Le
viaduc de Saint-Paul.
Long de 756 mètres en forme
de S, le viaduc de Saint-Paul s'élève du niveau de la mer, 13 mètres exactement
pour atteindre le plateau au-dessus du Rempart de Saint-Paul à 48 m d'altitude
. Ce viaduc est suivi d'une tranchée couverte.
Montant des travaux : 83 185 229 Euros TTC.
Délai prévisionnel : mars 2006. Fin 2008.
Dimension du viaduc de
Saint-Paul :
- Largeur : 26.70 m.
- Longueur totale : 756 m.
- Épaisseur du tablier : 4.55 m.
- Longueur des travées : 34.5 m - 5 fois 60 m - 78 m - 3 fois 96 m - 55.5
m.
- Inclinaison longitudinale : 6 %.
- Inclinaison verticale : - 3.8 % et + 2.5 %.
Conception
: Service d'Études Techniques des Routes et Autoroutes.
Architecte : Pierre DEZEUZE et Frédéric ZIRK.
Construction :
- BILFINGER BERGER AG
- EIFFAGE TP
- MATIERE
- Groupe RAZEL
- EIFFEL Construction métallique
Protection
du viaduc de Saint-Paul et des automobilistes. 22 000 mètres
carrés de filets pendus et 11 000 mètres carrés de filets déflecteurs,
pour protéger les 400 mètres du viaduc situés sur une trajectoire de chutes
de blocs de la falaise.
Technique
de construction : avec ses 756 m de long et ses 26.70 m de
large, le viaduc de Saint-Paul est un ouvrage très lourd. Le terrain sur
lequel reposeront ses dix piles et de mauvaise qualité. Il faut donc réaliser
des fondations profondes pour atteindre le sol résistant et mettre en
oeuvre des techniques peu courantes. Dans un premier temps, on réalise
des barrettes : on creuse des trous profonds, jusqu'à 30 m. Pour éviter
que le trou ne s'éboule au fur et à mesure du creusement, on le remplit
d'une boue de forage appelée bentonite, qui maintiens les parois. On peut
ensuite mettre les aciers et couler le béton à partir de la base du trou,
la boue est refoulé vers le haut et recyclée.
La falaise du Rempart de
Saint-Paul résulte de coulée de lave. Entre les phases de coulées, des
blocs se sont décrochés de la falaise. La pointe des barrettes de fondation
s'arrête dans ces blocs de dimension moyenne de 80 cm à 1 m. Pour éviter
que les blocs ne bougent quand viendra s'y appuyer le viaduc, on emploie
la technique du jet-grouting. Après avoir réalisés les barrettes, on introduit
sous leur pointe, l'extrémité inférieure, une buse qui injecte du coulis
de ciment dans le sol. Grâce à sa haute pression et à sa grande vitesse
de rotation, le jet-grouting crée des colonnes formées d'un mélange sol,
coulis de ciment, liant les blocs entre eux et évitant ainsi les mouvements
relatifs entre blocs. La stabilité de l'ouvrage est assurée.
La tranchée couverte de
Saint-Paul :
La Tranchée couverte de Saint-paul
assure la transition entre le profil en travers du viaduc, au nord, et
la section courante de la Route des Tamarins, au sud.
Première spécificité : l'ouvrage
à 2x3 voies, de 150 m de longueur, supporte jusqu'à 20 m de remblais,
contrairement aux tranchées couvertes classiques dont la couverture excède
rarement 2 m. D'où, pour reprendre les efforts de poussée, la nécessité
de réaliser une structure comportant des traverses supérieures voûtées
(9,50m à la clé), celles-ci étant constituées de deux rayons de courbure
distincte afin de rattraper les différences de hauteur entre le piédroit
central et le piédroit latéral. L'ouvrage, fondé sur des semelles filantes
superficielles (épaisseur 0,80 m), sera exécuté par plots de 10 m, un
tube après l'autre, en deux phases : piédroit latéral et central avec
tulipe, puis voûte à proprement parler.
Intégration
dans le site :
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