Sarda Garriga. Commissaire général de la République. Personnage célèbre île de La Réunion 974

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Joseph Napoléon Sébastien Sarda Garriga.

Commissaire général de la République. Gouverneur du 13 octobre 1848 au 8 mars 1850.

 

Gouverneur précédent :: Emmanuel François joseph Graëb :: Gouverneur suivant :: Marie Bon Ézéchiel Barolet de Puligny

 

 
 
Sarda Garriga proclame l'abolition de l'esclavage à La Réunion le 20 décembre 1848.

 

 
 

Joseph Napoléon Sébastien Sarda-Garriga né à Pezillas-la-Rivière, au Mas Blanes, dans le Roussillon, le 13 décembre 1808.

C'est le second des sept enfants du berger Gaudérie Sarda et Marie Garriga son épouse.

Le propriétaire de Mas Blane, jean Antoine Arnaud, riche célibataire, se prend d'affection pour l'enfant et à sa mort en 1816, il en fait son légataire universel. Sarda-Garriga a pour parrain, Joseph Bonaparte, frère de l'Empereur, Roi d'Espagne, qui avait était accueilli par sa modeste famille. Par amour pour sa mère il se fait appeler Sarda-Garriga et se lie d'amitié, vers 1821, avec Étienne Arago son condisciple au collège royale de Perpignan.

Après de brillantes études, il fait carrière dans l'administration des finances de Louis-Philippe, ce qui ne l'empêche pas d'afficher ses opinions républicaines.

Il épouse en 1841, Ève Louise Poncelet de Mauvoir. Il est nommé en 1848, receveur général des Finances. Franc maçon ami de Victor Schoelcher, celui-ci membre du gouvernement provisoire le choisit pour le poste de commissaire général de la République à la Réunion. Sa mission : abolir l'esclavage à l'île de la Réunion en évitant les troubles.

27 mai 1848, l'Oise appareille de Toulon direction La Réunion avec à son bord Sarda Garriga accompagné du jeune Adolphe Clément, le fis de Marie Adélaïde Clément, une veuve de haut fonctionnaire avec laquelle il s'est mis en ménage en 1846, et Dufay, maître d'hôtel à son service. L'oise est un vieux bâtiment à voiles de 800 tonneaux, voilier lent et inconfortable, une flûte servant de corvette à charge commandée par le capitaine de vaisseau Febvrier Despointes qui rejoint son poste de chef de la station navale de l'Océan Indien.

La corvette de charge l'Égérie, commandée par le capitaine de frégate Jacques louis Quernel quitte Toulon le 24 juin 1848 pour la Réunion avec un chargement considérable d'artillerie et de munitions de guerres. Le bâtiment transporte en outre une compagnie d'artillerie et une compagnie d'infanterie de Marine.

Le 14 octobre 1848, Sarda Garriga débarque de l'Oise et arrive comme Commissaire général de la République à la Réunion.

 

 

 

 

Sarda Garriga

Sarda Garriga proclame l'abolition de l'esclavage à La Réunion

 

 
 

L'assemblée des délégués continuait à siéger. Les bruits les plus sinistres circulaient. Il ne s'agissait de rien moins, parmi les plus exaltés, que de s'opposer de vive force au débarquement du commissaire général. Le 14 il débarqua accueilli par un silence glacial que justifiait l'incertitude où l'on était de la conduite qu'il allait tenir, de la direction qu'il allait imprimer à son administration. Les deux jour suivants furent employés, par les planteurs, en tentatives faites pour l'engager à sanctionner les réunions de l'assemblée des délégués, comme devant tenir lieu de conseil colonial. Le commissaire général répondit en montrant le décret de suppression des conseils coloniaux, dont il était porteur ; il déclara illégale une réunion se substituant de son chef à une autre supprimée par la loi. Le bureau de l'assemblée revint deux fois à la charge, et, pour toute réponse, n'obtint que deux refus motivés avec fermeté calme qui fit comprendre l'inutilité d'insister d'avantage. Grâce à l'intervention sage et éclairée du président, l'honorable M. Vinson, une dissolution prononcée d'office ne fut pas nécessaire. L'assemblée se sépara.

 

Le 17 octobre 1848, c'est la proclamation du nouveau gouverneur à sa prise en fonction.

 

" Chers concitoyens mes amis

Organe de la République et dépositaire de ses pouvoirs, j’arrive au milieu de vous non pour assister à la décomposition de votre société, mais pour l’organiser dans une pensée d’union, de fraternité et dans des vues d’ordre, de prospérité et de développement agricole.

