Muséum histoire naturelle. Jardin de l'état à Saint-Denis La Réunion. info et photos département 974, quoi visiter à Saint-Denis La Réunion.

Jardin de l'État. Muséum d'histoire naturelle.

A voir. A faire. A visiter à Saint-Denis La Réunion.



Muséum d'Histoire Naturelle Saint-Denis de La Réunion.


Muséum d'Histoire Naturelle et jardin de l'État Saint-Denis La Réunion.


Fontaine Wallace jardin de l'État Saint-Denis La Réunion.


Buste de Pierre Poivre jardin de l'État Saint-Denis La Réunion.


Buste de Joseph Hubert jardin de l'État Saint-Denis La Réunion.


Fête des fleurs au Jardin de l'État Saint-Denis La Réunion.


Grande roue au Jardin de l'État Saint-Denis La Réunion.


Entrée du Muséum et Jardin de l'État Saint-Denis La Réunion.


Buste du général François Gédéon Bailly de Monthion entrée du Jardin de l'État Saint-Denis.


Jardin de l'État Saint-Denis La Réunion.

Jardin de l'État et Muséum.

- Nom : Muséum et Jardin de l'État.
- Situation : Place de Metz.
- Ville : Saint-Denis.
- Commune : Saint-Denis.
- Momument : Classé.



Muséum d'histoire naturelle.

Le Muséum d'histoire naturelle de Saint-Denis est classé en totalité parmi les monuments historiques le 29 décembre 1978.

Le Muséum d'histoire naturelle est situé dans le jardin de l'État, il occupe les locaux de Palais législatif construit en 1834 pour abriter le Conseil Colonial. Cette construction est confiée à Duval-Pirou, chef du service du Génie militaire, il s'agit de la partie centrale du monument. D'une grande simplicité, c'est un rectangle élevé sur deux niveaux, dont la façade nord est précédée d'un porche à quatre colonnes toscanes supportant un fronton. Les travaux débutent en 1835 et s'achèvent en 1837.

Le Conseil colonial s'y installe en 1837, jusqu'à sa suppression en 1848.

En 1855, à l'initiative de notables notamment du maire de Saint-Denis, Gustave Manès, et d'érudits locaux férus de sciences de la nature, soutenus par le gouverneur Henri Hubert Delisle, un muséum d'histoire naturelle est installé dans l'ancien Palais de Législatif.

C'est le premier musée ouvert à La Réunion. Cette création donne lieu à des aménagements intérieurs dirigés par Pierre Émile Grenard. Le plafond est surélevé, permettant la création d'une mezzanine, la salle principale s'ouvre désormais sur l'étage par une galerie en balcon d'époque Napoléon III, soutenue pour une colonnade de potelets en fonte et servie par deux escaliers à vis.

A l'occasion de l'exposition coloniale de 1925, des travaux de rénovation sont réalisés. Le muséum est agrandi par deux corps de bâtiment qui sont venus flanquer la partie centrale à l'est et à l'ouest, donnant au monument sa configuration actuelle.

Le muséum et sa collection :

La commission créée avant l'ouverture du Muséum ne possédant aucune collection, elle a commencé par acheter au prix fort des peaux d'animaux en Afrique du Sud.

Heureusement, des collectionneurs locaux du nom de Beau et Grevé (futurs préparateurs et ancêtres des taxidermistes) lui font don d'oiseaux de Chine et des îles malaises. Le maire Gustave Manès en personne lui cède 2 000 objets minéraux et animaux provenant de Paris. MM. Richard et Bernier lui offrent par ailleurs un herbier. L'ingénieur Maillard donne quant à lui une collection de bois et de roches d'origine locale. Un peintre Saint-Paulois lui fournit des reproductions de fruits réunionnais.

Aussi, lors de l'ouverture, le Muséum compte 800 articulés, 200 coquilles, 180 vertébrés, 17 crustacés et 500 échantillons de minéraux et roches divers. Cette collection initiale est rapidement complétée par les voyages d'Auguste Lantz à Madagascar, aux Seychelles et enfin dans les Terres australes et antarctiques françaises. À la fin du XIXe siècle, le fonds du Muséum est riche de 25 000 objets.

