Rubus alceifolius Poir, Vigne marronne, Raisin marron, Espèce envahissante à La Réunion, Famille : Rosaceae - Rosacées.

Rubus alceifolius Poir

Vigne marronne, Raisin marron

Espèce envahissante à La Réunion.

- Nom : Ronce à feuilles d'alcée.
- Nom à La Réunion : Vigne marronne ou raisin marron.
- Nom scientifique : Rubus alceifolius Poir.
- Synonymes :
- Rubus moluccanus auct. non L.
- Rubus roridus auct. non Lindl.
- Ordre : Rosales.
- Famille : Rosaceae - Rosacées :: 15 espèces sur le site.
- Sous-famille : Rosoideae.
- Tribu : Rubeae.
- Genre : Rubus L. 4 espèce(s) dans le genre Rubus
- Espèce : Rubus alceifolius.
- Origine : Sud-Est asiatique.



Vigne marronne ou raisin marron, Rubus alceifolius


Rubus alceifolius. Vigne marronne ou raisin marron


raisin marron ou vigne marronne. Rubus alceifolius.


Rubus alceifolius Poir.


Rubus alceifolius Poir, la Vigne marronne ou raisin marron, appartient à la famille des Rosaceae à la sous-famille des Rosoideae à la tribu des Rubeae et au genre Rubus L. Les espèces et sous-espèces du genre Rubus sont très nombreuses et de détermination difficile. Leur nombre varie selon les auteurs, certains en comptent plus de mille. Il existe en outre de nombreux hybrides.


Rubus alceifolius à La Réunion :

La vigne marronne ou raisin marron, Rubus alceifolius, a été introduit à La Réunion dans les années 1840. Sans ennemis naturels pour le réguler et avec des conditions idéales pour pousser, Rubus alceifolius s’est développé de manière anarchique, au détriment de la végétation indigène, envahissant bords de champs, friches, ravines, ouvertures forestières, forêts dégradées. C’est une espèce pionnière des éboulis et des coulées volcaniques. Son développement très puissant empêche toute régénération de la végétation naturelle.


Rubus alceifolius espèce envahissante à La Réunion :

Rubus alceifolius est ainsi devenu l’espèce exotique la plus envahissante, une peste végétale, représentant une menace majeure pour la biodiversité des forêts réunionnaises. Rubus alceifolius Poir., est classé niveau 5 sur 5 dans la liste des eszpèces envahissantes de La Réunion, niveau 5 : taxon exotique (ou cryptogène) très envahissant, dominant ou co-dominant dans les milieux naturels ou semi-naturels, ayant un impact direct fort sur la composition, la structure et le fonctionnement des écosystème.


Description Rubus alceifolius Poir :

La vigne marronne de la famille des Rosacées est un arbrisseau sarmenteux à pivot robuste qui se comporte comme une liane, mi-liane, mi-buisson. Les tiges multiples pubescences plus ou moins ramifiées sont longues de 3 à 15 m. Les branches et tiges portent des épines acérées, recourbées vers l'arrière comme une ronce. Les tiges qui touchent le sol s'enracinent à nouveau.

Les feuilles pétiolées sont simples et entières. Le pétiole de 3 à 11 cm est pubescent, muni d'aiguillon recourbés, à sa base se trouve deux stipules largement ovales, pubescentes, longues et larges de 1 à 2 cm, profondément laciniées en filaments filiformes et rapidement caduques. Le limbe ovale à orbiculaire de 5 à 25 cm de diamètre est lobé de 5 à 7 lobes arrondis. La base du limbe est profondément cordée, le sommet est en coin large. La marge est dentée. La nervation est formée de cinq nervures palmées, partant de la base. Elles sont proéminentes à la face inférieure et portent de petits aiguillons recourbés.

Inflorescences en grappes axillaires ou en panicules terminales de 20 cm de longueur. Les fleurs hermaphrodites sont portées par un pédicelle pubescent muni d'aiguillons. Le calice est formé de 5 à 6 sépales inégaux, de forme ovale. La corolle blanche est formée de 5 à 6 pétales de forme orbiculaire, onguiculés à la base et largement arrondis au sommet, longs de 5 à 10 mm et larges de 4 à 9 mm. Les étamines sont nombreuses.

Le fruit de couleur rouge, orange vif est formé de l'assemblage de plusieurs drupéoles, petites drupes, environ 30 et plus. Il est globuleux, ovales ou oblongs de 2 cm à 2.5 cm de long pour 1.5 cm de diamètre à maturité. Chaque drupéole contient une graine obovale, dissymétrique, de 2 mm de long et 1 à 1,5 mm de large.


