Histoire de la commune de Saint-Pierre île de La Réunion
         
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Présentation de La commune et de la ville de Saint-Pierre
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Histoire de la commune et de la ville de Saint-Pierre
   
  Blason les armoiries de la ville de Saint-Pierre île de La Réuion Les armoiries de la ville de Saint-Pierre
  Devise : " Fortis Fortuna Fortior " Fore Chance Fortune.
  Trois clés d'or " les clefs de Saint-Pierre". Le chef surmonté d'une couronne d'or à cinq tours.
  La partie centrale un navire, une caravelle blanche symbole du tricentenaire du peuplement de l'île en
  1665 et la création du port de Saint-Pierre, premier port de l'île sur fond d'azur. Le tout encadré de deux 
  pieds de canne symbolisant la canne à sucre.
   
   
  Date de naissance de la commune de Saint-Pierre : 1935
   
  Avant 1700, le Sud fut d’abord un « quartier réservé » interdit à la colonisation.
   
  La colonisation et le peuplement de Saint-Pierre ainsi que de sa région sont liés à la culture du caféier et à la production de café
  destiné au marché français. Le café puis la canne firent d’elle une des régions les plus prospères de l’île. L’agriculture et l’industrie
  sucrière firent la fortune de Saint -Pierre comme celle de quelques grandes familles.
   
  Les premières concessions sudistes sont accordées en 1719. La région saint-pierroise est déjà considérée comme à haut potentiel
  agricole. La population se regroupe autour de l'embouchure de la rivière d'Abord et de sa marine propice à l'exportation.
   
  En 1730, les habitants de d’Abord réclament une église pour leur service. Devant leur insistance, la construction d’une chapelle
  est décidée sur la rive gauche de la Ravine Blanche. Elle prend le nom de Saint-Pierre, l’un des prénoms du gouverneur de l’époque
  Pierre-Benoist Dumas. cette première église ouvre ses portes le 7 janvier 1932.
   
  Le 11 mars 1732, le gouverneur Dumas donne l’ordre à Choppy-Desgranges, commandant de dresser le plan de la ville qui
  formait un damier mais qui resta dans les cartons jusqu’en 1935, date de l’arrivée du gouverneur Mahé de Labourdonnais.
  A cette époque le quartier d’Abord était un vaste plateau boisé privé d’eau. Malgré ce manque d’eau et la sécheresse, les
  terres reconnues excellentes, furent concédées, et la partie basse couverte de caféiers. Quelques constructions s’élevèrent
  et certains bâtiments étaient percés de meurtrières pour parer aux attaques des forbans et des noirs marrons. Durant cette période, 
  le quartier de Saint-Pierre dépend toujours de Saint-Paul, et souffre de cette contrainte.
   
  En 1735, Labourdonnais visite la localité et fait naître tous les espoirs ; il pense, en effet qu'une ville doit être créée : il faut un
  commandant, avec le droit de rendre la justice, de faire la police, ainsi que des magasins pour recevoir les denrées. Mais les ordres de 
  Labourdonnais reparti pour l'île de France, ne sont pas exécutés ; il s'en suit de sérieux troubles à la Rivière d'Abord en 1736, les 
  habitants déclarèrent qu'ils ne fourniront plus rien à Saint-Paul. 
   
  Pour apaiser la population, Dejean, membre du Conseil supérieur reçoit l'ordre de dresser un plan de la future ville.
   
  Le 16 avril 1736, Gabriel Dejean, Secrétaire du Conseil Supérieur fait planter une grosse roche marqué d’une croix et d’un A,
  d’où il trace la rue du Commerce (rue Auguste Babet), le long de la rivière jusqu’à la borne B éloignée de 300 gaulettes
  (1 500 m) de la borne. Puis de A, en allant à la Ravine Blanche, il ouvre une ligne de 448 gaulettes (2 290 m) la rue du Four à
  Chaux qui s’arrête à 110 pieds de la Ravine Blanche. Des rues de 30 pieds de large (10m) sont ouvertes. Les rues parallèles
  à la rue du Four à Chaux sont distantes de 50 gaulettes (250m) et les rue parallèles à la rue du Commerce (Auguste Babet)
  de 25 gaulettes.
   
