Histoire de La Réunion l'île Bourbon La découverte de l'île et les premiers habitants 12 siècle - 1664

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          Découverte de l'île

 

 

 

 
 
 

La découverte de l'île et les premiers habitants. Histoire de La Réunion: XII siècle - 1662.

 

 

XII siècle. 

L'histoire de la Réunion s'apparente à celle de l'île Maurice. Elle fut d'abord visitée, mais non peuplée, par des marins malais, arabes, et européens. L'ensemble des îles comprenant : Rodrigues, Maurice et la Réunion fut nommé archipel des Mascareignes.

XVI siècle.

L'île fut découverte, inhabitée, par les Portugais au début du 16ème siècle. Elle figure sur une carte de Pedro Reinel datée de 1518.

L'île reçoit le nom de Santa Appolonia, peut-être, fut-elle vue, la première fois, le jour de la Sainte Appoline, le 9 février.

1512, le navigateur portugais Pedro de Mascarenhas découvre l'archipel, lors d'un voyage qu'il fit pour Goa. . L'île est décrite comme un véritable paradis terrestre. Elle figure, avec l'île Maurice et ses îlots, sur la carte de Jorge Reinel, sous le nom d' islas Mascarenhas.

 

Les premières descriptions :

" L'île a environ 65 lieues de tour ; elle est très montagneuse et les montagnes sont très hautes. Cette île abonde en cochons, cabris et en toute sorte de gibiers. Les rivières et les étangs sont remplis de poissons de toutes sortes. Il y a quantité de tortues de terre et de mer. Les eaux vives sont très bonne à boire. Sans exagérer l'on peut dire que cette île est un des bons lieux de rafraîchissement que l'on puisse trouver après un longue route.    Fr. Martin "

 

Don Pedro Mascarenhas

 

 
 

" Je n'ai point de nom à donner à l'île Mascareigne qui lui convienne mieux que celui de paradis terrestre. Son climat est si sain et l'air si salutaire, que les malades qu'on y débarque, y recouvrent la santé dès qu'ils l'ont respiré. Il n'y a aucune bête venimeuse, ni autre qui puisse nuire à l'homme. Elle est fertile en toutes sortes de légumes qui y viennent en abondance et toutes ces choses y sont d'un merveilleux goût. Carpeau de Saussay "

1527, une carte anonyme portugaise dite de Weimar ( elle est conservée à Weimar ) reproduite dans l'atlas de Santaren regroupe trois îles sous le terme Santa Appollonia. La mappemonde officielle de Diego Ribero désigne d'Ouest en Est, la première île, sous le terme Mascarenhas ( La Réunion ), la seconde, Sanra Apollonia ( île Maurice ), et la troisième Domingo Friz ( Rodrigues ).

XVII siècle.

1613. Un forban nommé Blackwell y fait escale et rebaptise l'île "England forest".

27 mars 1613, le navire La Pearl accoste à La Réunion, parution de ce récit de voyage dans His Pilgrimes en 1625, d'après les souvenirs d'un nommé Tatton écrit par Purchas. Lire le récit.

1620. Naissance à Paris de François Charpentier. La Réunion doit à cet académicien sa devise qui avait été celle de la Compagnie des Indes Orientales : Je fleurirai partout où je serai mis.

1638. Le Navire le Saint-Alexis accoste sur l'île et son capitaine Salomon Goubert en prend possession au nom du Roi de France, Louis XIII, elle est rattachée à la couronne de France, elle est dénommée Mascarin. Le Capitaine mouille le Saint-ALexis dans une baie qu'il baptise Saint-Paul, c'est le jour de la fête de Saint-Paul.

1646. Les premiers occupants de l'île furent douze mutins, uniquement des hommes, expulsés par le gouverneur promis en 1654 du Fort-Dauphin, comptoir français de Madagascar. Ils s'installèrent dans une grotte du littoral ( Saint-Paul ).

