Jacques de La Cour de La Solais Gouverneur. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Jacques de La Cour de la Solais.

Gouverneur de septembre 1698 à Juin 1701. Solais ou Saulaye ou Saulaie.

 

Gouverneur précédent :: Joseph Bastide :: Gouverneur suivant :: Jean-baptiste de Villers

 
     
 

Jacques de La Cour de La Solais ou Jacques de Lacour de La Solais.

Jacques de La Cour quitte Lorient le 14 avril 1698 sur la frégate Le Marchand des Indes avec sa femme et sa fille. La compagnie des Indes vient de le nommer Gouverneur de Bourbon en remplacement de Joseph Bastide.

La Frégate arrive à Bourbon en septembre 1698. Jacques de La Court est le premier gouverneur marié avec charge de famille qui officie dans l'île. Il arrive avec une mission royale et la prérogative d'utiliser le sceau royal.

Parmi les autres compagnons de voyage, deux ecclésiastiques. Henri Roulon de la Vante et Goulven Calvarin.

La venue d'un gouverneur nommé par la Compagnie des Indes est importante, en effet, Bourbon a été abandonné par les bateaux de la Compagnie depuis le 31 décembre 1689, suite au naufrage au large de l'île, du Saint-Jean Baptiste.

Commence à Bourbon la mise en place d'une économie s'appuyant sur une culture spéculative : le café.

Pour la culture du café, l'île à besoin d'une main-d'œuvre, et dès 1699, un navire anglais va proposer ouvertement à la vente 16 esclaves, c'est le début de la traite négrière. Jacques de La Cour ne se contente pas d'accepter la vente d'esclaves amenés sur l'île par les forbans, il y prélève le dixième du prix de vente, il organise aussi des campagnes entre les Antilles, les côtes d'Afrique et Bourbon.

En 1700, un esclave valait 300 livres, une femme esclave 200 livres et un négrillon 150 livres.

Jacques de La Cour profite de son poste, il touche sa dîme et organise le vente des esclave, il bénéficie d'un complément de salaire sous forme de redevances sur les concessions qu'il accorde aux habitants, il mène pendant deux ans un grand train de vie, fête mondaine et somptueuse, on danse beaucoup, l'argent et l'alcool coulent à flots.

L'information remonte à Lorient où il n'a pas que des amis. Ses agissements recueillent la désapprobation des deux ecclésiastiques, Henri Roulon de la Vante et Goulven Calvarin qui le font savoir et demandent leur rapatriement. Un rapport rapport aux directeurs de la Compagnie relate les dysfonctionnements et les abus de pouvoir.

 

 

Frégate de la Compagnie des Indes Orientales

Traite Négrière esclavage La Réunion

Le début de La Traite négrière à Bourbon

 

 
 

" Bien loin de s'employer à procurer des avantages à la Compagnie, il travaille uniquement à détruire l'isle en mettant des impositions de sa propre autorité, sans aucun titre, sur le sel et sur les autres denrées de l'isle, même sur les troupeaux de bœufs qui appartiennent à la Compagnie, dont il retire des droits qu'il s'attribue injustement ".

La Compagnie des Indes fini par ordonner à La Cour de rentrer en France.

Récit concernant cette époque, source : Causeries historiques sur l'île de la Réunion, par G.-F. Crestien. Avec préface par François Saint-Amand-Challamel aîné (Paris) - 1881. ( BnF ) :

" de Lacour le seul qui ait osé venir dans la colonie avec sa femme. Homme de mœurs douces, de caractère jovial, il passait son temps à donner des fêtes et des bals dans lesquels se faisait remarquer la charmante Jeanne Lépinay, épouse de François Lelièvre de qui descendent les familles Bosse, Desjardins, Laprade et Grestien. Jeanne Lepinay, gracieuse danseuse, brillait, dit-on, par ses talents chorégraphiques.

Le luxe n'existait pas alors, c'était le bon vieux temps ; l'on ne connaissait pas encore les diamants, les modes, les chapeaux ridiculement petits et renversés qui tiennent à peine sur la tête ; les robes fourreaux avec des nœuds indicateurs posés dans les endroits les plus incroyables, robes qui, aujourd'hui, ne permettent pas aux dames de passer sans danger, du trottoir dans la rue ;l'on d'amusait à peu de frais, l'on dansait au grand air sur l'argamasse de la maison du gouverneur, appelée à cette époque, maison du roy, située à l'ouest de la fontaine de Saint-Paul, à l'endroit où se trouve actuellement la poudrière. "

 

Jacques de La Cour quitte l'île en juillet 1701, à bord du Bourbon. Il ne rentre pas en France immédiatement. Profitant d'une escale aux Indes, il s'évade. Il ne reviendra en France que lorsqu'il sera assuré de l'impunité.

 

 

 

 
 
   
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