Thérésien
Cadet est né au Tévelave à La Réunion le 21 juin
1937. Il est issu d'une modeste famille de milieu rural du Tévelave.
Il fait ses études
primaires au Tévelave, secondaires au Collège d'Enseignement
Général de l'Etang-Salé puis au Lycée mixte
Leconte-de-Lisle. Thérésien Cadet franchit avec succès
toutes les étapes du cursus scolaire et obtient, en 1956, le Baccalauréat
de Siences expérimentales avec mention bien.
Il quitte pour la première
fois son île natale et entre en classe préparatoire scientifique au lycée
Chaptal de Paris.
Il réussit le concours des
instituts de préparation aux enseignements du second degré et poursuit
ses études à la Faculté des sciences de Paris en tant qu'élève-professeur.
Il obtient successivement
les certificats de licence de Botanique, de Géologie, de Zoologie,
de Physiologie Animale, de Zoologie Approfondie, puis le Diplôme
d'Etudes Supérieures de Botanique et le CAPES de Sciences Naturelles.
En 1961, il est admis au
concours de l'Agrégation de Sciences Naturelles. Il obtient l'agrégation
et la même année Thérésien Cadet est de retour
à La Réunion.
Il est nommé Professeur
Agrégé de Sciences naturelles à l'Ecole Normale de
Saint-Denis et crée le Laboratoire de sciences naturelles.
1962, il assure avec quelques
collègues le démarrage de l'enseignement scientifique universitaire
à la Réunion et dispense les Cours et les Travaux Pratiques
de Biologie Animale et Végétale du premier cycle universitaire,
ainsi que la formation pédagogique des professeurs de collège,
poste qu'il occupe pendant trois ans comme directeur d'études.
Par ailleurs, il se rend
dans les îles de l'océan Indien ainsi qu'au Kenya pour mener des prospections
botaniques comparatives. Mais surtout il parcourt inlassablement le terrain
à la Réunion où il herborise, collecte échantillons de plantes et
témoignages, observe les différents milieux naturels et leur fonctionnement.
Il entreprend ainsi de constituer à neuf un herbier auquel il contribue
souvent seul et apporte personnellement plus de 7 000 échantillons.
En 1963, il assure l'intérim
du conservateur du Muséum d'histoire naturelle de la Réunion. Il fait
alors l'inventaire des collections, mais surtout il réorganise
la bibliothèque, fait restaurer bon nombre d'ouvrages dégradés
et redynamise une ancienne association : les Amis du Muséum.
Il entretient des correspondances
et communique des échantillons à de nombreux correspondants scientifiques
dont notamment les Jardins botaniques royaux de Kew et le Muséum
national d'histoire naturelle de Paris. Avec le soutien de ces derniers
et avec celui de l'ORSTOM et d'un institut d'agronomie mauricien, il débute
la rédaction de la vaste œuvre collective de la Flore des Mascareignes,
appelée à combler une longue attente car le précédent ouvrage de référence,
la Flore de l’île de la Réunion de Cordemoy, avait été
publié près de quatre-vingts ans plus tôt.
En 1966, il rejoint le tout
nouveau Centre d'enseignement supérieur scientifique de la Réunion
où il crée le laboratoire de biologie végétale.
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