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Les armoiries de
la commune de Salazie :
Au centre la Paille-en-queue symbolise le
site faunique incomparable.
Les quatre araucarias désignent les grandes
forêts d'altitude qui l'abritent.
Jusqu'au XIXe siècle il y
a assez de terres sur la côte pour que les colons ne soient pas obligés
de s'aventurer dans les cirques très enclavés de l'île. Le cirque de Salazie
est habités dès le XVIIe siècle par les Noirs marrons, esclaves en fuite
aspirant à la liberté.
En dehors des différentes
causes qui amenaient les habitant de l'île à rechercher de nouvelles terres,
ce fut le terrible cyclone de 1829
et celui de 1830
déclenchant une grave crise agricole dans la zone de Saint-André qui décida
plusieurs moyens propriétaires de la région à coloniser, le cirque de
Salazie vers 1830. Le cirque à cette époque n'avait pas de nom, seule
la mare au pied du Piton de l'esclave Anchaing en avait un, c'était la
mare
à Poules d'eau.
La légende veut que le premier
habitant blanc ait été Théodore Cazeau qui en 1829 vint s'établir à la
Mare. Les premiers établissements furent encouragés par le gouvernement,
l'arrêté du 1 er décembre 1830 fixa la circonscription administrative
des terres accordées à la Mares à Poules d'Eau et accorda une exemption
de droit de capitation pour les noirs qui seraient affectés à l'exploitation
de ces terres. Ce furent les concessions primitives.
En 1832,
chassant le cabri marron, Adrien Pignolet de Fresnes et Adam de Villiers
découvrirent des sources, dans la région de l'îlet à Vidot, au lieudit,
Bemaho. Le docteur Vinson alla les reconnaître et après une étude conclut
à la valeur médicale de ces sources. |
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Après
cette découverte, on s'occupa alors sérieusement de la région. Le nom
de Salazie fut donné, diton, par Annette de La Serve, fille de Nicolas
de La Serve, ardent patriote, concessionnaire primitif du cirque. On raconte
que lassée d'entendre toujours parler des " sources " elle choisit
ce nom de Salazie, certainement issu de celui du massif des Salazes. D'après
Julien, ce nom viendrait du malgache soalozy qui signifie, bon campement.
Le nom eut beaucoup de succès, et le gouverneur de l'île, Barberoux, le
choisit comme prénom pour sa fille. Le nom de Salazie reconnu en 1835,
dans le décret colonial consacrant définitivement les premières concessions,
s'étendait à tout le cirque.
En 1836,
Salazie devint district spécial de Saint-André et les réglementations
des concessions bien établies. Une partie pour la commune, une partie
pour les trente six concessionnaires primitifs, et une partie pour le
" boit debout " c'est à dire au Domaine. |
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Parmi
les premiers concessionnaires on retrouve les noms de Lepervanche, Robinet
de La Serve, Adam de Villiers, Loupy, Cazeux, Perrichon, Pignolet, Lescouble,
Sicre, Bédier, Lagourgue, Dubuisson. L'actuel village de Salazie fut créé
au lieudit, Le petit Sable, en 1834.
Helle Bourg créé autour des, Sources thermales, fut baptisé en 1842
en l'honneur du gouverneur de Hell et devint section de Salazie le 1
er août 1899 en même temps que la création de la
commune. Le cirque de Salazie connut au début une période de prospérité.
Sur ce sol tout poussait, on cultiva avec succès, le tabac, le café, la
vanille, les légumes et les fruits. Mais c'est le Chouchou,
la christophine, importé du Mexique en 1840
par Sully Brunet, qui fut une source de revenus pour les habitants du
cirque. On consomme la racine, les cœurs et le fruit.
Ce sont les sources qui firent
la renommée du Cirque de Salazie. On y pénétrait difficilement, mais les
curistes y étaient nombreux. On se logeait comme on pouvait dans des cases
de bois ou de paille. Un hangar en vétyver était, à l'origine, construit
au bord de la source qui coulait naturellement d'un roc couvert de rouille.
Le 13 juillet 1852,
fut créée la Société Anonyme de l'Établissement Thermal de Salazie. Hell
Bourg connut alors une belle période jusqu'en 1920.
Un hôpital militaire, devenu hôtel des Salazes avait été construit pour
héberger les militaires de Madagascar, malades et fatigués. On y venait
pour ses eaux, son cadre magnifique et son excellent climat. Salazie était
donc à la mode, et la dernière période brillante de la station fut celle
animée par le Docteur Manès, qui se partageait entre ses malades et une
activité culturelle dont le centre était le Grand Hôtel des Salazes. Les
sources furent délaissées ensuite, fermées pour des raisons financières
et détruites par le cyclone de 1948.
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