Léon Hippolyte Claudius Truitard Gouverneur. Personnage célèbre de l'île de La Réunion 974

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Léon Hippolyte Claudius Truitard.

Gouverneur de La Réunion du 17 août 1936 au 10 novembre 1938.

 

Gouverneur précédent :: Alphonse Paul Albert Choteau :: Gouverneur suivant :: Joseph Urbain Court 

 
   
 

Léon Hippolyte Claudius Truitard est né le 9 août 1885, à Chagny, en Saône et Loire.

Il passe son enfance à Cholon, en Indochine, où son père est architecte.

Le jeune Truitard fait ses études secondaires en France, à Dijon, au lycée Carnot, avant d'intégrer l'Ecole Coloniale puis d'être affecté, en 1910, à Majunga, Madagascar.

En 1912, Truitard rentre en France pour soutenir sa thèse de doctorat en droit : Madagascar et les intérêts français. Truitard est ensuite affecté aux Comores.

En 1915, il est mobilisé comme capitaine de 6e Colonial, à Tananarive, et intervient dans le sud malgache contre le soulèvement Bara, avant de rejoindre le front européen sur la Somme.

De retour en 1919 à Madagascar, Truitard occupe les fonctions de chef de cabinet du gouverneur Garbit. On le retrouve ensuite à Paris, au Cameroun, puis de nouveau à Paris au service de presse du ministère des Colonies.

Le 18 juin 1936, Léon Hippolyte Claudius Truitard est nommé gouverneur de La Réunion, il est à pied d'œuvre le 17 août 1936 et découvre une colonie en proie à de puissantes tensions politiques et sociales.

 

Léon Hippolyte Claudius Truitard

 

 
 

Octobre 1936, les fêtes du tricentenaire du rattachement de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion sont l’occasion pour MM. Lagrosillière, Gratien Candoce, Monnerville et Satineau de déposer un projet de loi portant sur la départementalisation de ces quatre colonies : " Les quatre colonies relèveront du ministère de l’Intérieur, avec toutefois les dispositions législatives et réglementaires particulières que nécessitent, à cause de leur éloignement de la métropole et de leurs besoins spéciaux, une décentralisation relative des services publics, le maintien de leur autonomie financière et la sauvegarde des prérogatives de leurs conseils généraux ".

Mais parmi les signataires de cette proposition il n’y a aucun représentant réunionnais et la campagne favorable à la départementalisation menée par Le Progrès ne rencontre aucun écho. En effet il semble que ceux qui sont au pouvoir à La Réunion craignent de voir appliquer la fiscalité dans le cas éventuel où la colonie deviendrait département. Faut-il rappeler qu’à cette époque les impôts directs n’existent pas dans l’île et personne ne veut de " la fiscalité odieuse de l’impôt sur le revenu ". La question de la départementalisation est donc mise entre parenthèses, encore une fois.

La Ligue des droits de l'homme réunionnaise souhaite que La Réunion devienne un département Français :

" Considérant que, depuis son arrivée à La Réunion, M. le gouverneur Truitard s'est attaché à solutionner équitablement les différents conflits d'ordre social dont il a eu à connaître ; persuadés que, le passé garantissant l'avenir, il continuera à étudier avec bienveillance toutes les questions concernant les classes laborieuses ; l'assurons, au cas où les forces réactionnaires du pays l'attaqueraient, de tout le dévouement de la Ligue des droits de l'homme et du Citoyen. Considérant que la situation de La Réunion comme colonie est de nature à toujours soulever des points de droit particuliers, la Ligue toute entière réclame que notre île soit faite département français, avec tous droits et prérogatives y afférents. "

5 septembre 1936, la section locale du Syndicat National des Instituteurs est créé.

