Les quartiers et villages de la commune de Saint-Denis île de La Réunion
         
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Villages et quartiers de la commune de Saint-Denis île de La Réunion
 
  La Rivière La Redoute et Petite île. La MontagneLe Butor. Domenjod. La Bretagne. Sainte-Clotilde. Primat. Le Chaudron. Le Brûlé.
   
   
   
  La Rivière La Redoute et Petite île.
   
  Au début du 18 ème siècle l'ordonnateur Crémont fait installer en dehors de la ville, sur la rive droite de la rivière Saint-Denis, des
  moulins pour moudre le blé, ainsi qu'une boulangerie au pied du rempart. Pour le fonctionnement de ces moulins il dévie les eaux de
  la rivière Saint-Denis par un canal qui prend le nom de canal des Moulins. Au 19 ème siècle ce quartier est prospère autour des
  boulangeries, d'une grande tannerie, d'une usine d'aloès où l'on fabriquait cordes, nattes, chapeaux...
   
  Pour faciliter la remontée vers la ville, on construisit deux escaliers, celui de Notre Dame de la Garde et l'escalier p'ti quat' sous.
   
  Vers 1750, on installe des batteries et un fort sur le plateau de la Redoute, puis un Lazaret en 1789, pendant l'épidimie de variole, on 
  le rouvre pour celle du choléra asiatique en 1820.
   
  Petite île eut à la fin de 19 ème siècle un hôte célèbre, Galliéni. Une plaque est apposée sur le mur de la maison qui l'abrita et une 
  rue lui est dédiée. Le village se groupe autour de l'église et de l'unique petite place. on a érigé au centre de cette dernière un 
  monument commémoratif de la terrible bataille de Verdun en 1918. Depuis quelques années des industries sont installées sur les 
  berges de la Rivière, brasseries, laiterie ...
   
  La Montagne
 
  C'est la banlieue résidentielle de Saint-Denis. Elle surplombe la capitale à l'ouest par 300 mètres au Cap Bernard, et se prolonge par
  le plateau de la plaine d'Affouches jusqu'au bord du rempart de Mafate à 1 000 m d'altitude. Elle est délimitée par la rivière
  Saint-Denis et la ravine de la Grande Chaloupe.
   
  Depuis les tous premiers temps de l'occupation de l'île, la Montagne est un obstacle. Dès 1667 elle sépara les deux points habités 
  de l'île, Saint-Paul et Saint-Denis. On essaya très vite de la vaincre.
   
  Le premier qui voulut rejoindre les deux bourgs fut Hubert de Vauboulon, gouverneur de l'île en 1690. I l émit l'idée de faire tomber des 
  blocs de rochers au pieds des falaises pour créer le soubassement d'un chemin. Ce projet fut sans suite mais l'idée fit son chemin et, 
  20 ans plus tard, la Compagnie des indes prescrivait de réétudier la question.
   
  En 1730, deux entrepreneurs s'engagent à ouvrir une voie pour que hommes, chevaux et bêtes de somme puissent y passer. Le 
  chemin ainsi créé devait être amélioré par l'ordonnateur Crémont 40 ans plus tard. C'est le chemin qu'empruntèrent Bernardin de 
  Saint-Pierre, Bory de Saint-Vincent et les Anglais, mors du débarquement à la Grande Chaloupe en 1810, il peut à juste titre 
  conserver le nom de Chemin des Anglais. Cette voie de 18 km fut abandonnée à la Restauration au profit de la route actuelle 
  terminée en 1850, mais elle était alors interminable et très fatigante. Le service de diligence l'abandonna. On ne l'employait qu'en cas 
  de tempête, et lui préférait le service de chaloupes qui reliait Saint-Denis à La Possession. On mettait deux heures en bateau contre 
  cinq par la route de la Montagne.
   
  La montagne était peut être un obstacle aux communications mais elle présentait un grand intérêt pour la défense de Saint-Denis et 
  de sa rade. On construit du temps de Labourdonnais, le fort, les batteries et la poudrière, sur le plateau de la Redoute. Les canons 
  que l'on trouve dans les virages de la Montagne rappellent cette position offensive.
   
  Grâce à son climat, sa végétation, la Montage est devenue une zone de villégiature et de résidence.
   
  Le Butor.
   
  C'est au lieudit le Butor que s'installèrent quelques uns des colons venus vivre à Saint-Denis en 1667, avec Régnault. Il tenait son 
  nom du fait qu'on trouvait sur les bords de la ravine, des butors ( oiseaux ). Le Butor est situé dans le delta de la ravine des Patates 
  à Durand. La patate à Durand est une plante rampante qui fixe le sol. 
   
  Domenjod.
 
  C'est la bande de terre qui s'étend entre la Rivière des Pluies et la Ravine à Cadet. 
   
  La Bretagne.
   
  C'est la région voisine de Domenjod, établie entre la Ravine à Cadet et la rivière du Premier Bras. Ce nom de Bretagne lui fut donné 
  par Sicre de Fontbrune, son premier propriétaire car le paysage lui rappelait cette province de France. Dès le début du 20 ème siècle, 
  l'endroit prit la vocation de jardin de Saint-Denis. En dehors de la canne à sucre, du maïs, les cultivateurs, firent des cultures 
  maraîchères dans les hauts de la Bretagne et de Domenjod.
   
  Sainte-Clotilde.
   
  Ce bourg était déjà paroisse en 1852, c'est à dire qu'elle comptait déjà de nombreux habitants qui tous allaient travailler à Saint-Denis. 
  Actuellement des industries, zones industrielles, clinique, Campus Universitaire s'y sont regroupées.
   
  Primat.
   
  Situé au dessous de la Bretagne, le lieudit doit son nom au Capitaine d'infanterie Primat, qui avait voulu se lancer dans la culture de 
  la canne à sucre. Il construisit une usine qu'il dut vendre par la suite
 
  Le Chaudron.
   
  En prenant la roue à quatre voies, on aperçoit du côté des terres, une belle allée de palmiers, au bout de laquelle se trouve la grande 
  maison du Chaudron. Ce nom avait été donné à la propriété du fait de sa proximité avec une grande cavité dans la ravine de Premier 
  Bras ayant la forme d'un chaudron. Il est intéressant de rappeler qu'au Chaudron, Charles Desbassyns installa la première usine à 
  cannes.
   
  Le Brûlé.
   
  C'est le village situé sur le rempart sud de Saint-Denis délimité par la rivière Saint-Denis et la ravine des Patates à Durand. Le plateau 
  à 800 m d'altitude se prolonge par la Plaine des Chicots jusqu'au rempart de la Roche Écrite dominant le cirque de Salazie à 2 275 m
  d'altitude. On pense que se nom lui fut donné parce que ses pentes boisées, désertes au 17 ème siècle et 18 ème siècle, servaient
  à l'approvisionnement en bois et charbon de la capitale. La région fut ensuite appréciée pour son climat et des maisons y furent
  construites assez vite. La route fut crée en 1854, par M. de Rontaunay.
   
 
   
   
   
   
   
 
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