Barachois à Saint-Denis La Réunion.

Barachois à Saint-Denis.

A voir. A faire. A visiter à Saint-Denis La Réunion.



Barachois Saint-Denis de La Réunion


Rade de Saint-Denis.


Débarcadère rade de Saint-Denis.


Débarquement de boeufs Barachois Saint-Denis.


Barachois Saint-Denis.


Promenade au Barachois Saint-Denis.


Rade de Saint-Denis.


Barachois promenade à Saint-Denis.


Pont du Barachois Saint-Denis.


Barachois.

- Nom : Barachois.
- Origine : Embarcadère - 1819.
- Situation : Front de mer de Saint-Denis.
- Ville : Saint-Denis.
- Commune : Saint-Denis.
- Momument : Non classé.
- A voir sur le site :
- Batterie de canons.
- Statue de Roland Garros.



A Saint-Denis, on appelle aujourd'hui Barachois, l'esplanade et la promenade qui se trouvent comprises entre la route et le rivage, de la piscine au carrefour.

Le nom de Barachois était celui d'un petit bassin situé à l'est de la baie de Saint-Denis.

En 1819, le Baron Millius fit entreprendre, à l'ouest de la Pointe des Jardins, une longue jetée en direction du Nord qui devait se rabattre vers l'ouest et le sud, délimitant un grand bassin où les navires pourraient enfin venir s'abriter.

Le gouverneur Pierre Bernard Milius pose la première pierre le 29 novembre 1819, cet embarcadère conçu par Partiot est baptisé Barachois, il est capable de recevoir des navires de 150 tonneaux.

Procès-verbal de la pose de la première pierre du Barachois à Saint-Denis, le 27 novembre 1819.

Aujourd'hui, 27 novembre 1819, à sept heures et demi du soir, en raison de la marée, Pierre-Bernard Milius, captitaine de vaisseau, chevalier des ordres royaux et militaires de Saint-Louis et de la légion-d'Honneur, commandant et administrateur pour le roi à l'île Bourbon, nous sommes transporté au bord de la mer, au canton Saint-Denis, au lieu dit le Barachois, suivi des autorités civiles et militaires, du préfet apostolique et du clergé, des compagnons d'élite de la milice, du bataillon de Bourbon, et d'une brigade de gendarmerie, ainsi que d'un grand concours des habitants de la ville, où étant, nous avons été salué par 21 fusées, aux cris répétés de Vive le Roi.

Ayant été reçu par MM. Partiot et Gaudin, ingénieurs en chef des Ponts et Chaussées, et par eux conduit sous la tente à ce destinée, M. Partiot, auteur du projet, nous en a présenté les dessins que nous avons revêtu de notre approbation.

De là, accompagné de MM. les ingénieurs en chef, nous étant rendu sur les travaux, nous avons déposé dans la fondation, sous la place destinée à recevoir la première pierre, une boîte de plomb de dix-neuf centimètres carrés et de deux millimètres d'épaisseur, dans laquelle nous avons mis une plaque de plomb sur laquelle est l'inscription suivante :

Sous le règne de Louis XVIII, ce port, objet des voeux de toute la colonie, fut entrepris par les soins de Pierre-Bernard Milius, commandant et administrateur pour le roi, captaine de vaisseau,chevalier des ordres royaux et militaires de Saint-Louis et de la légion-d'Honneur. La première pierre a été posée par lui de 27 novembre 1819. Devant un grand concours de peuple, aux cris mille fois répétés de vive le Roi. J. B Partiot, ingénieur en chef des ponts et chaussées de France, auteur du projet, en commença l'exécution ; J. F. D Gaudin, ingénieur en chef des ponts et chaussées de France, fut chargé de la continuer.

Nous avons ajouté dans la boîte de plomb une pièce de cinq francs, une de deux francs, et une d'un franc, une de cinquante centimes à l'effigie et aux armes de Sa Majesté; plus cinq pièces de dix centimes au chiffre du Roi.

