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Présentation de La commune et de la ville de
Sainte-Rose |
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Histoire de la commune et de la ville de
Sainte-Rose |
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Les armoiries de
la commune de Sainte-Rose : |
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En haut à Gauche,
le volcan, le massif de la fournaise est en grande partie sur son
territoire. |
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En haut à gauche,
la rose d'argent symbolise le non de la commune. |
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En bas, le nef
voilée rappelle à la fois la vocation maritime de la commune mais
aussi l'arrivée des navires du |
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Roy de France,
puis celle des goélettes de sa Majesté Britannique lors de la conquête
de Bourbon par les |
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Anglais en 1810. |
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La
première trace de colonisation de Sainte-Rose remonte à 1671, lorsque
le gouverneur de l'île, Jacob de La Haye, y accoste avec |
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un
certain Caron au lieu-dit actuellement La Marine. D'abord appelé port
Caron, cet endroit devient le Quai La Rose, du nom de son |
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constructeur.
Les premières concessions ne sont cependant accordées que le 4
décembre 1727, au profit de Guillaume Plante et |
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Pierre
Gotreau, sous l'égide de la Compagnie des Indes. Entre 1740 et
1800, le Quai La Rose s'étend au Bord de la mer, il dépend |
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alors
de Saint-Benoît. Il devient section en 1789 et paroisse sous le nom de
Sainte-Rose. Cette région était encore peu peuplée, car |
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trop
proche du volcan. Le 5 août 1790, ses habitants acceptent
l'instauration de la commune, comme les dix autres paroisses de
l'île. |
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Le
premier maire est le comte Dulac. |
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En
1809, La Marine de Sainte-Rose fut le théâtre d'une opération
anglaise, en pleine guerre navale avec l'Angleterre, l'ennemi
venait |
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d'occuper
Rodrigues où il avait pu installer ses bases et ainsi faire le blocus
des deux îles : Bonaparte ( La Réunion ) , et île de |
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France
( Maurice ). Avant un grand débarquement les Anglais firent des
reconnaissances. Sainte-Rose fut l'une des plus importantes. |
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Un
rapport du Gouverneur de Brulys alors commandant de l'île nous
renseigne sur son déroulement. Les défenses de l'île étaient |
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faibles,
quelques batteries réparties sur la côte, peu d'hommes, 3 000 ou 4 000
soldats et des unités mobilisables de la Garde |
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Nationale,
civils plus ou moins entraînés. |
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Les
vigies signalaient les allées venues des frégates ennemies, la
frégate, La Néréide et la corvette, Le Saphir, commandée par
un |
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jeune
officier Corbett. Le 8 août, elles étaient devant Sainte-Rose. Le 16
du même mois, elles réapparaissent, s'approchant cette fois |
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beaucoup
plus, malgré un coup de semonce, elles mouillent en rade et mettent des
embarcations à la mer. En face treize hommes |
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de
ligne, pas de garde Nationale, on doit abandonner Sainte-Rose aux
Anglais, ceux-ci détruisent les batteries en partie, car ils ont |
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des
préoccupations très urgentes. L'équipage de La Néréide est atteint
de scorbut, aussi le commandant s'occupe t'il tout d'abord de |
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trouver
de la viande et des fruits. Il emmène à son bord le commandant de la
ville, malade, en otage, engageant les habitants à fournir |
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les
vivres. En cas de refus, il bombardera Sainte-Rose. L'ennemi reste au
mouillage. Le 17, 110 hommes de la garde de Saint-Benoît |
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arrivent
au secours de Sainte-Rose, mais, sans ordres, peu encouragés par les
habitants qui craignent des représailles, ils repartent. |
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Le 18,
l'ennemi est toujours au mouillage, la garde de Saint-Benoit commandée
cette fois par Hubert Delisle réapparaît. L'ennemi fait |
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feu
mais la garde tient bon et prend position sur les remparts. Les Anglais
envoient alors un parlementaire pour discuter le prix des |
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vivres.
Delisle refuse de discuter avec l'ennemi. Les Anglais appareillent en
direction de Saint-Benoît et essayent, sans succès, de |
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détruite
la vigie du Petit Saint-Pierre. L'ennemi revint devant Sainte-Rose le 22
août, et obligea de nouveau les défenseurs à se retirer |
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du
port. Il voulut débarquer, mais la garde le repoussa. Quelques jours
plus tard, les Anglais se retirèrent tout à fait. |
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Un an
après le premier combat à Sainte-Rose, eut lieu, devant Saint-Denis,
le grand combat naval opposant l'amiral Bouvet sur, |
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l'
Iphigénie, et le bateau Anglais, l'Africaine, commandé par Corbett. Le
12 septembre, une dure bataille s'engage laissant la victoire |
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finale
à Bouvet. Le Commandor Corbett a les deux cuisses emportées par
un boulet. Débarqué mort à Sainte-Rose, il fut enterré dans |
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un
mausolée près de la marine, plus tard les Anglais revinrent chercher
son corps mais la tour Corbett, comme l'appelle les riverains, |
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commémore
toujours son souvenir. |
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Autour
de La Marine régna jusqu'au début du XX siècle une importante
activité, plusieurs magasins étaient établis, on en voit encore |
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quelques
vestiges. Avant 1892, toutes les productions locales étaient évacuées
par la marine : café, riz, grains puis sucre et tapioca. |
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Après
la création du chemin de fer, les sucres furent transportés en
charettes à Saint-Benoît et en chemin de fer jusqu'au Port. De |
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même
qu'à Saint-Benoît et Saint-Denis, le cyclone de 1904 détruisit
définitivement les aménagements de la marine et les chaloupes |
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disparurent
dans la tempête. Des fameuses batteries qui défendirent la côte
contre les Anglais, il reste sur place deux canons : un |
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français
avec une fleur de lys, et un anglais décoré d'une couronne. |
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