussée Royale ) et de belles maisons s'établissent
sur ses côtés. Madame Desbassyns installe une de ses trois maison, La
grande Cour.
Saint-Paul ne changera guère
pendant toute la première partie du 19 ème siècle. La ville se dépeupla
à la fin de 19 ème siècle pour plusieurs raisons : les crises de la canne
qui atteignirent toute l'île, la création du port de la Pointe des Galets,
mais surtout à cause de l'introduction en 1864
du paludisme, par u convoi d'immigrants venus de Calcutta ; la ville n'était
pas assez ventilée et l'étang de Saint-Paul entretenait les moustiques
porteurs de germes.
Après une longue éclipse,
Saint-Paul renaît doucement. Elle a repris de l'importance avec la création
d'une sous-préfecture. Son principal intérêt est touristique, avec son
passé, sa côte, sa zone balnéaire et ses circuits des hauts.
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