Tunnel
du Cap La Houssaye.
Les Viaducs de Fleurimont.
Route des Tamarins.
Le tunnel de Cap La Houssaye,
situé au nord-ouest de l'île, est probablement l'un des plus anciens ouvrages
du projet. Tous les tracés envisageaient en effet un franchissement souterrain
afin de limiter au maximum l'impact sur le milieu naturel et la morphologie
très particulière du paysage.
L'ouvrage, encadré par les
viaducs de Fleurimont au nord et Petit Brat-Canot au sud, est situé sur
le tronçon de la première section de la Route des Tamarins, commune de
Saint-Paul. Il se présente sous la forme d'un bi-tube de 368 m à l'ouest,
côté mer, et 223 m à l'est, côté terre, les deux tubes étant décalés de
9 m en hauteur (les viaducs de Fleurimont sont eux aussi décalés en altimétrie
afin de mieux se fondre dans le paysage).
Originalité : chaque tube,
qui abrite trois voies de circulation, s'inscrit dans ungabarit de 11,80
m de largeur roulable et 4,75 m de hauteur libre minimale. D'où une section
d'excavation importante de 136 m2. Côté géologie, le tunnel est implanté
dans les tufs volcaniques de Saint-Gilles, des brèches de nature basaltique
constituées de blocs de toutes tailles, plus ou moins bien cimentés, dans
un matériau fin. Contrairement aux résultats des études, qui prévoyaient
la rencontre d'un matériau résistances mécaniques faibles dispersées,
les travaux se sont heurtés à un faciès matrice fortement consolidé et
à des matériaux beaucoup plus durs qu'escompté. Les travaux se sont donc
essentiellement déroulés au BRH (Brise Roche Hydraulique).
Premier percement
le 29 août 2006.
Le tube terre, représentant
une longueur de creusement de 222 m, a été percé le mardi 29 août 2006,
en moins de huit mois, les travaux s'opérant en section divisé. La Résistance
inattendue des terrains a généré quelques chutes de rendement par rapport
à la productivité envisagée, mais elle a en revanche, permis de limiter
fortement les soutènements, seules les entrées en terre nécessitant un
soutènement lourd en cintres HEB 220. Pour le reste, le soutènement à
l'avancement a été obtenu par la projection d'une couche de béton fibré,
suivie par la mise en place de boulons de 5 m de longueur (diamètre 25
mn), puis la projection d'une à deux couches de béton non fibré sur 22
cm d'épaisseur maximale. La bonne tenue des terrains à également permis
d'augmenter la longueur des passes, qui ont atteint 4 m contre 2 m prévus
lors des études.
Le second tube de 292 m de
longueur excavée côté mer, a été percé le 14 novembre 2006, l'ensemble
des deux ouvrages représentant un volume de déblais de 70 000 m3. Fin
novembre le bétonnage de la voûte (épaisseur 60 cm) du tunnel terre a
commencé, après la mise en place du complexe d'étanchéité. Les travaux
s'effectuent au moyen d'un coffrage métallique capable de réaliser des
plots de 11 m de longueur.
Construction ouvrage
Tunnel du Cap La Houssaye :
- Groupe Razel.
- Spie Batignolles TPCI.
Une première mondiale
:
Pour déterminer en permanence
et en temps réel la position de l'outil de creusement dans l'espace et
réaliser ainsi un produit d'excavation très précis. Le groupe Razel utilise
une technique inédite, le creusement mécanisé avec une pelle « type tunnel
» équipée d'un système de dispositifs de guidage 2D/3D avec laser, GPS
et station totale robotisée. Une première mondiale en la matière.
Maître d'oeuvre
:
- DDE de La RéunionMaître d'ouvrage
:
- Région Réunion.
Mise en service
:
- janvier 2008.
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