Notre révolution si pure trouvera dans ce beau pays de l’invitation , de chaleureuses sympathies.

Je sais combien dans des temps difficiles, et à ces époques de luttes terribles entre les nations, la Métropole a rencontré de ressources dans le patriotisme et la bravoure des Créoles. Je sais aussi que j’y trouverais moi-même, au besoin, le secours de ces nobles sentiments de dignité nationale.

La France nouvelle, enfin dégagée de tout intérêt dynastique , ne consultera plus désormais que ce qui est Droit, que ce qui est Justice.

Toutefois, en présence de paix que la grande politique de la Révolution tend à consolider de plus en plus, c’est aux pacifiques et douces inspirations de vos cœurs, que je fais appel aujourd’hui.. Oui appel à vous colons déjà libres et colons qui le serez bientôt, car Dieu vous a créés frères et je vous confonds dans mes affections.

Je compte sur votre concours loyal, propriétaires du sol et industriels.

Je compte sur vous aussi, hommes de labeur jusqu’ici asservis.

Si ceux qu’une triste classification avait constitués les maîtres doivent apporter un esprit de fraternité et de bienveillance dans leurs rapports avec leurs anciens serviteurs, ils doivent être animés de sentiments de charité chrétienne pour les malheureux que l’âge et les infirmités accablent … n’oubliez pas, vous frères qui allez être les nouveaux élus de la cité, que vous avez une grande dette à payer à cette société dans laquelle vous êtes près d’entrer. La liberté, c’est le premier besoin de l’humanité, oui ; mais ce suprême bienfait impose d’importantes obligations, la liberté élève le travail à la hauteur du devoir. Être libre, ce n’est pas avoir la faculté de ne rien faire, de déserter les champs, les industries. Être libre … c’est l’obligation d’utiliser son temps, de cultiver son intelligence, de pratiquer sa religion. Le travail, en effet, est une mission imposée à l’homme par Dieu, il le relève à ses propres yeux, en fait un citoyen, il l’appelle à fonder une famille.

Écoutez donc ma voix, mes conseils, moi qui ai reçu la noble mission de vous initier à la liberté…. Si, devenus libres, vous restez au travail, je vous aimerai ; la France vous protègera. Si vous le désertez, je vous retirerai mon affection ; la France vous abandonnera comme de mauvais enfants.

Je fais publier les institutions que la République destine à ce pays. Je ne les considère que comme les premiers pas dans la voie d’une complète assimilation avec les institutions de la mère-patrie. Quand cette terre si éminemment française ne portera plus d’esclaves, elle formera, j’en ai l’assurance, dans la grande unité nationale, un département d’outre-mer gouverné par les lois générales de la Métropole.

Et vous qui allez bientôt recevoir de mes mains, comme un présent de la France régénérée, la liberté qui vous méritez si bien, vous n’aurez que deux mois à attendre l’avènement de ce jour si solennel qui vous fera citoyens.

Patiente donc et confiance. J’irai sous peu vous voir dans vos ateliers, connaître le pays et vos besoins.

Chers concitoyens, le gouvernement provisoire, en décrétant l’abolition immédiate de l’esclavage, a consacré votre droit à l’indemnité. J’ai la confiance que l’Assemblée Nationale, dans laquelle vous comptez de nombreux amis, achèvera généreusement cette œuvre.


Je puis vous donner l’assurance que le gouvernement s’occupe avec sollicitude de l’établissement de banques locales et de la diminution du tarif de vos....

Depuis longtemps déjà les bras font défaut à votre agriculture ; ce sera l’objet de mes constances préoccupations.

Bientôt la Colonie sera appelée à élire ses représentants ; que leur vie soit soumise à un examen équitable et sévère. De cette épreuve solennelle sortiront, je n’en doute pas, des hommes sincèrement dévoués à la République et aux fortes institutions qu’elle vous prépare. Fonctionnaire de tous rangs, vous aurez à me seconder. J’ai le droit de vous demander du zèle sans hésitation, car la République veut être servie avec dévouement et sans arrière pensée, je donnerai l’exemple, en la servant moi même avec bonté connu sans faiblesses.

Ministres du Christ, nous avons à accomplir une œuvre de moralisation et de civilisation. Que le zèle dont vous avez donné tant de preuves dans votre rude apostolat se ravive, s’il en était besoin, au souvenir de ce prélat que la République vient d’écrire au nombre de ses saints. J’ai foi en vous, comptez sur moi.

