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Joseph
Desbassyns est né à Saint-Paul île de la Réunion le 23
février 1780.
Joseph Desbassyns et le quatrième
fils de la célèbre et richissime
Madame Desbassyns, propriétaire agricole.
Après des études à Paris
et aux États-Unis, il rentre à l'île natale et s'installe à Sainte-Marie
où il se lance dans un premier temps à la culture du maïs.
Le 29 novembre 1808,
il épouse à Saint-Denis, Élisabeth Pajot, née le 26 septembre
1783
à Saint-Denis de La Réunion, qui lui donnera une fille,
Camile le 11 août 1811
et un fils Jules en 1816.
Joseph Desbassyns, ardent
travailleur, joue lui un rôle prépondérant dans le développement de la
culture de la canne à sucre. Il s’attache particulièrement à l’étude des
procédés de culture et met au point un mode d’assolement triennal pour
la canne à l’aide de légumineuses qui fera longtemps autorité.
“La plus importante des prescriptions
est celle de la profondeur des trous à 12 pouces” explique-t-il dans son
livre. Soucieux de répandre sa méthode, il invite même les agriculteurs
à venir faire des stages chez lui. Véritable agronome, c’est donc à lui
que l’on doit la première méthode rationnelle de la culture de la canne
à sucre. C’est d’ailleurs lui-même qui met en place le système de plantation
des cannes sur la propriété de son frère Charles
Desbassyns en 1815. |
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Joseph
installe en 1818,
un moulin à vapeur sur sa propriété du Bel-Air.
16
décembre 1818, il sollicite le négociant
nantais Lévesque afin qu’il fournisse à Bourbon des
animaux de trait et un soigneur afin de tenter des expériences
de labour dans la Colonie. Bourbon reçoit des armateurs nantais
les mules du Poitou ou de Buenos Aires indispensables à la constitution
des charrois des établissements sucriers.
Joseph et Charles son frère
surent s'entourer de bons chercheurs, Gimart et et Joseph
Martial Wetzell, l'île est bientôt à la pointe de la technologie sucrière
mondiale.
25 avril 1831,
Joseph Desbassayns attaché aux idées de la Restauration
provoque un scandale. Les faits sont relatés par Cordier, sympathisant
des libéraux :
" donc ce jour-là on
célèbre à Saint-Denis dans la chapelle du gouvernement, par un privilège
tout spécial, le mariage d’une fille de Joseph Desbassyns avec M. Jurien
. M. Joseph Desbassyns, au milieu du cortège qui se rendait à l’église,
parut sur une chaise à brancard, faisant porter à côté de lui, par un
de ses nègres, un drapeau blanc. Il traversa ainsi la ville, bravant l’indignation
générale. Enfin un jeune homme s’élança sur le drapeau, l’arracha et le
mit en pièces. Ce scandale fit rassembler sur la place un grand nombre
de citoyens ... On se procura un drapeau tricolore, et lorsque le cortège
sortit de la chapelle, on obligea Joseph Desbassyns à arborer ce drapeau
sur sa chaise ".
Peu avant ses quarante ans,
Joseph Debassyns est atteint d’une paralysie des membres inférieurs mais
la maladie n’affecte en rien son dynamisme et sa curiosité scientifique.
Malgré son handicap, il continue à travailler : “Une fois lancé, rien
ne l’arrêtait ; on l’a vu, se faire descendre, suspendu à des cordes,
au milieu d’un rempart, pour déterminer et indiquer les points par où
devait passer le canal conduisant l’eau qui lui était nécessaire pour
ses usines”.
Épuisé et malade, il doit
pourtant se résigner à partir en France où il meurt
le 17 avril 1850.
Il repose aujourd’hui au cimetière du Père Lachaise à Paris.
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