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Chapelle
Notre Dame de La Salette à Saint-Leu.
En 1859, une grande épidémie
de peste et de choléra se répandit dans l'île, elle fait 2 700 morts.
Au mois de mars 1859, un
navire, le Mascareignes parti des côtes orientales de l'Afrique débarquait
des travailleur à La Réunion. Malheureusement, ces infortunés ouvriers
apportaient avec eux un terrible fléau. A peine étaient-ils à terre que
le choléra éclatait à Saint-Denis, le chef-lieu de l'île. Ses ravages
furent tout de suite effrayants, d'abord dans la capitale, puis dans le
reste de l'île. Saint-Louis, assez rapproché de Saint-Leu, était contaminé
et les habitants de cette dernière ville, plongés dans une anxieuse consternation,
s'attendaient à se voir, eux aussi, d'un moment à l'autre, atteints par
l'épouvantable calamité. Dans cette douloureuse extrémité, leur pieux
curé, le père Sayssac qui avait été ordonné prête le jour de l'apparition
de la Vierge à la Salette en Isère, promet publiquement, le dimanche 10
avril 1859, si sa paroisse est préservée du choléra de bâtir, sur le versant
de la montagne qui entoure Saint-Leu, une chapelle en l'honneur de Notre-Dame
de La Salette.
A peine ce vœu a-t-il été
prononcé que, dans tous les cœurs, une confiance joyeuse remplace la sombre
inquiétude. L'autorisation d'ériger le sanctuaire ayant été facilement
obtenu de Monseigneur Maupoint, on ne tarda pas à en venir à l'exécution.
Les pauvres, fournissant la main-d'œuvre, rivalisèrent de bonne volonté
avec les riches qui avançaient les fonds nécessaires et, pendant deux
mois que durèrent les travaux, les chants des ouvriers réjouirent les
incrédules eux-mêmes qui voulaient qu'on éloignât toute préoccupation
et toute crainte pour s'immuniser contre le danger de l'épidémie.
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Les
paroisses voisines voulurent s'associer à cette oeuvre sainte et l'île
Maurice, quoique protestante par son gouvernement, apporta sa pierre à
la construction commencée. Des matelots bretons, retrouvant près de la
rade de Saint-Leu ce qu'ils ont partout en France, un lieu de pèlerinage
après la tempête, se cotisèrent pour embellir le temple de la bonne Mère.
L'épidémie s'arrêta aux portes
de la ville et le choléra disparut de l'île, grâce à la visible protection
de la Mère de Dieu, pas un seul habitant de Saint-Leu, n'en avait été
victime.
Ce miracle vaut à la Chapelle,
reconstruite en 1958 par le père Fontaine, son importante renommée.
Le pèlerinage de Notre Dame
de La Salette en septembre, attire des milliers de pèlerins, il est l'un
des plus suivi de toute l'île de La Réunion.
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