Jules Auber né à Saint-Paul docteur député, sénateur de La Réunion maire de Saint-Denis

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Jules Auber.

Docteur et homme politique de La Réunion. Député, sénateur, maire de Saint-Denis.

 

Jules Auber né le 29 avril 1867 à Saint-Paul La Réunion, décède à Paris le 5 juin 1928.

 
     
 

Joseph Pierre Jules Auber, généralement appelé Jules Aubert est né le 29 avril 1867 à Saint-Paul de La Réunion.

Issu d’une famille modeste, le jeune Auber comme beaucoup de réunionnais se retrouve à Paris pour effectuer ses études. Il rentre à la faculté de médecine de la capitale et obtient son diplôme de docteur en médecine et de pharmacien de 1ère classe.

De retour à La Réunion, jules Auber s'installe à Saint-Denis, rue de l'église où Il est nommé directeur du service de santé et d’hygiène. Il se marie avec Camille Patu de Rosemont, une jeune fille de la plus haute société aristocratique dionysienne.

6 mai 1904, il débute sa carrière politique lors des municipales, il se présente à Saint-Denis sous l'étiquette radicale-socialiste contre Lecocq du Tertre, le maire sortant. Il est élu est devient le nouveau maire de Saint-Denis, sa première déclaration :

"... Notre devoir est d’éviter toute dissidence avec l’administration et de rechercher, au contraire, un point d’entente avec elle sur la base d’une indépendance réciproque. Une telle entente est d’autant plus facile que nous en avons pour garant le caractère loyal, franchement républicain, de notre distingué gouverneur M. Samary et la bienveillance sollicitude qu’il a toujours témoignée à ses administrateurs. Nous devons surtout nous attacher à améliorer le sort des petits par une modération sensible des impôts, par l’extension de l’instruction publique et le rétablissement des bourses du lycée, mises désormais à la disposition des lauréats des écoles primaires, par la réorganisation de l’assistance publique et la répartition plus équitable des secours, par l’agrandissement de l’hôpital communal et la création d’un asile pour les vieillards et les infirmes. D’autres réformes s’imposent également à notre sérieuse attention : telles sont la réorganisation de la police municipale, la fondation d’une Caisse d’épargne, l’encouragement de la mutualité sous toutes ses formes, l’établissement de la dette communale, la réfection de nos rues et l’amélioration de notre grande voirie en général, et avant tout, des économies à réaliser, malgré toutes ces charges, ce qui me semblé être au premier abord un problème insoluble, mais qui me pourra cependant déconcerter une bonne volonté commune ... ".

11 juin 1905, Jules Auber se présente aux législatives partielles de la première circonscription en remplacement de M. Louis Brunet, député élu Sénateur.

Le Docteur Jules Auber, homme de gauche soutenu par François de Mahy est opposé au républicain Lucien Gasparin. Jules Auber est élu député de la première circonscription de la Réunion.

Inscrit au groupe radical-socialiste, il demande au cours de la discussion du budget des Colonies en 1906, la création d'une section de médecine à l'École coloniale, et plaide en faveur du budget local de la Réunion.

 

Jules Auber

Mairie de Saint-Denis

Rue Jules Auber à Saint-Denis de La Réunion

 

Mai 1906, Jules Auber décide de se représenter pour les élections législatives générales. Pendant sa campagne il est victime d'un attentat à Saint-André, récit du journal L'Égalité :

" ... Le candidat Jules Auber, candidat républicain, a été victime d’une tentative d’assassinat de la part de ses adversaires. Il ne fait de doute pour personne que l’intention de tuer est flagrante. L’arme qui a servi à l’attentat est une pierre monstrueuse et aux arêtes aiguës de cinq cents grammes. Cette pierre a été jetée sur le candidat Auber du sein de la foule où se trouvait M Gasparin... Heureusement, une lanterne vénitienne heurtée dans sa trajectoire par le projectile a peut être amorti le coup... ". 

Ce jet de pierre a dégénéré en bagarre générale. Blessé à la face, le candidat Jules Auber, est très atteint moralement et physiquement.

Le 24 mai 1906, Jules Auber renonce à la lutte et se désiste laissant Lucien Gasparin seul candidat dans la première circonscription.

 

Parution de son désistement dans le journal :

Titre : Désistement de Monsier le Docteur Jules Auber.

Saint-Denis, le 24 mai 1906.

Mes chers amis.

Grièvement blessé, lors du guet-apens dont j'ai été victime, le 17 mai, à Saint-André, au moment même où j'allais exposer mon programme, j'ai été contraint, par d'impérieuses raisons de santé, de cesser ma campagne éléctorale, et j'abandonne la lutte.

Ce résultat, regrettable autant qu'inattendu, doit être attribué, vous le savez tous à nos adversaires sans scrupules. Ils n'ont pas craint, les lâches, de rechercher dans le crime, la fin d'une lutte où il devaient infailliblement succomber. Qu'ils soient donc à jamais flétris !

En me retirant, je me fais un devoir d'adresser l'expression émue de ma vive gratitude et de mes rémerciments sincères à tous mes amis dévoués qui toujours, m'ont aidé à assurer le triomphe des vrais principes de la République démocratique.

Je me souviendrai aussi, dans ma retraite forcée, que nous devons rester toujours unis dans un même élan de solidarité, toutes les fois qu'il s'agira de défendre les intérêts de la grande et de la petite Patrie.

Veuillez agréer, mes chers amis, l'assurance de mon inaltérable attachement et de mon absolu dévouement.

Dr Jules Auber. Député sortant.

 

Lucien Gasparin est élu dans la première corconscription, dans la deuxième circonscription, François de Mahy est élu avec huit mille voix contre deux mille cinq cents pour son adversaire, Auguste Brunet.

Jules Auber ne se représente pas au municipal de 1908, il se consacre à son cabinet médical, prend la direction du service de santé et d’hygiène de la Réunion et fonde le journal "La dépêche".

Décembre 1919, Auber reprend son activité politique, il retrouve sa place de maire de Saint-Denis, et un siège de conseiller général de Saint-Benoît.

18 janvier 1920, Jules Auber est élu Sénateur de la Réunion à une élection partielle, en remplacement de M. Félix Crépin, décédé le 13 juillet 1918. Affilié au groupe de la gauche démocratique, principalement attaché aux intérêts coloniaux, il entreprend en 1920 de démontrer l'urgence de donner un statut aux magistrats coloniaux.

Il se représente au renouvellement normal du 9 janvier 1921, il est réélu. Il intervient dans la discussion du projet de loi sur les services maritimes postaux et demande qu'on laisse aux colonies plus de liberté dans l'emploi de leurs ressources. Il siége notamment à la Commission des douanes et des conventions commerciales, au nom de laquelle il dépose un grand nombre de rapports.

Il meurt dans l'exercice de son mandat, le 5 juin 1928 dans son appartement du boulevard Saint-Michel et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. M. Paul Doumer, Président du Sénat prononce son éloge funèbre à la séance du 7 juin 1928.

Léonus Bénard est élu en remplacement sénateur de la Réunion le 19 août 1928.

Les travaux scientifiques de Jules Auber ; : L'emploi de la cocaïne en chirurgie ; Le traitement de la lèpre ; L'épidémie de peste en 1900 ; Bourbon sanatorium, etc...

 

 

 
 
   
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