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septembre 1980, Wilfrid Bertille premier secrétaire du PS à
La Réunion, reçoit la visite de François Mitterrand.
A sept mois des présidentielles, le candidat à la Présidence
de La République vient récupérer des voix, il sait
qu'en 1974 plus de 50 % des Réunionnais ont voté pour lui
aux présidentielles. Mais il vient aussi clarifier la situation
sur la question du statut de La Réunion. Il refuse d'engager La
Réunion sur la voie de l'autonomie. Il propose la création
d'un conseil départementale qui se substituerait aux deux assemblées
existantes, Wilfril Bertile suit cette proposition. Cette idée
d'assemblée unique sera rejetée en 1982 par le Conseil constitutionnel.
5 Mai 1981, Wilfrid Bertile
accueille à l'aéroport de Gillo, Christophe Mitterrand venu
faire campagne à La Réunion pour son père. Le 8 mai,
se sont deux parlementaires socialistes, André Labarrère
et Christian Laurissergues qu'il reçoit. Les partisans de François
Mitterand défendent l'idée que les réunionnais doivent
" prendre leurs affaires en main " sans pour autant rompre les
liens avec la mère patrie.
Grande victoire nationale
pour le PS le 11 mai 1981, mais Wilfrid Bertile s'inquiète du votre
à contre courant de La Réunion. " Mitterrand est élu,
mais Giscard l'emporte à La Réunion ", titre la premier
page du quotidien, avec un taux de 72 % de participation, La Réunion
a voté pour plus de 63 % en faveur du président sortant.
La gauche exulte et la fête va durer toute la nuit en de nombreux
endroits de l'île. Pour Wilfild Bertile, il s'agit " d'une
page nouvelle de note histoire."
Juin 1981, Wilfrid Bertile
se présente aux élections législatives pour la VIIe législature
de la Ve République du 2 juillet 1981 au 1er avril 1986. Pour
cette fois il n'est pas en concurrence avec Michel Debré, en effet
il se présente dans la troisième circonscription. Il est
élu député de la Réunion de la troisième circonscription au deuxième
tour avec 54.70 % des suffrages. Il siège à l'Assemblée nationale dans
le groupe du partie socialiste.
Il est conseiller spécial
du président du Conseil général de la Réunion en 1994, 1995 et 1996 et
représentant permanent de la région Réunion à Paris en 1999-2000. Cette
fonction lui permet d'être associé étroitement à la préparation de la
Commission mixte France-Madagascar de juin 2000, au titre des collectivités
territoriales, de participer aux travaux de l'Association des régions
de France sur la coopération décentralisée et de faire partie des groupes
techniques de travail de la Commission nationale de la coopération décentralisée.
Elu conseiller général du
canton de Saint-Philippe, Wilfrild Bertile se présente aux élections
régionales de La Réunion du 20 février 1983. Il présente
la liste : Liste d'Union pour la Majorité de Développement
( PS ) conduite par lui-même et avec, Jean
Claude Fruteau, Albert
Ramassamy et Gilbert
Annette.
Sa liste arrive en troisième
position, avec 25 722 voix, soit 12.99 % dès 200 298 votants obtenant
ainsi 6 sièges à l'assemblée régionale. Il
est donc élu conseiller régional de La Réunion. Résultats
des élections régionales de La Réunion de 1983.
Dimanche 6 mars 1983, Wilfrid
Bertile se représente aux élections municipales de la commune
de Saint-Philippe, il est réélu maire au premier tour avec
966 voix, soit 55.32 % des suffrages exprimés, contre 780 voix,
soit 44.67 % des suffrages exprimés pour le candidat de droite
Jean Hugues Salvan. Résultats
des élections municipales de La Réunion de mars 1983.
1989, Il perd la mairie de
Saint-Philippe, c'est un candidat de droite qui est élu Hugues
Salvan, conséquence probable de sa mise en cause à propos
d'une opération foncière dans laquelle intervenait la mairie.
Wilfrid Bertile est secrétaire
général de la Commission de l'océan Indien ( COI ) de 2001 à 2004.
Mars 2011, Wilfrid Bertile
se présente aux cantonales, dans le canton de Saint-Philippe, il
est battu par le candidat UMP Olivier Rivière.
Wilfrid Bertile est aussi
l'auteur de plusieurs ouvrages notamment :
Le livre : La Réunion, département
français d’outre-mer, Région européenne ultrapériphérique. L’ouvrage,
en trois parties, se présente en deux tomes réunis dans un coffret. Les
deux premières parties constituent le premier tome “une périphérie intégrée”
: elles analysent en premier lieu les données de « la vieille colonie
devenue département » et dans la deuxième partie, la départementalisation
et l’intégration européenne, pour se demander si La Réunion est une «
excroissance » de la France et de l’Europe. Le deuxième tome (et 3e partie)
est plus prospectif. Ayant fait le tour des problèmes et le constat d’une
situation « dans l’impasse » (démographie, mal-développement, identité
diluée, déséquilibres territoriaux...), l’auteur propose « un projet de
développement identitaire » et une « thérapeutique de la responsabilité
».
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