1649, Le nouveau gouverneur du comptoir français de Madagascar, Flacourt fait chercher les exilés envoyés par son prédécesseur Promis à Mascarenhas ( La Réunion ) que l'on retrouve sains et gaillards. Ces hommes revinrent au Fort Dauphin le 7 septembre 1649, non sans regretter l'île qu'ils venaient de quitter.

Octobre 1949, Flacourt envoie le navire le Saint-Laurent pour prendre une seconde fois possession de l'île au nom du Roi de France. Elle est rebaptisée par Flacourt du nom de la dynastie Royale Française " Bourbon ", ne pouvant, dit-il, " trouver un nom qui pût mieux cadrer à sa bonté et fertilité, et qui lui appartint mieux que celui-là. En cette année 1649 ajoute Flacourt, j'y ai fait passer quatre génisses et un taureau, afin d'y multiplier, et, en 1654, j'y en ai envoyé autant, lesquelles on trouva qu'elles étaient multipliées jusqu'à plus de trente. J'ordonnai au capitaine Roger le Bourg d'en prendre une seconde fois possession de ma part au nom de Sa Majesté, y poser les armes du Roi, et la nommer île de Bourbon, ce qu'il a fait, et attaché la prise de possession à un arbre dessous des armes du roi"

1652. Le gouverneur de Madagascar Flacourt dresse la première carte de l'île en suivant les indications des mutins.

10 septembre 1654. La peinture que les douze bannis firent de l'excellence de l'île engagea sept de leurs compagnons à y aller s'y établir. Flacourt, qui ne demandait pas mieux que de mettre en culture une terre dont on lui vantait la fécondité, s'empressa d'accueillir la proposition qu'ils lui en firent. Il leur permit de s'y rendre et de cultiver du tabac pour leur compte. Ils s'embarquèrent, le 10 septembre 1654, sur le navire l'Ours, avec un autre Français que Flacourt jugeait à propos d'y exiler. Six nègres, originaires de Madagascar, les suivirent. Après douze jours de navigation, ils arrivèrent à la côte ouest de Bourbon, et s'établirent dans une anse située à l'ouest-nord-ouest près d'un étang au lieu où se trouve bâtie la ville de Saint-Paul. Ils débarquèrent cinq vaches et un jeune taureau, qui se mêlèrent à trente autres provenues des génisses que Flacourt avait envoyées cinq ans auparavant. L'un deux, nommé Antoine Thaureau, a laissé une relation de son séjour à Bourbon, qu'il représente comme un paradis terrestre.

Les premiers essais de culture furent si satisfaisants qu'au bout de 18 mois la petite colonie se trouva en état de fournir d'abondantes provisions, quantité de tabac et d'aloès préparé au navire le Saint-Georges qui vient relâcher à la côte. Ces heureux débuts furent bientôt suivis de tristes revers.

1656, une ouragan renversa les cases, et l'eau inonda les terres cultivées.

Janvier 1657, un nouvel ouragan détruisit les plantations.

Février 1658, un nouveau cyclone enleva tout espoir de prospérité.

28 mai 1658, Il y avait deux ans et huis mois qu'ils habitaient l'île, quand un navigateur nommé Gosselin, qui commandait le navire le Thomas-Guillaume, passa à Bourbon le 28 mai 1658, et leur fit accroire que les naturels de Madagascar avaient massacré tous les Français du fort Dauphin : il leur offrit de les prendre à son bord et de les mener dans l'Inde. Trompés par cet aventurier et ne recevant aucun vaisseau qui leur apportât des nouvelles de cet établissement, ils s'embarquèrent dans son navire, emportant avec eux tabac, l'aloès et le benjoin qu'ils avaient recueillis dans l'île. Ils arrivèrent à Madraspatam, sur la côte de Coromandel, où ils furent obligés de servir comme soldats dans le fort. Les six nègres qui les avaient suivis furent donnés au président de l'endroit par le fourbe qui les avait emmenés. L'île Bourbon resta de nouveau sans habitants.

1661, publication de la carte de Bourbon ( La Réunion ) dessinée par Flacourt. Carte de Flacourt