Michel François des Bordes de Charanville Gouverneur. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Michel François des Bordes de Charanville

Gouverneur du : 24 avril 1709 au 24 mars 1710.

 

Gouverneur précédent :: Jean Baptiste de Villers :: Gouverneur suivant :: Pierre Antoine Parat de Chaillenest

 
     
 

Michel François des Bordes de Charanville.

Le 26 avril 1708, arrive par Le Saint-Louis en rade de Saint-Denis, André Herbert, Chevalier de l'Ordre Royal, hospitalier et militaire de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, est " envoyé du Roy aux Indes pour l'exécution des ordres de sa majesté, directeur général de la Royalle Compagnie des Indes Orientales, et en cette qualité un des seigneurs de l'isle Bourbon ".

André Hebert reste dans l'île jusqu'au 18 mai 1708. c'est lui, en tant que directeur de la Compagnie des Indes et gouverneur de Pondichéry qui autorise le départ de l'ancien gouverneur De Villers. C'est encore lui qui nomme le nouveau Gouverneur, Michel-François des Bordes de Charanville, et Pierre Deharamboure comme secrétaire de la Compagnie et procureur fiscal. La nomination de Michel-François des Bordes de Charanville est connue très tardivement en France, les autorités avaient choisis un autre gouverneur pour Bourbon, ce qui explique le court mandat de des Bordes de Charanville.

De Charanville, et pierre Deharamboure arrivent de Pondichéry à Bourbon par le Saint-Louis le 18 avril 1709. Ils vont prendre leur fonction, le 24 avril 1709.

De Charanville lutte avec succès contre le marronnage. C'est sous son gouvernement que l'on trouve le plus de traces de mutilations d'esclaves.

Bourbon compte 387 esclaves pour une population totale de 894 habitants, chiffre du recensement commencé en 1708 et achevé en 1709.

 

Punition d'un esclave  La Réunion

Chasse aux esclaves marrons

 

 
 

L'île est toujours fréquentée par les corsaires, Bourbon sert à blanchir l'argent provenant des rapines des forbans. Le trafic est en effet fructueux avec les flibustiers qui fond l'aiguade discrètement dans les eaux bourdonnaises.

Michel François des Bordes de Charanville encourage l'urbanisme de bourgs d'habitats regroupés. Un moyen de lutter à l'insécurité, en effet les concession en habitations isolées, sont une proies faciles pour les Marrons. Ce schéma recueille l'approbation de La Compagnie des Indes.

En 1709 Charanville à le privilège d'accueillir Godefroy Gollet de La Merveille, directeur commercial de la première expédition malouine vers Moka. C'est en 1708 que deux frégates, Le Curieux et le Diligent, emmenées par Godefroy Gollet de la Merveille, arrivèrent dans le port de Moka pour y négocier un contrat direct d'approvisionnement du célèbre café Yéménite pour la cour.

Le 19 juillet 1709, le gouverneur écrit deux ordonnances. Elles concernent, la lutte contre l'incendie, la réglementation de la chasse abusive et la prévention contre les vols d'embarcations par les Marrons.

En 1710, le gouverneur tente en vain de tempérer la passion du jeu de ses administrés. Introduit par les flibustiers, le jeu de cartes, en des parties interminables de grandes beuveries, conduit à des manipulations de sommes considérables.

 

Récit concernant le Gouverneur de Charanville source : Causeries historiques sur l'île de la Réunion, par G.-F. Crestien. Avec préface par François Saint-Amand-Challamel aîné (Paris) - 1881. ( BnF ) 

" Mentionnons encore un gouverneur, M. Desbordes de Charanville, que nous prendrons la liberté d'appeler tout simplement le bon Charanville, prédécesseur de M. Parat, l'un des introducteurs du café dans l'île.

Ce Charanville était de la famille du roi d'Yvetot ; il se couchait tôt, se levait tard, il allait à ma pêche du matin au soir dans l'étang situé au pied du cap où était établie la maison du roy ; il était visible à toute heure, recevais sans laquais, sans étiquette et sans ces pions que M. Labourdonnais a été le premier à introduire ici, et dont la tradition s'est conservé jusqu'à nos jours. Cet excellent Charanville donnait gîte à ses administrés, et les hébergeait ; sa demeure était l'hospice banal, une espèce d'auberge du Cheval blanc ou de Soleil Levant.

Voici le seul évènement qui se passa sous son patriarcal gouvernement, le seul nuage qui vint le troubler.

On accusa sa trop faible administration de n'être pas assez sévère à l'égard des forbans qui visitaient la colonie, et qui, en échange de provisions fraîches, portaient aux colons du beau coupon bleu et des vins que la colonie ne pouvait se procurer facilement, et aux dames des paliacas lustrés, et de belles robes de Patnan de l'Inde.

Arriva dans la colonie, revenant de chine, le prête de La Motte, des missions étrangères. De passage à Saint-Paul, La Motte y trouva le père Savet, alors le seul exclésiastique dans la colonie.

Celui-ci ne pouvait exercer ses fonctions sacerdotales pour cause de maladie. Le jésuite La Motte fut invité, par Charanville, à suppléer le curé Savet pendant son séjour à Saint-Paul. Un dimanche, il prit l'aube et l'étole, fit l'exposition du Saint-Sacrement, puis s'étant passé une corde au col, il proposa au sieur de Charanville et au peuple de faire amende honorable pour les secours qu'il prétendait avoir été donnés aux pirates par les habitants et leur gouverneur, ajoutant qu'il ne pouvait célébrer la messe sans cette condition. A cette sommation, de Charanville expliqua qu'il n'avait aucun reproche à se faire à propos de l'acte incriminé, que si quelques-uns étaient tombés dans la faute reprochés, faute qu'il blâmait, c'était à son insu, et que tous ne pouvaient raisonnablement pas supporter la peine de quelques-uns. Là-dessus, grands débats en latin ; après contestations, le bon Charanville dit aux créoles réunis et à ses esclaves : " Sortons d'ici, et allons-nous-en chez moi, il n'y a pas de messe aujourd'hui pour vous. " Mes habitants revinrent alors chez le gouverneur.

Voilà, dit le document qui renvoie au procès-verbal déposé au greffe de Saint-Denis, comment se termina ce différend né de l'exigence outrée du jésuite La Motte. "

 

En mars 1710, Michel François des Bordes de Charanville quitte sa fonction de Gouverneur de Bourbon, la Compagnie nomme Pierre Antoine Parat de Challenest.

 

 

 
 
   
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