L'enrichissement rapide des collections lui permet de participer à une exposition sur l’île Maurice dès 1866. La même année, il participe à l'exposition universelle de Paris. Quelques années plus tard, le 29 novembre 1888, 76 oiseaux et six mammifères représentant la faune réunionnaises sont embarqués pour être présentés à l'exposition universelle suivante organisée dans la capitale.

L'expérience est renouvelée une troisième fois du 15 avril au mois de novembre 1906 avec l'exposition coloniale nationale de Marseille. Le Muséum d'histoire naturelle de La Réunion y obtient les médailles d'or et d'argent pour son stand.

Comme celui de 1932 par la suite, les cyclones de 1945 et 1948 détruiront une partie des collections. Le muséum est d'ailleurs fermé entre avril 1945 et juin 1952. Une nouvelle fermeture consécutive à l'effondrement du plafond de sa bibliothèque en 1955 gâche l'année de son centenaire trois ans plus tard.

En 1990, il ne reste plus que 12 000 objets au Muséum. Il a depuis connu un nouvel enrichissement spectaculaire de ses fonds. 30 000 pièces ont été acquises entre cette date et 2005.

Aujourd'hui 42 000 pièces sont aujourd'hui répertoriées au Muséum. Les deux tiers proviennent des îles de l'ouest de l'océan Indien. Parmi les spécimens les plus rares, un canard grec, une perruche eclectus mâle, un faucon concolore et une perruche à collier de Ward. Il n'existe que 13 spécimens de cette espèce autrefois endémique des Seychelles et aujourd'hui éteinte à travers le monde. À l'étage, on trouve surtout un nombre important de livres et gravures scientifiques des XVIIIe siècle et XIXe siècle. Le fonds ancien du Muséum comporte 416 des 1 008 planches de Buffon, don personnel de ce dernier à M. de Lanux.



Jardin de l'État.

Entre 1767 et 1773, l'ordonnateur Cyr Honoré de Crémont crée le Jardin du Roy au sud de la rue de Paris, ancienne rue Royale. Les nouvelles plantes introduites dans la colonie sont mises en culture et multipliées dans le jardin du roi avant d'être distribuées aux colons. C'est également un lieu de promenade pour les dionysiens.

L'entrée se fait par un grand portail en fer forgé appuyé sur des pilastres en pierre de taille surmonté de vases. La première moitié du XIX ème siècle voit l'apogée du jardin. Des collectes et des échanges avec d'autres colonies ou des jardins botaniques enrichissent considérablement les parterres, puis ceux des jardins et vergers des habitants de la colonie.

Le jardin occupe un vaste terrain triangulaire, dépourvu de relief. Il est conçu comme un jardin régulier, entouré d'arbres alignés et sillonné d'allées rectilignes délimitant une série de parcelles géométriques. Les parties latérales du jardin sont affectées aux semis, à la naturalisation, ou occupées par la pépinière. Dans l'axe de la rue Royale est aménagée une promenade, somptueuse allée bordée de part et d'autre de triples alignements de manguiers. Deux pièces d'eau rectangulaires, des tapis de gazon et deux rangées d'orangers taillés en boules la longent et la complètent. Un bosquet sillonné par des chemins en étoile et des parterres composés avec les collections de plantes, suivant leur origine géographique, occupent le reste du jardin.

Après l'occupation anglaise, Paris envoya Nicolas Bréon qui resta directeur du jardin jusqu'en 1831. Arrivé avec un important chargement de plantes, d'arbres fruitiers, Bréon fut le véritable créateur du jardin et réalisa un travail important. Il fit éditer un catalogue de toutes les espèces rencontrées. Bréon découvrit à Madagascar des plantes rares ou inconnues, en fit venir de Maurice, alla à 150 km de Moka d'où il rapporta des plants de café et des plants de Teck d’Arabie, Cordia afircana Lam destinés à faire de l’ombrage aux caféiers. Le jardin fut alors agrandi.

