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Villages et quartiers
de la commune de Saint-Pierre. |
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Villages et quartiers
de la commune de Saint-Pierre |
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Terre-Sainte
- Basse Terre - Grand Bois -
Pierrefonds - Lignes des Bambous
- Bois d'Olives - Ravine des Cabris
- Bassin Plat |
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Concession - Ligne Paradis
- Montvert - Ravine des Cafres - Terre Rouge. |
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Terre-Sainte |
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Le quartier de Terre-Sainte constitue une entité à part entière dans l’agglomération de Saint-Pierre.
Il est séparé du centre ville par |
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la rivière
d’Abord. Village atypique, traditionnel, les habitants sont attachés à leur terre mais aussi à la mer. Terre-Sainte est aussi |
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appelé village de pêcheurs. |
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Deux origines à ce nom : |
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- D’après
Jacob-de-Cordemoy, il existait à cet endroit un arbuste épineux, lianecent :
Le bois de sinte . |
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- Pour Jules Hermann, le nom de Terre-Sainte aurait des origines malgaches :
Terasisindrano ou Marine térasindr, signifiant |
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l’autre bord : de
Saint-Pierre, aller à Terre-Sainte, c’est aller à la rive gauche de la rivière. |
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L’arrivée de la population d’ouvriers et d’artisans s’est faite avec la construction du port de Saint-Pierre au milieu du XIXè siècle. |
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Basse Terre |
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Ce quartier situé dans la périphérie immédiate du centre-ville, a la particularité d’être à la fois rural et urbain. A Basse-Terre, |
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il existe 2 mondes, l’ancien (rural) et le nouveau (logements sociaux) séparé symboliquement par le Canal
Saint-Etienne. |
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Grand Bois |
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Grand-Bois est situé à l’extrême Est de
Saint-Pierre, à la limite de la commune de la Petite-île. De la Ravine des Cafres à la Ravine de |
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l’Anse, le quartier s’étend sur environ 3 Km en bordure du littoral, aux pieds de Piton
Mont-Vert. |
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Le quartier de Grand-Bois doit son nom aux nombreuses futaies qui bordaient jadis le chemin de
charrettes. |
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Selon certains écrits, Grand-Bois semble avoir été un des premiers lieux occupés du Sud de l’île. Il est donc annoncé que les |
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premiers habitants se soient installés ici dès le début du XVIII siècle, alors même que les concessions étaient accordées dans le |
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quartier de « la Rivière
d’Abord ». Néanmoins, cette occupation est demeurée relativement confidentielle jusqu’à la construction de |
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l’usine sucrière. |
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Le quartier ne s’est développé qu’à partir de l’installation de l’industrie sucrière vers 1833-1834. Le besoin de main-d’œuvre ramena, |
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dans un premier temps, surtout des esclaves, puis, en 1848, ce sont des engagés (indiens,
rodriguais, malgaches et comoriens) |
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qui vinrent peupler le quartier. Pendant plus d’un siècle, l’émergence de ce quartier s’est faite autour et pour son usine sucrière. |
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Cette dernière rythmait la vie de toute une population jusqu’à sa fermeture en 1991. |
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Pierrefonds |
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Le quartier de Pierrefonds se situe au Sud-Ouest de la commune de Saint-Pierre.
Implanté sur un site plat Pierrefonds se situe à |
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un niveau proche de celui de la mer, à une
altitude d'environ 10 m et il est éloigné de la côte de 2 km. |
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Le quartier est délimité : |
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- au Sud par la nationale (2 fois 2 voies) |
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- au Nord par un espace agricole, champ de canne et élevage. |
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- à l'Ouest par la Rivière Saint-Etienne |
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et à l'Est par la CD 26- |
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L’histoire du quartier de Pierrefonds est essentiellement tournée vers son ancienne usine. Elle fut la première usine sucrière |
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installée sur la commune. Elle fut bâtie entre 1820 et 1830 par Richard Lebidan et son associé Félix Guert sur une parcelle de |
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l’habitation Lebidan située au lieu dit la Savane. En 1939, à la veille de la deuxième guerre mondiale, Léonus Bénard devient l’unique |
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propriétaire de l’usine, et Pierrefonds est l’un des fleurons de l’architecture agro-industrielle insulaire, témoin des fastes de |
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l’économie de plantation telle qu’elle avait été sous le Second Empire. Pierrefonds concentre une part importante de la production de |
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canne à sucre au sud de l’île. Après la guerre, les impératifs de rentabilité condamne les usines de la Réunion à une mort lente et |
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certaine, et au terme de la campagne sucrière de 1970, menée par son directeur Maxime
Peyret-Forcade, l’usine ferme |
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définitivement ses portes. |
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Le village et ses habitants se concentrent quant à eux autour de l’ancienne usine sucrière Léonus Bénard.
En entrant dans |
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Pierrefonds par le chemin des Bureaux, le regard est tout de suite frappé par le contraste des époques. A gauche, les anciennes |
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cases des employés de l’usine aujourd’hui rachetées et joliment rénovées pour certaines. A droite, dès l’entrée, des maisons |
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résidentielles, bâties les unes à côté des autres sur de petites parcelles de terrains. |
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Lignes des Bambous |
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A mi-hauteur entre le Tampon et
Saint-Pierre, elle s’est développée le long de la RD 28. Les communes et quartiers limitrophes sont : |
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le Tampon, la Ravine des Cabris, la Ligne Paradis et le KM 3. |
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La Ligne des Bambous ainsi que Condé Concession trouvent l’origine de leur nom dans l’histoire même de la ville de Saint Pierre.
Dès |
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1725, la première concession fût accordée à mademoiselle
Gouzerone, belle sœur du gouverneur Desforges Boucher et à son fiancé, |
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Feydeau Du Mesnil. D’autres parcelles vont être ensuite attribuées aux pionniers. Pour faciliter les délimitations, il fut décidé de tracer |
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des lignes parallèles à la mer.
La Ligne des Bambous est tracée à 200 m d’altitude, qui va de la limite naturelle de la commune que |
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constitue le Bras de la Plaine jusqu’à la RN3. |
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La Ligne-des-Bambous est encore un quartier rural dont l’habitat tend à se diversifier pour créer un village à part entière. |
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Bois d'Olives |
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Le quartier de Bois d’olive est situé à l’ouest de la commune de Saint-Pierre et s’est développé le long de la route départementale |
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38. Bois d’Olive a comme quartier limitrophe Pierrefonds, la Ravine des Cabris et la Ligne Paradis. |
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L'origine du nom est probablement liée à la flore du lieu.
Bois d'Olives est l'un des quartiers les plus populaires de Saint-Pierre. |
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Il y a plusieurs décennies, les planteurs de Pierrefonds habitaient à Bois
d'Olives. |
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Ravine des Cabris |
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La ravine des
Cabris est située au Nord de Saint-Pierre. Depuis une quinzaine d’années, la Ravine des Cabris devient peu à peu une |
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véritable ville avec un centre organisé autour de la rue
Pasteur. Au détour des rues cependant, l’on découvre quelques habitations qui |
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gardent leur caractère rural. |
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Les premiers colons installés à la Ravine des Cabris l’ont appelée Mahavel « le pays des vivres » ou le « pays d’abondance et de |
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richesses » tant la présence de gibier était abondante. L’appellation Ravine des Cabris apparaît vers 1730 et vient des nombreux |
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cabris marrons qui y prospéraient. Le quartier était aussi le plus grand centre de production de café dans l’île. On y trouve de |
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toutes les variétés. En 1870, la Ravine-des-Cabris en produisait près de 400 tonnes.
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