Il
contribue notamment au vote qui dote l'île de la Réunion
d'un port et d'un chemin de fer, et au vote qui restitue à la Guyane
et au Sénagal leur représentation. " Dans cette discution
" disait le Rappel, " M. de Mahy a prouvé une fois de
plus qu'à un esprit très droit il joint une parole tout
à fait de premier ordre ".
Il est secrétaire,
puis vice-président de l'Union républicaine. Il remplit
ces dernières fonctions au moment de la discution des lois constitutionnelles,
et prend part aux négociations qui aboutirent à la fondation
de la République.
Il est membre de la Commission
du budget colonial, quand éclate le coup du 16 mai.
16 mai 1877. Crise politique en métropole.
Le conflit entre la majorité républicaine et le cabinet
de Broglie aboutit à la dissolution de la Chambre le 25 juin. Avec
l’accord du Sénat, donné le 22 juin, par 149 voix
contre 130, Mac-Mahon renvoie les députés devant les électeurs.
A La Réunion, la nouvelle de la crise parvient au tout début
de juillet, la situation politique nouvelle mobilise les états-majors
et la presse des deux camps. Les électeur de la Réunion
sont convoqués le 18 novembre 1877 à l'effet d'élire
leur représentant.
De Mahy ne participe pas directement
sur le terrain à la campagne réunionnaise.
26 octobre 1877, jour de la publication
de l’arrêté par le gouverneur Faron, la campagne électorale
est officiellement ouverte sur le sol de la Colonie. M. Pierre Conil,
créole de La Réunion, hommes de lettres, qui est venu dans
la Colonie, en apparence pour traiter avec la commune de Saint-Pierre
de l'achèvement de son port, pose sa candidature contre M. de Mahy.
18 novembre 1877, La Réunion
réélit avec une immense majorité François
de Mahy. La Colonie, avec une participation d’un peu plus d’un
tiers des inscrits, est une fois encore associée à la marche
de la République.
M. de Mahy rejoint, dans
la nouvelle chambre, le groupe des 363, dont il est un des membres les
plus actifs.
Dans toutes ces assemblées,
M. de Mahy fait partie de nombreuses et importantes Commissions. Elu questeur
de la Chambre des Députés, en 1878,
en remplacement du Colonel Denfer-Rochereau décédé,
il est chaque année maintenu à ce poste d'honneur par le
suffrage de ses collègues, jusqu'au moment où la confiance
de M. le Président de la République l'appele à faire
partie du ministère de M. de Freycinet, le 31 janvier 1882,
comme ministre de l'agriculture. Il est maintenu a ce poste dans le cabinet
présidé par M. Duclerc, puis dans le cabinet présidé
par M. Falières, où l'intérim du ministère
de la marine et des colonies lui est confié en 1887.
Aux élections de 1881,
quoiqu'il n'ait pu, se rendre dans la colonie, il est réélu
député, le 25 septembre 1881, dans le 2e collège
de l'île de la Réunion (en vertu d'une modification des circonscriptions
de la colonie, La Réunion est représentée par deux
députès), par 5,944 voix, sur 8,792 votants et 20,364 inscrits,
contre 2,751 à M. l'abbé Legall. Dans la première
circinscription, le socialiste Charles
Bureau de Vaulcomte est élu par 3,366 voix sur 7,549 votants
et 15,476 inscrits, contre 3,152 voix à M. Dufour-Brunet et 983
à M. Fortuné Naturel
Candidat républicain
aux élections du 11 octobre 1885, François de Mahy est présent
pendant la campagne électorale. Il est réélu député
de la Réunion, le 1er sur 2, au second tour de scrutin, par 9,703
voix, sur 12,693 votants, contre Monseigneur Fava, évêque
de Grenoble, qui avait habité vingt ans la colonie, et M. de Villèle,
petit-fils du ministre de la Restauration. Charles Bureau de Vaulconte
est aussi réélu dans la première circonscription.
Entre octobre et novembre
1885, avant de regagner la chambre de députés, François
de Mahy qui souhaite consolider le dossier de la conquête française
effectue un voyage à Madagascar, voyage d'étude et diplomatique,
tournée de contrôle des positions et des possessions françaises.
Lors de ce voyage, la France qui est
en guerre contre le gouvernement Hova de Madagscar n'a conquis qu'une
bande de terre, le littoral et quelques ports, positions conquises par
l'Amiral Pierre entre mai 1883 et 1885. Ce long conflit aboutit au traité
de protectorat le 17 décembre 1885. Ce traité avec avec
Tananarive met fin à la première guerre franco-malgache,
déclenchée par de Mahy lui-même alors qui assurait
en 1883 l'intérim du ministère de la Marine.
En 1891, François
de Mahy publie " Autour de l'île Bourbon et de Madagascar,
Paris, Alphonse Lemerre 1891. Ouvrage dans lequel il relate notamment
un voyage effectué en 1876 à bord du Godavery et son second
voyage de 1885 à bord du Yarra, deux navires des Messageries Maritimes.
1888, François de Mahy est
le créateur de l'armée coloniale qui allait gagner la Première Guerre
Mondiale. On lui doit aussi la création de l'état-major général de l'armée.
Vice président de la chambre des députés lors de l'assassinat du Président
Carnot, c'est lui qui prononce l'éloge funèbre au Panthéon.
22 septembre 1889,
une nouvelle fois François de Mahy est réélu député
dans le deuxième circonscription au premier tour de scrutin 7.809
suffrages contre 5.293 à son concurrent, Vigoureux, sur 13.096
votants.
20 août 1893, François
de mahy se présente aux élections législatives dans
la deuxième circonscription. Il est élu député
de La Réunion au premier tour avec 7
805 voix, son adversaire Le Vigoureux obtient 5
215 voix.
Il se réprésente
aux élections législatives du 8 mai 1898,
François de Mahy est opposé à Chopy, riche propriétaire
terrien à Saint-Pierre. Il est réélu au premier tour
dans la deuxième circonscription, avec 6 888 voix 52.30 % des suffrages
exprimés, et 6.283 voix soit 47.70 % des suffrages exprimés
à son adversaire Chopy.
Aux élections législatives
de 1902,
il est réélu avec 7.121 voix contre 2.683 à Hermann.
Il se représente aux
élections de 1906,
il est réélu avec 8.058 suffrages contre 2.512 à
son adversaire, Brunet, 10.838 votants, 10 570 suffrages exprimés.
Il a écrit aussi un grand
nombre d'articles sur les questions politiques du jour. Son oeuvre la
plus remarquable a été l'étude qu'il a publiée en 1875
dans le premier numéro de la réforme économique, sur la députation coloniale.
Surnommé " le Grand
Créole ", de Mahy fut, pendant 36 ans, le principal représentant
de la Réunion à Paris. Il mourut à Paris en 1906.
Une statue en fonte située
sur la place de l’Hôtel de ville de Saint-Pierre rend hommage au « Grand
Créole ». Elle a été inaugurée le 22 juillet 1934
à l’occasion du 104ème anniversaire de sa naissance en présence des membres
de l’Académie de la Réunion.
Les élections
de François de Mahy à La Réunion :
Législatives
de 1870 - Législatives
de 1876 - Législatives
de 1877 - Législatives
de 1881 - Législatives
de 1885 -
Législatives
de 1889 - Législatives
de 1893 - Législatives
de 1898 - Législatives
de 1902 - Législatives
de 1906 -
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