Je salué la vue de ce pays avec bonheur. Mon âme en proie aux émotions les plus vive, s’est ouverte à l’espérance de faire votre bien. Permettez donc, mes chers compatriotes, qu’en acclamant ces paroles : Vive la République, je vous remercie avec affection de l’accueil cordial que j’ai reçu de vous.

Grâce à la confiance que le digne gouverneur auquel je succède, avait su vous inspirer, grâce à la patriotique résignation des maîtres et aussi à la sagesse et au bon sens de la population esclave, j’ai trouvé votre Colonie calme et tranquille ; je n’ai entendu partout que des paroles de concorde et de fraternité. Gloire et merci à vous tous, mes chers concitoyens ! Cette paix est votre courage, c’est à vous que vous devez la sécurité de vos familles.

Le concours que toutes les classes de la population m’ont si spontanément offert m’est un gage certain que l’alliance de l’ordre et de la liberté secondée par le travail est enfin fondée dans votre belle Colonie. Remercions-en l’auteur de toutes choses, et soyons toujours dignes de la protection qu’il accorde à vos heureux ------ en consolidant par nos efforts fraternels, l’établissement de la nouvelle société coloniale.

Vive la République ! Vive la Colonie !

Le commissaire Général de la République. Sarda-Garriga. Saint-Denis, île de la Réunion, 17 octobre 1848. "

18 octobre 1848, Sarda Garriga publie un décret annonçant l'abolition de l'esclavage pour le 20 décembre 1848.

Le 24 octobre 1848, par décret le travail est rendu obligatoire. Lire le décret.

 

13 novembre 1848, Sarda-Garriga entame sa première campagne d'explication dans l'île. Le commissaire général résolut de parcourir successivement toutes les parties de la colonie, afin d'expliquer lui-même à la population noire la nature de l'arrêté du 24 octobre, et de combattre l'interprétation erronée que l'ignorance ou la malveillance pourraient tenter de lui donner. En conséquence, il partit de Saint-Denis le 13 novembre 1848, et commença sa tournée dans l'arrondissement Sous-le-Vent.

Récit de Sarda Garriga de sa tournée du 13 novembre au 7 décembre 1848 dans l'île pour expliquer l'arrêté du 24 octobre 1848.

 

7 décembre 1848, Sarda Garriga est de retour à Saint-Denis, la capital est alors le théâtre de manifestations de lycéens, le proviseur du lycée de Saint-Denis Théodore Drouet est républicain, ce qui ne plaît guère à ses élèves, issus de classe aisée, donc conservatrice, ni à leurs parents.

19 décembre 1848. Ne parvenant pas à calmer les jeunes lycéens, Sarda Garriga est obligé de fermer le lycée du 19 décembre 1848 au 1 er février 1849.

 

Le 20 décembre 1848, Sarda Garriga proclame l'abolition de l'esclavage à l'île de la Réunion.

Texte de la proclamation du 20 décembre 1848 signé par SARDA-GARRIGA.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE    LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ    20 DÉCEMBRE 1848.    AUX TRAVAILLEURS.

Mes amis.

Les décrets de la République française sont exécutés : Vous êtes libres. Tous égaux devant la loi, vous n'avez autour de vous que des frères.

La liberté, vous le savez, vous impose des obligations. Soyez dignes d'elle, en montrant à la France et au monde qu'elle est inséparable de l'ordre et du travail.

Jusqu'ici, mes amis, vous avez suivi mes conseils, je vous en remercie. Vous me prouverez que vous m'aimez en remplissant les devoirs que la Société impose aux hommes libres.

Ils seront doux et faciles pour vous. Rendre à Dieu ce qui lui appartient, travailler en bon ouvriers comme vos frères de France, pour élever vos familles; voila ce que la République vous demande.

Vous avez tous pris des engagements dans le travail : commencez-en dès aujourd'hui la loyale exécution.

Un homme libre n'a que sa parole, et les promesses reçues par les magistrats sont sacrées.

Vous avez vous-même librement choisi les propriétaires auxquels vous avez loué votre travail : vous devez donc vous rendre avec joie sur les habitations que vos bras sont destinés à féconder et où vous recevrez la juste rémunération de vos peines.

Je vous l'ai déjà dit, mes amis, la Colonie est pauvres beaucoup de propriétaires ne pourront peut-être payer le salaire convenu qu'après la récolte. Vous attendrez ce moment avec patience. Vous prouverez ainsi que le sentiment de fraternité recommandé par la République à ses enfants, est dans vos cœurs.

