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A voir A faire
A visiter à Saint-Denis et dans la commune. |
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Muséum
d'histoire Naturelle et Jardin de l'État. Situation :
Place de Metz 97400 Saint-Denis. |
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Muséum d'histoire
naturelle de Saint-Denis classé en totalité parmi les monuments
historiques le 29 décembre 1978. |
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Jardin de l'État de Saint-Denis classé en totalité parmi les monuments
historique le 29 décembre 1978. |
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Le Muséum
d'histoire naturelle est situé dans le jardin de l'État, il occupe |
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les locaux de Palais législatif construit en 1834 pour abriter le Conseil
Colonial. |
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Cette construction est confiée à Duval-Pirou, chef du
service du Génie militaire, il |
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s'agit de la partie centrale
du monument. D'une
grande simplicité, c'est un |
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rectangle élevé sur deux niveaux, dont la
façade nord est précédée d'un porche à |
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quatre colonnes
toscanes supportant un fronton. Les travaux débutent en 1835 et |
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s'achèvent en 1837.. Le Conseil colonial s'y installe, jusqu'à sa
suppression en |
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1848. |
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En 1855, à
l'initiative de notables notamment du maire de Saint-Denis, Gustave |
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Manès, et d'érudits locaux férus de sciences de la nature, soutenus
par le |
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gouverneur Henri Hubert Delisle, un muséum d'histoire naturelle
est installé dans l'ancien Palais de Législatif. |
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C'est le premier
musée ouvert à La Réunion. Cette création donne lieu à des
aménagements intérieurs dirigés par Pierre Émile |
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Grenard. Le
plafond est surélevé, permettant la création d'une mezzanine, la
salle principale s'ouvre désormais sur l'étage par une |
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galerie en balcon
d'époque Napoléon III, soutenue pour une colonnade de potelets en
fonte et servie par deux escaliers à vis. |
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A l'occasion de
l'exposition coloniale de 1925, des travaux de rénovation sont
réalisés. Le muséum est agrandi par deux corps de |
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bâtiment qui sont
venus flanquer la partie centrale à l'est et à l'ouest, donnant au
monument sa configuration actuelle. |
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Le muséum et sa
collection : |
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La commission créée avant l'ouverture du Muséum ne
possédant aucune collection, elle a commencé par acheter au prix fort des |
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peaux d'animaux en Afrique du Sud. |
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Heureusement, des collectionneurs locaux du nom de Beau et Grevé (futurs préparateurs et ancêtres des taxidermistes) lui font don |
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d'oiseaux de Chine et des îles malaises. Le maire Gustave Manès en personne lui cède 2 000 objets minéraux et animaux provenant |
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de Paris. MM. Richard et Bernier lui offrent par ailleurs un herbier. L'ingénieur Maillard donne quant à lui une collection de bois et de |
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roches d'origine locale. Un peintre
Saint-Paulois lui fournit des reproductions de fruits réunionnais. |
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Aussi, lors de l'ouverture, le Muséum compte 800 articulés, 200 coquilles, 180 vertébrés, 17 crustacés et 500 échantillons de |
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minéraux et roches divers. Cette collection initiale est rapidement complétée par les voyages d'Auguste Lantz à Madagascar, aux |
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Seychelles et enfin dans les Terres australes et antarctiques françaises. À la fin du XIXe siècle, le fonds du Muséum est riche de |
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25 000 objets. |
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L'enrichissement rapide des collections lui permet de participer à une exposition sur l’île Maurice dès 1866. La même année, il |
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participe à l'exposition universelle de Paris. Quelques années plus tard, le 29 novembre 1888, 76 oiseaux et six mammifères |
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représentant la faune réunionnaises sont embarqués pour être présentés à l'exposition universelle suivante organisée dans la capitale. |
