| Entrepôt
Kervéguen à Saint-Pierre.
Entrepôts de la Compagnie
des Indes, datant du milieu du 18ème siècle.
La lithographie de Roussin
vous montre un des entrepôts avant les travaux du port.
Dès la fin du XVII ème siècle,
des entrepôts sont construits sur la rive ouest de la rivière d'abord
constituant un ensemble homogène d'architecture commercial. Un seul d'entre
eux subsiste de nos jours, connu sous le nom d'entrepôt Kervéguen.
Les entrepôts servaient de
magasin de vivre et de café et aux bâtiments d'administration de la compagnie
des Indes.
Les entrepôts sont achetés
par la famille Kervéguen au milieu du 19ème siècle. Des deux magasins
Kervéguen ne subsiste que celui surplombant la rive de la rivière d’Abord.
Bâtiment massif en bordure
nord ouest de la rivière d’Abord de 4 niveaux.
Le premier niveau avec sol
en moellons s’ouvre sur la rivière par deux grandes portes. C'est de là
qu'entrent et sortent les marchandises. Le second plancher se situe au
niveau de la rue.
La toiture à 4 pans dont
deux en demi-croupe est couverte en bardeaux.
A l'intérieur, les planchers
et la charpente sont faits de bois de natte, les murs sont en moellons
de basalte liés avec du sable et de la chaux.
Le bâtiment a subi une remise
en valeur et l’édifice a été restauré dans le respect des techniques et
matériaux traditionnels. Il a été inauguré après cette restauration le
26 janvier 2001 par M. Lionel Jospin 1er Ministre en présence de M. Claude
Bartolone Ministre délégué de La Ville, de M. François Patriat, Secrétaire
d'Etat chargé des PME du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation.
De M. Christian Paul, Secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, de M. François
Garde Administrateur supérieur du des Terres Australes et Antarctiques
Française et de M. Elie Hoarau Député Maire de Saint-Pierre.
Actuellement ce bâtiment
est occupé par l'administration des TAAF, Terres australes et Antarctiques
Française.
Le Passage souterrain.
Ce souterrain se trouve à
proximité du magasin Kervéguen de l'autre côté de la rue, sa sortie à
fleur d'eau, permet l'accès direct aux chaloupes et aux canots de la marine
établis à cet endroit vers 1838. Pour y accéder, les hommes empruntent
un escalier situé au niveau de la route. Son exiguïté indique que seules
les marchandises peu encombrantes peuvent être transportés par là.
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