De multiples conflits sociaux éclatent, débouchant sur d'importantes avancées. En 1937, la première grande grève qui touche La Réunion a lieu au Port, elle est menée par le Syndicat des cheminots et dockers. Soucieux de la question sociale, Truitard est souvent en première ligne. Apprécié des syndicalistes, dans la première partie de son mandat, Truitard essuie ensuite de nombreuses critiques quand il croisse le fer avec les syndicats des fonctionnaires.

1 er mai 1937, le 1 er mai est pour la première fois à La Réunion un jour chômé et payé.

Le gouverneur est bientôt aidé dans sa tâche par l’envoi d’une mission de l’inspection générale des colonies dont l’objectif est en particulier d’évaluer le système éducatif mais aussi le système fiscal qui ignore encore l’impôt sur le revenu. Avril et mai 1947. Cette mission aboutit à trois rapports rendus entre avril et mai 1937, dont les conclusions plaident en faveur de la hausse des salaires, d’un effort budgétaire accru de la colonie mais aussi pour d’importantes réformes de structure. Le rapport sur la fiscalité préconise quant à lui une réforme profonde du système qui, rappelons-le, ignore l’impôt sur le revenu. Dans sa conclusion, l’auteur M. Lassalle-Sere, condamne sans appel les privilèges fiscaux dont jouissent les classes aisées de la colonie :

" Le système fiscal de la Réunion est en retard d’une vingtaine d’années sur le système des impôts en métropole. Il est inique et antidémocratique au premier chef. Un tel système n’est pas admissible à la Réunion, vieille colonie assimilée à un département métropolitain ".

1 er octobre 1938, exposition coloniale, elle se tient sur la place toute neuve du Barachois, le gouverneur Léon Hippolyte Claudius Truitard a offert quelques hectares supplémentaires à Saint-Denis en rasant le cavalier d'artillerie, grosse butte aux canons inutiles, qui se trouvait à la Pointe des Jardins, et en a utilisé les déblais pour combler le petit port du Barachois, ensablé. La place à peine nivelée accueille la plus grandiose exposition que La Réunion ait jamais connue, sept semaines, à partir du 1 er octobre, de nombreux pavillons construits pour la circonstance, qui abritent les habituels produits du pays et, attraction suprême, deux avions construits dans l'île par de fougueux amateurs.

Le 28 octobre 1838, le gouverneur Léon Hippolyte Claudius Truitard est rappelé. Il quitte La Réunion, le 10 novembre 1938, sonsuccesseur Joseph Urbain Court arrive à la colonie le 15 novembre 1838.

En 1940, Truitard assure pendant l'exode l'évacuation du ministère de la Colonie à Bordeaux. En 1943, il fait valloir ses droits à la retraite et s'installe en Algérie, en attendant la Libération. Il termine sa retraite à Dijon, où il décède le 2 janvier 1972.

 

 

 
 
   
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Jean-Baptisite de Villers Michel François des Bordes de Charanville
Pierre Antoine Parat Henry de Justamond
Joseph de Beauvollier de Courchant Antoine Labbé dit Desforges Boucher
Hélie Dioré de Périgny Pierre Benoît Dumas
Mahé de La Bourdonnais Charles Lemery Dumont
Pierre André d'Héguerty Didier de Saint-Martin
Jean Baptiste Azéma Gérard Gaspard de Ballade
Joseph Brénier Bouvet de Lozier
François Jacques Bertin Martin Adrien Bellier
Guillaume Léonard de Bellecombe Jean Guillaume de Steinauer
François de Souillac Joseph Murinay Comte de Saint-Maurice
Alexandre François Chalvet Baron de Souville Claude Élie Dioré de Périgny
David Charpentier de Cossigny Dominique Prosper de Chermont
Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis Pierre Alexandre Roubaud
Philippe Antoine Jacob de Cordemoy François Louis Magallon Comte de La Morlière
Nicolas Ernault de Rignac Baron des Bruslys Chrysostome Bruneteau de Sainte-Suzanne
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Pierre Bernard Milius Louis Henri De Saulses de Freycinet
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