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L'expérience est renouvelée une troisième fois du 15 avril au mois de novembre 1906 avec l'exposition coloniale nationale de |
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Marseille. Le Muséum d'histoire naturelle de La Réunion y obtient les médailles d'or et d'argent pour son stand. |
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Comme celui de 1962 par la suite, les cyclones de 1945 et 1948 détruiront une partie des collections. Le muséum est d'ailleurs fermé |
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entre avril 1945 et juin 1952. Une nouvelle fermeture consécutive à l'effondrement du plafond de sa bibliothèque en 1955 gâche l'année |
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de son centenaire trois ans plus tard. |
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En 1990, il ne reste plus que 12 000 objets au Muséum. Il a depuis connu un nouvel enrichissement spectaculaire de ses fonds. |
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30 000 pièces ont été acquises entre cette date et 2005. |
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Aujourd'hui 42 000 pièces sont aujourd'hui répertoriées au Muséum. Les deux tiers proviennent des îles de l'ouest de l'océan Indien. |
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Parmi les spécimens les plus rares, un canard grec, une perruche eclectus mâle, un faucon concolore et une perruche à collier de |
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Ward. Il n'existe que 13 spécimens de cette espèce autrefois endémique des Seychelles et aujourd'hui éteinte à travers le monde. |
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À l'étage, on trouve surtout un nombre important de livres et gravures scientifiques des XVIIIe siècle et XIXe siècle. Le fonds ancien |
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du Muséum comporte 416 des 1 008 planches de Buffon, don personnel de ce dernier à M. de
Lanux. |
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Le Jardin de l'État.
Entre 1767 et 1773, l'ordonnateur Cyr Honoré de Crémont crée le
Jardin du Roy au sud de la rue de Paris, |
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ancienne rue
Royale. Les nouvelles plantes introduites dans la colonie sont mises en
culture et multipliées dans le jardin du roi avant |
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d'être
distribuées aux colons. C'est également un lieu de promenade pur les
dionysiens. |
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L' entrée se fait
par un grand portail en fer forgé appuyé sur des pilastres en pierre
de taille surmonté de vases. La première moitié du |
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XIX ème siècle
voit l'apogée du jardin. Des collectes et des échanges avec d'autres
colonies ou des jardins botaniques enrichissent |
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considérablement
les parterres, puis ceux des jardins et vergers des habitants de la
colonie. |
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Après
l'occupation anglaise, Paris envoya Nicolas Bréon qui resta directeur
du jardin jusqu'en 1831. Arrivé avec un important |
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chargement
de plantes, d'arbres fruitiers, Bréon fut le véritable créateur du
jardin et réalisa un travail important. Il fit éditer un catalogue |
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de
toutes les espèces rencontrées. Bréon découvrit à Madagascar
des plantes rares ou inconnues, en fit venir de Maurice, alla à 150 |
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km de
Moka d'où il rapporta des plants de café et le teck d'Arabie. Le
jardin fut alors agrandi. |
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En
1831, Richard succéda à Bréon et resta à vie, à son poste. Il
introduisit 3 000 espèces de plantes, fit des travaux sur les |
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orchidées,
les cryptogames et les fougères. Il alla étudier la flore de
Madagascar et travailla en collaboration avec son gendre Bernier. |
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Ils
acclimatèrent dans l'île l'acacia de albata, devenu ici acacia
Bernier. |
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Au milieu du XIX
ème siècle, ce site désormais converti en Muséum d'Histoire
naturelle est le lieu de toutes les fêtes somptueuses, |
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une promenade
mondaine, un espace de représentation, reléguant au second plan sa
vocation scientifique. |
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Le jardin du roi
devient le jardin colonial de l'État, jardin d'Acclimatation de l'État
avec zoo et, enfin jardin de l'État. Lors de la création |
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du département de
La Réunion, il est attribué au ministère de l'Éducation nationale
qui en devient propriétaire en 1971. |
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Compte tenu de son
rôle dans le développement de l'économie de l'île et de l'importance
de sa collection botanique, le jardin de l'État |
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a été classé
parmi les monument historiques le 29 décembre 1978. |
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