En 1831, Richard succéda à Bréon et resta à vie, à son poste. Il introduisit 3 000 espèces de plantes, fit des travaux sur les orchidées, les cryptogames et les fougères. Il alla étudier la flore de Madagascar et travailla en collaboration avec son gendre Bernier. Ils acclimatèrent dans l'île l'acacia de albata, devenu ici acacia Bernier.

Au milieu du XIX ème siècle, ce site désormais converti en Muséum d'Histoire naturelle est le lieu de toutes les fêtes somptueuses, une promenade mondaine, un espace de représentation, reléguant au second plan sa vocation scientifique.

Le jardin du roi devient le jardin colonial de l'État, jardin d'Acclimatation de l'État avec zoo et, enfin jardin de l'État. Lors de la création du département de La Réunion, il est attribué au ministère de l'Éducation nationale qui en devient propriétaire en 1971.

Le jardin de l'état est totalement réaménagé à l'occasion des Floralies d l'Océan Indien de 1973. Le bel ordonnancement de XIXe siècle est détruit au profit d'une composition paysagère pseudo-romantique. Les allées régulières sont remplacées par des chemins sinueux. Le terrain est remodelé. Le jardin est parsemé de nouvelles pièces d'eau, étangs miniatures et bassins circulaires. Des kiosques sont édifiés dans de petites pièces de repos.

Compte tenu de son rôle dans le développement de l'économie de l'île et de l'importance de sa collection botanique, le jardin de l'État a été classé parmi les monument historiques le 29 décembre 1978.

En 2004, des travaux de rénovation sont entrepris par le Conseil Général. Le jardin réaménagé ouvre ses portes en 2009. Restituer les alignements et perspectives du XIXe siècle, tel est le but des travaux menés par le Conseil Général. Aujourd'hui, le Jardin offre un bel aperçu des richesses botaniques de l'île. Certaines espèces étrangères présentes dans le jardin se sont si bien acclimatées qu'elles appartiennent désormais aux paysages réunionnais : Flamboyant, Jacaranda, Badamier, Arbre de l'intendance, Caoutchouc, Vacoa, Bois noir rouge, Arbre caca, Bonnet de prêtre, Manguier, Carambolier, Calebassier, Pistache arbuste et aussi un grand nombre de palmiers : Cocotier, Palmier multipliant, Palmier bonbonne, palmier queue de poisson, Mouffia, Talipot, Palmier sucre, plusieurs espèces de Dattiers, latanier de chine, palmier colonne. Mais la valeur du jardin tient surtout aux spécimens plus rares qui côtoient ces espèces très répandues : Teck, Arbre à miel, Arbre papillon, Baobab, Agathis, Pin colonnaire, Arbre boulet de canon, Arbre saucisses, Coubaril, Acajou du Sénégal, Arbre à pluie... Près de 600 espèces, dont une cinquantaine d'arbres sont répertoriées dans le parc.

L' entrée principale du Jardin de l'État donne aujourd'hui sur une place desservant la rue de Paris. Sur cette place se trouve un buste du général du Premier Empire, François Gédéon Bailly de Monthion. On trouve dans le jardin lui-même un buste de Pierre Poivre, un buste de Joseph Hubert et une fontaine Wallace.

Pierre Poivre. 1719 - 1786. Il était intendant des Iles de France (Île Maurice) et de Bourbon (La Réunion). Il habitait l’île de France mais faisait souvent le voyage jusqu’à Bourbon. Il y expédie au jardin d’acclimatation de Saint-Denis, des épices rares ( des plants de girofliers et de muscadiers originaires d’Indonésie ) qu’il a réussi à subtiliser aux hollandais qui en avait le monopole, grâce à lui de nombreuses plantes à épices ont été introduites à la Réunion mais également de nombreux arbres fruitiers, en tout plus de 150 espèces différentes.

Joseph Hubert. 1747 - 1825. Ce dernier multiplie les plants et graines que lui envoye Pierre Poivre. Joseph HUBERT acclimata d’autres plantes précieuses venues des quatre coins du monde : cœur de boeuf, jamalac d’Indonésie, cannelier de Ceylan, letchi et longani de Chine, mangoustans, zévi de Polynésie, arbre à pain...


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