Wilfrid Bertile né à Saint-Philippe La Réunion, Maire de Saint-Philippe, Député de La Réunion.

Wilfrid Bertile.

Maire de Saint-Philippe, Député de La Réunion.

Wilfrid Bertile.

Wilfrid Bertile


Wilfrid Bertile et François Mitterrand


Député Wilfrid Bertile

- Nom : Bertile.
- Prénom(s) : Wilfrid.
- Naissance : 11 juin 1945 Saint-Philippe La Réunion.
- Député de La Réunion 1981 à 1986.
- Maire de Saint-Philippe de 1971 à 1989.



Wilfrid Bertile est né le 11 juin 1945 à Saint-Philippe La Réunion, fils d’un pêcheur de Saint-Philippe Lucien Bertile et de Paula Bertile née Payet.

Aprés des études au lycée Leconte-de-Lisle à Saint-denis de La Réunion, il quitte l'île pour Aix-en Provence où il poursuit des études jusqu'à l'agrégation de géographie.

Il revient à La Réunion, comme agrégé de géographie, docteur d'État ès-lettres et Sciences Humaines, et occupe un poste de professeur à l'Université de La Réunion.

Wilfrid Bertile Maire de Saint-Philippe.

Le jeune agrégé de géographie Wilfrid Bertile, se présente sous l'étiquette socialiste aux élections municipales de mars 1971 dans sa commune natale Saint-Philippe. Homme politique de la nouvelle génération passé par les universités métropolitaines, il est fortement attaché à la notion d'identité culturelle. Lors de cette élection il est élu Maire de Saint-Philippe faisant ainsi basculer la commune à gauche et battant le maire sortant de droite élu depuis 1945 Frantz Baret.

Michel Debré estimant que Wilfrid Bertile a barré la route du PCR, Partie Communiste Réunionnais, ne manque pas de gratifier le nouveau maire de Saint-Philippe d'une lettre de félicitation pour son élection. Le 18 mars 1971, le ministre écrit :

" Recevez mes plus vives félicitations pour votre succès aux élections de dimanche dernier. Je suis certain que vous assumerez vos nouvelles responsabilités pour le bien de la commune et du département tout entier en collaboration avec les élus de La Réunion et avec les pouvoirs publics. "

Léon Hamon, secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre essaye de rallier Wilfrid Bertile à sa tendance politique, il lui propose la représentation à La Réunion du mouvement Démocratie et Travail, tendance qu'il préside avec Pierre Billotte. Mais cette tentative échoue.

Wilfrid Bertile devient l'un des principaux animateurs du " Groupe de Progrès ", il s'engage dans le combat en faveur de l'autonomie de La Réunion, se rapprochant ainsi de Paul Vergès et du Partie Communiste Réunionnais.

Mars 1973, Wilfrid Bertile se présente aux élections législatives dans la première circonscription de La Réunion, pour la IVe législature de la Ve République du 11 juillet 1968 au 1er avril 1973. Il est largement battu par Michel Debré UDR qui obtient 25 404 voix soit 61.73 % des 41 152 suffrages exprimés, Bertille PS obtient 12 640 voix soit 30.72 % des suffrages exprimés et R. Poirier Mouvenement réformateur obtient 3 108 voix soit 7.55 % des suffrages exprimés.

Wilfrid Bertile fondateur du Partie Socialiste Réunionnais.

Le 1er octobre 1972, il fonde le Partie Socialiste Réunionnais, le PSR. La gauche socialiste réunionnaise se retrouve ainsi divisée entre les autonomistes, et la fédération départementaliste.

Mars 1978, Wilfril Bertile est une nouvelle fois face à Michel Debré pour les élections législatives dans la première circonscription de La Réunion, pour la Ve législature de la Ve République du 2 avril 1973 au 2 avril 1978. Il est devancé par Michel debré RPR qui obtient 34 680 voix, soit 63.27 % des 54 816 suffrages exprimés et par le candidat du PCR, B. Payet 14 326 voix, soit 26.14 % des suffrages exprimés, W. Bertile obtient 5810 voix soit 10.59 % des suffrages exprimés.

30 septembre 1980, Wilfrid Bertille premier secrétaire du PS à La Réunion, reçoit la visite de François Mitterrand. A sept mois des présidentielles, le candidat à la Présidence de La République vient récupérer des voix, il sait qu'en 1974 plus de 50 % des Réunionnais ont voté pour lui aux présidentielles. Mais il vient aussi clarifier la situation sur la question du statut de La Réunion. Il refuse d'engager La Réunion sur la voie de l'autonomie. Il propose la création d'un conseil départementale qui se substituerait aux deux assemblées existantes, Wilfril Bertile suit cette proposition. Cette idée d'assemblée unique sera rejetée en 1982 par le Conseil constitutionnel.

