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Viaduc
sur la Ravine des Trois-Bassins, limite des communes de Saint-Paul et
de Trois-Bassins. Une ravine dissymétrique franchie par un ouvrage de
374.80 mètres de long prenant appui sur 3 piles implantées sur le versant sud.
Montant des travaux
: 31 463 282 Euros TTC
Délai prévisionnel
: 33 mois ( du 17/07/2006 au 18/04/2008 )
Ouvrage en béton à précontrainte
extradossée d'une longueur totale de 374.80 mètres. Tablier
de 22 mètres de large, comportant 4 travées de longueurs dégressives (
126.00 m ; 104.00 m ; 75.60 m ; et 43.20 m ) et une fausse travée de 18.60
m servant de contrepoids. Hauteurs maximale de l'ouvrage : 75 m. |
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Le
viaduc de la ravine de Trois-Bassins est original à plus d'un titre. Outre
ses quatre travées de longueurs inégales, il possède une fausse travée
servant de contrepoids. Par ailleurs il est le second ouvrage jamais
équipé d'une précontrainte extradossée construit en France, le premier,
de moindre envergure, ayant été déjà réalisé il y a quelques années
par Fougerolle sur l'A43. Cette technique, qui a permis de réduire
de plus de 30 % l'épaisseur du tablier en béton, comporte un double
avantage : une économie importante de matériau et une meilleure intégration
dans le paysage. Un esthétisme auquel les concepteurs de l'ouvrage
ont été particulièrement attentifs. Piles allant de l'ovale au cercle
presque parfait et mâts en béton blanc poli avec incrustation de
granulats en marbre de Grèce... |
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Des
Piles à géométrie variable.
L'Ouvrage est un peu à contre-courant
des canons techniques habituels, la travée centrale est généralement
la plus longue, alors que les deux travées de rive sont les plus
courtes. Or l'ouvrage des Trois-Bassins comporte, en allant du sud
vers le nord, quatre travées dont les portées respectives sont : de
43,20 - 75.60 - 104.40 - et 126 m, cette dernière travée de rive correspondant au
franchissement de la partie la plus encaissée de la ravine.
Au niveau des appuis,
les piles offrent une section elliptique constante sur leur hauteur, et ce afin
de répondre aux sollicitations sous vent cyclonique. Mais leur géométrie évolue,
toujours pour respecter le profil de la ravine. Elles comportent
un rainurage dont le pas varie de 2 à 4 m. La plus petite, P3 (8.20
m), est par ailleurs une ellipse, alors que P2 (37.20m) est une ovoïde
et P1 (48.10 m) un cercle parfait. Dans la pratique, ces piles
réalisées en C45/50 par l'intermédiaire de coffrages bois fabriqué
in situ, reposent sur des fondations superficielles, en l'occurrence
des semelles de 3 m d'épaisseur (encastré pour P1). La
culée C0/C'0, en crête du versant rive droite, est une structure assez complexe
permettant d'assurer à la fois l'appui de la travée principale du tablier
(C0) mais aussi l'appui et la butée latérale (C'0) du contrepoids de 2
7160 t (1 150 m 3 de béton) qui permettra d'assurer l'équilibre lors de
la construction du tablier, réalisé en encorbellement. Dans le détail,
le tablier est un monocaisson de 22 m de largeur réalisé en BHP (Béton
à Hautes Performances), un C60/75 qui représente une première
pour un BPE sur l'île de La Réunion. |
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