  Le 8 septembre 1736, le gouverneur Labourdonnais confirme officiellement en Conseil la création du quartier de Saint-Pierre.
  Gabriel Dejean, Secrétaire du Conseil Supérieur, est nommé Commandant de la nouvelle circonscription. Il préside à la
  naissance de la ville, lance la construction des magasins de la Compagnie (Hôtel de Ville actuel), du Vieux Gouverneur en
  même temps que des Marines sont établies à côté du barachois, sur le petit bassin pour le transit des marchandises. En 1751,
  le site actuel de l’église de Saint-Pierre sera définitivement établi avec la donation de son terrain par Gabriel Dejean, sur le bord
  de la Rivière d’Abord.
   
  Le 1er août 1790 est crée la commune de Saint-Pierre. Elle est vaste, allant de la Rivière Saint-Etienne à celle des Remparts. Dejean
  resta commandant du quartier plus de vingt ans, Saint-Pierre prospéra grâce à l'extension de la culture du café qui permit à la ville de
  se bâtir et apporta une certaine richesse aux habitants jusqu'à la moitié du XVIII ème siècle.
   
  En 1818, trois Saint-Pierrois, Frappier de Montbenoît, Augustin Motais se concertent pour mettre au point un projet de
  dérivation des eaux de la Rivière Saint-Etienne vers Saint-Pierre par un canal situé aux alentours de la cote100 (Bois
  d’Olive/Ligne Paradis)
   
  La construction du Grand Canal va mobiliser les énergies pendant plusieurs années : cinq vannes principales, 93 prises d'eau encore
  en service en 1959, cinq aqueducs sont construits pour franchir les ravines.... Il sera ensuite prolongé jusqu'à Grand-Bois, avec la
  construction d'un siphon pour traverser la rivière d'Abord.
   
  En 1825, le Canal Saint-Etienne, long de 17 kilomètres, apporte à la commune l’abondance d’eau qui lui manquait jusqu’alors
  pour son développement. Elle n’avait auparavant que la source de la Rivière d’Abord pour tout approvisionnement. Les canaux
  apportent l'eau jusqu'au centre ville de Saint-Pierre, elle va être utilisée pour les besoins domestiques, l'alimentation de la
  population, les fontaines publiques, le lavoir de Casabona, mais aussi pour l'irrigation des champs de canne à sucre , pour faire
  tourner et refroidir les moulins des usines sucrières , elle va même produire de l'électricité en faisant tourner la dynamo de la centrale
  de Saint-Pierre.
   
  En 1826, la commune compte 30 229 habitants, soit rien que moins que le tiers de la population totale de l’île. Le plan le plus
  complet de la ville au milieu du 19ème siècle est celui de Louis Maillard (1857).
   
  En 1838, De Ferrières, ingénieur colonial, propose la création d'un port de cabotage et le creusement d'un bassin de carénage; mais 
  ce fut seulement avec Hubert Delisle que commença véritablement le travail. Bien que dirigés par de bons ingénieurs, 
  successivement, Bonnin, Maillard et Prozinski, les travaux avancèrent lentement entravés par des difficultés de toutes sortes. Les 
  années s'annonçaient mauvaises pour la Colonie et, en 1867, le Conseil Général décida d'abandonner les travaux du port de 
  Saint-Pierre. L'année suivante la commune les reprit, emprunta, s'endetta. Les travaux traînèrent longtemps encore ; les engins 
  commandés n'arrivèrent qu'en 1882. Enfin en 1883 des bateaux de 150 tonneaux entrent dans le port et en octobre le vaisseau 
  américain le Lyman, jaugeant 569 tonneaux mouille dans le bassin.
   
  Le port se termine en 1886 ; la dette de la ville est énorme. Dès cette époque, le port de la Pointe des Galets est ouvert. Celui de 
  Saint-Pierre restait difficile et la rade était mauvaise ; il donna pendant quelques années un certain essor à la ville mais sans que les 
  profits soient en rapport avec les investissements. Le port fut abandonné, il s'ensabla et les coraux envahirent la passe ; il resta 
  accessible aux petits bateaux, le trafic se faisant au large avec chalands et remorqueurs.
   
  La ville de Saint-Pierre doit sa réputation d'indépendance à la rivalité qui l'opposa pendant deux siècles à Saint-Denis.
   
   
   
 
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