5 Mai 1981, Wilfrid Bertile accueille à l'aéroport de Gillo, Christophe Mitterrand venu faire campagne à La Réunion pour son père. Le 8 mai, se sont deux parlementaires socialistes, André Labarrère et Christian Laurissergues qu'il reçoit. Les partisans de François Mitterand défendent l'idée que les réunionnais doivent " prendre leurs affaires en main " sans pour autant rompre les liens avec la mère patrie.

Grande victoire nationale pour le PS le 11 mai 1981, mais Wilfrid Bertile s'inquiète du votre à contre courant de La Réunion. " Mitterrand est élu, mais Giscard l'emporte à La Réunion ", titre la premier page du quotidien, avec un taux de 72 % de participation, La Réunion a voté pour plus de 63 % en faveur du président sortant. La gauche exulte et la fête va durer toute la nuit en de nombreux endroits de l'île. Pour Wilfild Bertile, il s'agit " d'une page nouvelle de note histoire."

Wilfrid Bertile député de La Réunion.

Juin 1981, Wilfrid Bertile se présente aux élections législatives pour la VIIe législature de la Ve République du 2 juillet 1981 au 1er avril 1986. Pour cette fois il n'est pas en concurrence avec Michel Debré, en effet il se présente dans la troisième circonscription. Il est élu député de la Réunion de la troisième circonscription au deuxième tour avec 54.70 % des suffrages. Il siège à l'Assemblée nationale dans le groupe du partie socialiste.

Il est conseiller spécial du président du Conseil général de la Réunion en 1994, 1995 et 1996 et représentant permanent de la région Réunion à Paris en 1999-2000. Cette fonction lui permet d'être associé étroitement à la préparation de la Commission mixte France-Madagascar de juin 2000, au titre des collectivités territoriales, de participer aux travaux de l'Association des régions de France sur la coopération décentralisée et de faire partie des groupes techniques de travail de la Commission nationale de la coopération décentralisée.

Elu conseiller général du canton de Saint-Philippe, Wilfrild Bertile se présente aux élections régionales de La Réunion du 20 février 1983. Il présente la liste : Liste d'Union pour la Majorité de Développement ( PS ) conduite par lui-même et avec, Jean Claude Fruteau, Albert Ramassamy et Gilbert Annette.

Sa liste arrive en troisième position, avec 25 722 voix, soit 12.99 % dès 200 298 votants obtenant ainsi 6 sièges à l'assemblée régionale. Il est donc élu conseiller régional de La Réunion. Résultats des élections régionales de La Réunion de 1983.

Dimanche 6 mars 1983, Wilfrid Bertile se représente aux élections municipales de la commune de Saint-Philippe, il est réélu maire au premier tour avec 966 voix, soit 55.32 % des suffrages exprimés, contre 780 voix, soit 44.67 % des suffrages exprimés pour le candidat de droite Jean Hugues Salvan. Résultats des élections municipales de La Réunion de mars 1983.

1989, Il perd la mairie de Saint-Philippe, c'est un candidat de droite qui est élu Hugues Salvan, conséquence probable de sa mise en cause à propos d'une opération foncière dans laquelle intervenait la mairie.

Wilfrid Bertile est secrétaire général de la Commission de l'océan Indien ( COI ) de 2001 à 2004.

Mars 2011, Wilfrid Bertile se présente aux cantonales, dans le canton de Saint-Philippe, il est battu par le candidat UMP Olivier Rivière.

Wilfrid Bertile est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages notamment :

Le livre : La Réunion, département français d’outre-mer, Région européenne ultrapériphérique. L’ouvrage, en trois parties, se présente en deux tomes réunis dans un coffret. Les deux premières parties constituent le premier tome “une périphérie intégrée” : elles analysent en premier lieu les données de « la vieille colonie devenue département » et dans la deuxième partie, la départementalisation et l’intégration européenne, pour se demander si La Réunion est une « excroissance » de la France et de l’Europe. Le deuxième tome (et 3e partie) est plus prospectif. Ayant fait le tour des problèmes et le constat d’une situation « dans l’impasse » (démographie, mal-développement, identité diluée, déséquilibres territoriaux...), l’auteur propose « un projet de développement identitaire » et une « thérapeutique de la responsabilité ».




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