La boîte de plomb ayant été fermée, ayant ceint le tablier, pris la truelle et le marteau, les conducteurs et chefs d'ateliers aidant à l'apport de la première pierre, nous l'avons posée, et en cet instant les cris de vive le Roi se sont répétés, et la batterie a tiré vingt-un coups de canon.

Cette opération terminée, M. Pasquiet, préfet apostolique, suivi du clergé, s'est approché et a béni le travail commencé. Le Te Deum et le Domine salvum fac regem ont été chantés, et la cérémonie a été terminée par un bouquet d'artifice accompagné des cris répétés de Vive le Roi !

De là nous étant rendu sous la tente, le procès-verbal a été dressé et signé par nous, par :
- M. Bussy de Saint-Romain, premier président de la cour royale,
- M. le comonel Maingard, sous-directeur d'artillerie,
- M. Thomas, commissaire de marine, chargé des détails du service administratif,
- M. Gillot-L'étang, avocat général,
- M. Gérard, contrôleur colonial,
- MM. Partiot et Gaudin, ingénieurs en chef des ponts et chaussées,
- M. Pasquiet, préfet apostolique,
- M. Dupar, président du tribunal de première instance,
- M. Michault-d'Emery, procureur du roi,
- M. Gabet, capitaine de frégate et de port,
- M. Pitois, maire de la commune de Saint-Denis,
- M. Blanchin, capitaine commandant de la milice, en l'absence de M. Raoul, chef de bataillon,
- M. Duplessis, chef de bataillon, commandant le bataillon de Bourbon,
- MM. Julienne et Gamin, négocians,
- M. Ozoux, secrétaire archiviste du gouvernement,

les jours, mois et an que dessus, le port étant éclairé par une brillante illumination et aux cris répétés de Vive le Roi !
Suivent les signatures.

Au milieu des travaux un cyclone vint tout détruire et les débris de la jetée formèrent un bassin qui devint le Barachois.

On abandonna le projet de port mais on construit, pour le débarquement des chaloupes, un pont en bois à l'est du bassin ébauché, premier d'une série d'ouvrages successivement démolis par les cyclones et chaque fois rebâtis au même endroit.

De ces installations, le grand pont du Barachois restait seul au début des années 1900. Au fur et à mesure des années, le bassin ou Barachois s'était ensablé jusqu'à devenir inutilisable.

Vers 1872, on combla le bassin jusqu'au niveau de la mer avec les galets de la batterie d'artillerie qui se trouvaient juste à côté. Puis en 1937, on rehaussa le terrain jusqu'à hauteur de la route.

Dans les souvenir des dionysiens, c'est surtout le pont du Barachois, dernier en date et détruit complètement lors du cyclone de 1948 qui reste célèbre. Situé en face de la statue de Roland Garros, long de 75 m et large de six, il était en fer, avec des traverses de bois que l'on retirait au moment des cyclones. Une échelle de coupée permettait aux voyageurs et bazardiers d'embarquer ou de débarquer des chaloupes, venant soit des navires en rade, soit de la possession.

Aujourd'hui, le Barachois est la promenade préférée des Dionysiens. Long parterre gazonné le long de l'océan Indien.



A ne pas manquer : Statue de Roland Garros.

Le monument Roland Garros. Le sculpteur et ami de Roland Garros, Etienne Forestier rend ici hommage au lieutenant aviateur, originaire et natif de Saint-Denis de La Réunion, tombé au combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel, sur le territoire métropolitain. Il érige, pour les réunionnais, un monument dévoilé et inauguré le 25 avril 1926. Faisant face à l'Océan Indien sur l'esplanade du Barachois, une statue en pied de l'aviateur prend appui sur une hélice. Sur le haut socle rectangulaire sont scellées quatre stèles de marbre sur lesquelles sont gravées, les deux citations à l'ordre général de l'armée, l'inscription au tableau spécial de la Légion d'Honneur ainsi que les exploits aéronautiques de Roland Garros.


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