Cheminée du Baril usine sucrière féculerie Saint-Philippe La Réunion, Info et photos département 974, quoi visiter à Saint-Philippe La Réunion.

Cheminée de la sucrerie du Baril Saint-Philippe La Réunion.

A voir. A faire. A visiter à Saint-Philippe La Réunion.



Cheminée sucrerie du Baril Saint-Philippe La Réunion.


Ancienne sucrerie du Baril Saint-Philippe La Réunion.


Ancienne sucrerie du Baril Saint-Philippe La Réunion.

Cheminée de la sucrerie du Baril Saint-Philippe.

- Nom : Cheminée de la sucrerie du Baril.
- Situation : Le Baril.
- Ville : Saint-Philippe.
- Commune : Saint-Philippe.
- Momument classé : 11 juillet 2002.



Cheminée de la sucrerie du Baril.

La cheminée de l'ancienne sucrerie du Baril est inscrite aux monuments historiques le 11 juillet 2002, en totalité, y compris son terrain d' assiette.



Histoire sucrerie du Baril.

La sucrerie du Baril, situé près de la Ravine du même nom, est construite de toutes pièces en 1863, par Monbel Fontaine. Celui ci, en association avec Gabriel de Kerveguen, avait constitué, tant à Saint Joseph qu’à Saint Philippe, un patrimoine foncier considérable. Après le décès intervenu par accident à Paris le 4 mars 1860 de son associé, une liquidation intervient entre les héritiers et Montbel qui se retrouve avec des propriétés indépendantes, mais avec l’obligation de faire broyer les cannes qui y poussent dans les usines de Langevin et de Vincendo. D’où l’idée de faire construire sa propre usine au Baril.

A l’époque, le domaine du Baril se composait de 110 parcelles de terrain. C’est dire l’immense propriété qui allait de Basse-Vallée à Mare-Longue.

Pour construite cette usine moderne au Baril, Monbel Fontaine prend contact avec l’ingénieur Morin, représentant des Établissements Derosne et Cail et fait établir des devis. Il sollicite de Crédit Colonial un crédit de 500.000 francs en offrant en garantie des biens évalués à 1.800.000 . L’accord de principe en date du 8 Février 1862 est concrétisé par un acte notarié du 17 Avril suivant.

La construction de la sucrerie est achevée en fin d'année 1863. Cette nouvelle usine moderne équipée de nouvelles caisses à évaporer à triple effet, elle traite une production de 680 tonnes de sucre pour sa première campagne dès 1864, et entraîne la faillite de l'usine voisine La Trénité.

La crise sucrière, causée par la mévente du sucre de canne concurrencé par la betterave vers 1865, entraîne la fermeture de nombreux établissements qui, pour la plupart, sont ceux dont les propriétaires se sont fortement endettés.

Le crédit foncier colonial prend possession de l’ensemble de la propriété du Baril dans les années 1880. Le crédit foncier fait appel à Pierre Labarasse pour gérer l'usine, une magnifique demeure est alors construite sur le domaine, cette maison est achevée en 1887. Mais dès la campagne sucrière de 1889 - 1990 l'usine du Baril est déficitaire.

1892, liquidation du crédit Foncier Colonial, après le vote du Conseil Général de La Réunion, le Ministre des Finances admet la nécessité de la liquidation demandée par une assemblée des actionnaires le 11 Janvier 1892 et prononcée par le Tribunal de Commerce de la Seine. Le Crédit foncier colonial se décide finalement de se séparer de ses différentes propriétés, notamment du domaine du Baril, qui est alors cédé à M. Ratinaud et à Edvin Hoareau.

L'usine sucrière est transformée en 1919 en féculerie, une nouvelle cheminée est construite. Aujourd'hui seuls les vestiges rappellent l'activité de l'usine sucrière, bassins, four. De la féculerie ruinée par le cyclone de 1932, subsiste le bâtiment principal, la cheminée et la chaudière.


Dernière mise à jour : Mercredi 20 Septembre 2017   Webmaster. Tous droits réservés © 2002 / 2017

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