|
|
|
Personnages
célèbres nés à Saint-Pierre ou dans la commune |
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
| |
|
| |
|
| |
|
|
Raphaël Jean-Baptiste Benjamin Babet |
| |
|
| |
Né à
Saint-Pierre le 27 juin 1894 |
 |
| |
|
| |
Raphaël Babet est né dans une famille de petits agriculteurs. Alors qu'il n'a que |
| |
trois ans, ses parents, avec une trentaine de familles réunionnaises, partent à |
| |
Madagascar et fondent par leurs propres moyens une colonie agricole |
| |
dénommée "Babetville". |
| |
Le climat de la région est rude, la culture difficile. Les parents de Raphaël |
| |
Babet, épuisés par le travail, complètement ruinés, meurent l'un et l'autre en |
| |
août 1899 en laissant cinq orphelins. Raphaël Babet a cinq ans. Son tuteur le |
| |
fait revenir à la Réunion avec ses quatre frères et soeurs. |
| |
|
Fresque représentant
Raphaël Babet à Saint-Joseph. Réalisée par : Pierre Paul BELLEMENE, Nathalie BOYER, Nelson BOYER, Luc
GRONDIN, Linda IMANACHE, Charly LESQUELIN, inaugurée le 15 septembre 2005. |
| |
Il fréquente l'école communale de Saint-Pierre. Mais, dès l'âge de treize ans, |
| |
il se sent attiré par l'aventure. Il se fait engager comme "boy", sans solde, sur |
| |
un bateau, et débarque à Marseille où la Compagnie Générale Transatlantique |
| |
l'embarque sur des cargos qui font le service de l'Afrique du Nord. |
| |
|
| |
en 1911,
après quelques voyages, il revient à la Réunion, puis repart rapidement à bord d'un voilier, pêcher dans les eaux de |
| |
l'hémisphère
Sud. Il se fixe ensuite à Madagascar, à Foulpointe, au nord de Tamatave. |
| |
|
| |
En 1914, mobilisé dans l'infanterie coloniale, il fait partie du corps expéditionnaire d'Orient et, c'est au cours de la retraite de Serbie, |
| |
devant Monastir, qu'il est gravement blessé. Cité à l'ordre de l'armée, il est évacué en France en septembre 1917, où il est versé |
| |
dans l'aviation. |
| |
|
| |
Démobilisé à Paris en 1919, où il s'installe, Raphaël Babet déploie une activité commerciale dans les domaines les plus divers. |
| |
Il se lance, d'abord, dans la représentation des articles de Paris et fonde la maison "Raphaël", qu'il vend en 1923. Il crée ensuite la |
| |
société
"Yellow Taxis". Il devient importateur d'essences et pétroles des Etats-Unis et de Roumanie. |
| |
|
| |
En 1935, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Il fonde, à cette époque, un cabinet d'assurances et un établissement de crédit |
| |
pour la vente des automobiles à crédit. Il lance également, en accord avec la ville de Paris, les taxis TSF. En 1939, il crée une |
| |
"Société de Transports et de Distribution de Combustibles Liquides en France". La plus grande partie de son matériel est |
| |
confisquée par les autorités d'occupation, dès 1940. |
| |
|
| |
Après la guerre, Raphaël Babet reprend ses activités. Mais, au cours de l'été 1945, il est appelé à la Réunion pour se présenter |
| |
aux élections à la première Assemblée Constituante. Il est candidat dans le collège des non-citoyens, mais n'est pas élu ; les deux |
| |
sièges à pourvoir vont à deux candidats communistes. En revanche, le 2 juin 1946, dans le même collège, il devance son adversaire |
| |
d'un peu plus de 2000 voix. Son élection à la seconde Assemblée Constituante est validée le 4 septembre 1946. Il est nommé |
| |
membre de la Commission des territoires d'outremer. Il montre immédiatement un intérêt multiforme pour son île natale, devenue |
| |
département par la loi du 26 mars 1946. Il devient maire de Saint-Joseph et bientôt conseiller général. |
| |
|
| |
Le 10 novembre 1946, il est candidat sur une liste d'Union réunionnaise, rattachée à l'Union démocratique et socialiste de la |
| |
Résistance, qui, sur 93 417 suffrages exprimés, obtient 41 845 voix et un siège, contre la liste communiste, menée par Raymond |
| |
Vergés, qui avec 51 572 voix gagne l'autre siège. |
| |
|
| |
Le 4 mai 1948, il est nommé juré à la Haute cour de justice. |
| |
|
| |
Raphaël
Babet, aux élections législatives du 2 juin 1951, se représente et mène une "Liste Républicaine des Planteurs et Travailleurs |
| |
Réunionnais" qui affronte, principalement, une Liste d'Union
Anti-colonialiste, présentée par la Fédération Communiste de la Réunion. |
| |
l est élu avec 26 519 voix, le second siège échoit à Raymond Vergès avec 25 580
voix. |
| |
|
| |
Le 2 janvier 1956, lors des dernières élections législatives de la quatrième République, Raphaël Babet conduit une liste du |
| |
Rassemblement des gauches républicaines, qui regroupe
l'UDSR, le Centre National des Indépendants et l'Union pour la Défense des |
| |
intérêts réunionnais. Sur trois sièges à pourvoir, la liste communiste, avec 36 522 voix sur 69 774 suffrages exprimés, en conquiert |
| |
deux, Raphaël Babet emporte le troisième siège avec 20 939
voix. Son élection est validée le 20 janvier
1956 |
| |
|
| |
Sa dernière intervention parlementaire, le 6 juillet 1957, a été consacrée à la situation nouvelle qui pouvait être créée dans les |
| |
départements d'outremer par le Marché Commun. En effet, victime d'un arrêt cardiaque, il décède, le 30 août, dans sa ville de |
| |
Saint-Joseph. Son éloge funèbre est prononcé le 17 septembre par le Président Le Troquer, devant l'Assemblée nationale. |
| |
|
| |
 |
| |
|
| |
Voir les infos rajoutées sur cette page
|
| |
|
| |
Compléter les infos de cette page
|
| |
|
| |
|