Multiplication Rubus alceifolius Poir :

Il s'avère que la vigne marronne se reproduit différemment selon l'altitude. Ainsi, entre 0 et 1100 mètres d'altitudes, elle se reproduit par graines. La multiplication par graines est importante et permet à cette espèce une dispersion à longue distance par les oiseaux frugivores. Elle se multiplie aussi de façon végétative, en milieu forestier, les tiges s'appuient sur les branches d'arbres et grimpent jusqu'à la canopée puis retombent jusqu'au sol, où elles s'enracinent à nouveau. Au-dessus de 1100 mètres, elle produit des graines sans fécondation , seule la multiplication végétative a lieu.


La lutte contre Rubus alceifolius Poir :

La lutte contre cette espèce à la Réunion a donc été rendue obligatoire par un arrêté national le 31 juillet 2000. Jusqu’en 1992, la lutte était essentiellement mécanique et chimique, c’est-à-dire qu’on procédait au recépage des souches, à l’arrachage des pieds ou à des traitements herbicides.

En 1997, un projet de recherche en lutte biologique contre cette espèce envahissante a donc été lancé par le Conseil Régional de la Réunion.

Coordonné par le Cirad, en collaboration avec l’Université de la Réunion, et différents partenaires dans l’aire d’origine de l’espèce.

Des prospections ont été effectuées en Chine, Thaïlande, Vietnam, Laos, Indonésie : 4 pathogènes et 46 insectes ont été inventoriés et étudiés.

Le meilleur agent fut collecté à Sumatra par Roch Desmier de Chenon : un hyménoptère, Cibdela janthina, ( connue à La Réunion sous l'appellation " Mouche bleue " ) qui pond dans les nervures principales des jeunes feuilles de vigne marronne. Les larves, grégaires et phyllophages, dévorent la feuille puis de façon systématique toutes celles qui se trouvent en dessous. La plante finit par mourir au bout du passage de deux à trois générations de larves.

Les scientifiques ont minutieusement étudié, en laboratoire, d’abord à Sumatra, puis à Montpellier, et enfin à la Réunion (au Pôle de protection des plantes), la biologie et la spécificité de cet agent de lutte biologique. Différentes expériences ont prouvé que Cibdela janthina était inféodé au genre Rubus, autrement dit que l’insecte était incapable de s’attaquer à des plantes d’un autre genre, et que de plus, il ne pouvait achever son cycle de développement sur les trois autres espèces appartenant à ce genre à la Réunion.

Avec autorisation préfectorale, la tenthrède Cibdela janthina a donc été introduite en laboratoire à la Réunion début 2007, puis acclimatée sous tunnel fermé. Une population de base a ainsi été constituée, avec des adultes éclos de nymphes importées de Sumatra. Il s’agissait dans un premier temps de vérifier le bon développement de l’insecte dans les conditions naturelles de la Réunion. Les premières larves et premiers adultes ont pu être lâchés hors du tunnel début 2008, dès que la population s’est avérée suffisante.

La Cibdela Janthina a commencé à manger les feuilles de la vigne marronne, on assiste alors à une régression de sa croissance. Toutefois, on constate parallèlement que la Cibdela Janthina, arrivée au stade adulte (7-14 jours), entre en concurrence avec les abeilles locales et perturbe leurs activités. Les apiculteurs et les arboriculteurs craignant pour leurs activités, s'attendent à des récoltes moyennes et ont fait part de leur crainte aux autorités. Le conseil régionale de La Réunion a demandé l'arrêt des lâchers des mouches bleues en attendant les résultats de l'étude de leurs impacts sur l'environnement. L’étude s’est déroulée de mi-février à mi-avril 2010 sur 9 sites répartis dans l’Est, le Sud et le Sud-Ouest de l’île (dont deux sites témoins sans tenthrèdes, à Saint-Louis et Entre-Deux). Le Comité a aussi été informé que lors du dernier recensement réalisé en juillet-août 2010, les mouches bleues sont présentes de Sainte-Marie à Petite-Île avec deux points isolés dans les Hauts de Saint-Denis et de Saint-Pierre. Le CIRAD a aussi noté que la réduction des massifs de vigne maronne grâce à l’action des tenthrèdes peut être évaluée à environ 780 hectares principalement dans la zone Est. Les résultats de l’enquête menée par le CIRAD sur les mouches bleues indiquent qu’ il n’y a pas d’interaction agressive entre les abeilles et les tenthrèdes pour l’accès à la ressource.

Vigne marronne ou raisin marron, Rubus alceifolius.

Rubus alceifolius Poir.

Rubus alceifolius. Vigne marronne ou raisin marron.

Raisin marron ou vigne marronne. Rubus alceifolius.

Mouche bleue Cibdela janthina.

Cibdela janthina Klug, 1834. Larves.

Larves Cibdela janthina Klug, 1834.


15 espèce(s) dans la famille des Rosaceae - Rosacées

4 espèce(s) dans le genre Rubus

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