Je vous ai trouvés bons et obéissants, je compte sur vous. J'espère donc que vous me donnerez peu d'occasion d'exercer ma sévérité; car je la réserve aux méchants, aux paresseux, aux vagabonds et à ceux qui, après avoir entendu mes paroles, se laisseraient encore égarer par de mauvais conseils.

Mes amis travaillons tous ensemble à la prospérité de notre Colonie. Le travail de la terre n'est plus un signe de servitude depuis que vous êtes appelés à prendre votre part des biens qu'elle prodigue à ceux qui la cultivent.

Propriétaires et travailleurs ne feront plus désormais qu'une seule famille dont tous les membres doivent s'entraider. Tous libres, frères et égaux, leur union peut seule faire leur bonheur.

La République, mes amis, a voulu faire le votre en vous donnant la liberté. Qu'elle puisse dire que vous avez compris sa généreuse pensée, en vous rendant dignes des bienfaits que la liberté procure.

Vous m'appelez votre père; et je vous aime comme mes enfants; vous écouterez mes conseils : reconnaissance éternelle à la République française qui vous a fait libres ! et que votre devise soit toujours Dieu, la France et le Travail.

Vive la République !        Signé SARDA-GARRIGA.

 

L'institution du travail obligatoire par le gouverneur Sarda Garriga avait permis d'abolir l'esclavage dans le calme. Mais elle est vite bafoué. Les propriétaires se plaignent, les affranchis désertent les champs. La faute est dans les deux camps : chez les patrons qui continuent à se faire appeler " mon Maître ", la rudesse des manières ; chez l'affranchis, on rejette une forme de travail assimilée à l'esclavage.

17 février 1849, le gouverneur de La Réunion, Sarda Garriga épouse à la cathédrale de Saint-Denis en seconde noce, Adèle Juteau venue le rejoindre, et fait paraître ce même jour sa Proclamation aux travailleurs.

17 février 1849. Proclamations aux travailleurs de Sarda Garriga.

" Je ne suis pas content de vous. Est-ce ainsi que vous comprenez la liberté ? Je vous l'ai dit : sans le travail, elle ferait votre malheur. 

Heureusement que je suis là pour récompenser les travailleurs et aussi pour punir les paresseux. Enfant de la mère patrie, je suis venu vous donner la liberté en son nom : m'inspirant de sa sollicitude pour ce beau pays, en son nom je frapperai ceux qui troubleraient l'ordre en abandonnant le travail.

Mes enfants, croyez-moi bien, le travail c'est l'ordre. Espérez-vous me tromper en me montrant des engagements ? Eh ! que m'importe votre livret, si vous ne satisfaites pas aux conditions qui y sont écrites ?

Les propriétaires du sol vous payent pour le cultiver : cultivez donc le sol qui doit nous enrichir tous, vous, le propriétaire, et la patrie qui vous a faits libres. 

Vous n'appartenez plus à un maître, mais vos bras appartiennent au champ qui doit vous nourrir. Le propriétaire vous a dit : " Ce champ est à moi ; féconde-le par ton travail, et je te donnerai un salaire. " Accepter le salaire et ne pas donner votre travail, c'est un vol que la justice commande de punir. 

Passer seulement quelques heures à l'atelier, lorsque vous devez n'y pas manquer depuis le matin jusqu'au soir, c'est encore voler une partie du travail pour lequel on vous paye. "

 

Par arrêté du 16 avril 1849 de Sarda Garriga, une société anonyme dite “Comptoir d’escompte et de prêts” est créée à Saint-Denis.

Le 29 août 1849, le Père Joffard, en conflit avec la société coloniale en raison de son implication dans la campagne pour les élections législatives, est expulsé de la colonie par le gouverneur.

Sarda Garriga révoqué le 10 novembre 1849, n'est informé de cette mesure par courrier que le 22 janvier 1850. Il remet ses fonctions le 8 mars 1850 au Commandant militaire Barolet de Puligny. Sa révocation surprend la colonie qui lui manifeste son estime. Sarda Garriga quitte l'île Bourbon le 21 avril 1850 pour entrer à Paris.

En décembre 1851, il est nommé commissaire général de la Guyane. il rentre en France en 1853, ne voulant pas être le gardien des opposants de Napoléon III, sa carrière est brisée.

Il se retire dans l'Eure où il monte une affaire d'eaux minérales qui fait faillite. Le Conseil général de la Réunion lui accorde une modeste pension. Il meurt pauvre le 8 septembre 1877. Hormis la reconnaissance d'une grande partie de la population de la Réunion, le libérateurs des esclaves est mort totalement oublié par ses contemporains.

 

 

 
 
   
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