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Blason de la commune
de Sainte-Marie île :
Le navire rappelle la vocation maritime de
Sainte-Marie.
La fleur de lys la royauté.
L'histoire de Sainte-Marie
est liée à celle des débuts de la colonisation et à l'époque des flibustiers.
La tradition rapporte le naufrage de flibustiers poursuivis par l'escadre
Montdevergue qui, épargnés après une prière à la vierge, alors que leur
bateau se fracasse sur la côte, construisent avec l'épave du navire une
chapelle dédiée à la vierge, en 1667.
Ils donnèrent le nom de leur bienfaitrice, Sainte-Marie, à la chapelle.
On a pu remonter assez loin
dans l'origine du peuplement de Sainte-Marie, lors de l'occupation temporaire
de l'île en 1663,
Payen vint accompagné de dix domestiques malgaches. Quelques uns restèrent
après le départ de Payen en 1665,
en particulier Marie Caze et Jean Mousse, qui se marièrent et eurent deux
filles Anne et Cécile, nées respectivement en 1668
et 1774.
Marie Caze, veuve se remaria et ses filles épousèrent Noël Tessier et
Gille Dugain. En 1690,
ces trois couples décident alors d'aller s'installer à Sainte-Marie et
ils fondent le quartier dont ils sont les seuls habitants.
Sainte-Marie ne commença
à être citée parmi les quartiers de l'île que verts 1722,
après Saint-Paul, Saint-Denis et Sainte-Suzanne. Elle fait partie avec
ces deux derniers du Beau Pays, où toutes les cultures sont possibles,
riz, tabac, blé, vigne, café, arbres fruitiers .... Le quartier de La
Mare se développe avec l'installation de son complexe usinier, le territoire
connaît un essor important grâce à la canne à sucre.
Devenue paroisse en 1748,
Sainte-Marie est commune en 1790.
Son premier maire est M. de Guigné.
1801,
description de Sainte-Marie par Bory
de Saint-Vincent :
Sainte-Marie est assez agréable
: c'est un rassemblement de maisons de campagne, peu éloignées les unes
des autres, situées autour d'une baie arrondie, dont la plage est composée
de galets, depuis Saint-Denis. Une rivière assez tranquille, et dont l'eau
remplit le canal, traverse le bourg en serpentant; ce qui donne de la
fraîcheur à la paroisse, d'ailleurs assez jolie.
La rivière de Sainte-Marie
descend de la partie la plus basse de la plaine des Fougères : elle prend
sa source au pied d'un morne, que l'on voit de loin en mer. Le principal
bras de la Rivière Sainte-Suzanne, qui donne son nom à ce piton, en découle
du côté opposé. Il est à remarquer que les deux rivières dont nous parlons,
avec celle des Roches que nous verrons bientôt, et qui prend sa source
au bas d'un morne particulier, sont celles dont le cours est plus égal
et le plus tranquille à leur embouchure; elles ont le plus de rapport
avec nos gros ruisseaux de France.
Une ravine, appelée du Charpentier,
traverse encore Sainte-Marie; elle me paraît venir aussi de la base du
morne de Sainte-Suzanne. C'est sur le bord oriental de son encaissement,
plus élevé que le reste du quartier, qu'est située l'église, assez simple,
où nous fûmes entendre la messe le matin, en quittant Sainte-Marie.
Essentiellement agricole
jusqu'au milieu du XXe siècle, la commune de Sainte-Marie voit affluer
toute une population de travailleurs immigrés à partir de 1848,
pour l'exploitation de ses immenses plaines sucrières et de ses innombrables
usines et distilleries.
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Le
mercredi 26 novembre 1929,
le FARMAN-AJJB piloté par le capitaine Marcel Goulette, assisté de Marchesseau
et Bourgeois réalise la première liaison aérienne France-Réunion, après
une épopée de plusieurs semaines, riche en péripéties. Depuis le lever
du jour, une foule impressionnante s'était massée autour du terrain. L'avion
qui ne possédait alors aucun instrument de guidage devait pour trouver
l'île repérer un bateau des Messageries Maritimes, le Gandidier. L'avion
se pose sur les terres d'un certain Gillot, d'où le nom donné à l'Aéroport
qui y sera construit après 1946.
C'est M. Sammat, pionnier de l'aviation à la Réunion qui choisit l'emplacement
de Gillot, trop sec pour des cultures, pour y tracer un terrain rudimentaire.
Plusieurs fois agrandit il est devenu Roland-Garos,
en hommage au pionnier du tir à travers l'hélice, héros réunionnais de
la première guerre.
Sainte-Marie devint canton
en 1945,
après avoir été auparavant rattachée à Sainte-Suzanne dont elle a maintenant
dépassée la population.
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