Louis Virapoullé, né à Sainte-Rose La Réunion, Conseiller général, Sénateur de La Réunion de 1974 à 1992.

Louis Virapoullé.

- Nom : Louis Virapoullé.
- Naissance : 9 août 1934 à Sainte-Rose La Réunion.
- Décès : 14 septembre 2002 à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil.
- Fonction(s) :
- Avocat à la Cour d'appel de Saint-Denis La Réunion.
- Sénateur de La Réunion.
- Conseiller général du premier canton de Saint-Pierre, La Réunion.
- Conseiller général du canton de Saint-André, La Réunion.
- Vice-président de la fédération réunionnaise de l'UDF.
- Conseil régional de la Réunion.


Louis Virapoullé, est né le 9 août 1934 à Sainte-Rose La Réunion. C'est le frère aîné de Jean-Paul Virapoullé. Fils d’Adrien Virapoullé et de Marguerite née Mourouvin.

Louis Virapoullé fait ses études secondaires au lycée Leconte-de-Lisle à Saint-Denis La Réunion, puis effectue des études de droit à la faculté de d'Aix-en-Provence où il obtient une licence.

Louis Virapoullé sénateur de La Réunion de 1974 à 1992

1964, il est avocat à la Cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, il s'engage dans la vie politique réunionnaise, comme son frère Jean-Paul qui est élu maire de Saint-André en 1972.

22 septembre 1974. il se présente aux élections sénatoriales de La Réunion, deux mandats sont à pourvoir. Après avoir recueilli 249 des 604 suffrages exprimés au premier tour, il est élu sénateur de La Réunion au second tour : avec 300 des 594 suffrages exprimés, il devance de cinq voix le président du Conseil général Pierre Lagourgue. Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe de l'Union centriste. Les élections sénatoriales de 1974 à La Réunion.

Louis Virapoullé

Pendant son premier mandant de sénateur de La Réunion Louis Virapoullé est membre de la commission des lois, il en devient secrétaire en 1974 puis vice-président en 1978.

Louis Virapoullé vote la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974.

1979, il est nommé membre de la délégation parlementaire pour les Communautés européennes, il est Vice-président de cette délégation de 1979 à 1981.

1975, il rapporte plusieurs projets de loi à caractère juridique, qu'il s'agisse de la modification de certaines dispositions de droit pénal ou de la réforme de professions judiciaires et juridiques en 1977, ou de l'application du code de procédure pénal dans les territoires d'Outre-mer en 1980 et 1983.

1977, il intervient en séance publique dans les débats portant sur l'École nationale de la magistrature , la sécurité des magistrats en 1981.

1980, il vote la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes.

1981, il vote la loi portant abolition de la peine de mort.

Louis Virapoullé consacre aussi une part important de son activité sénatoriale à son île natale et à l'ensemble des départements et territoires d'Outre-mer. Rapporteur pour avis du budget des départements d'Outre-mer à partir de 1981, il suit très attentivement toutes les questions relatives à leur statut.

Il s'intéresse par ailleurs aux difficultés économiques de l'Outre-mer. Inlassable défenseur de « la solidarité nationale » entre la Métropole et les départements d'Outre-mer, il juge nécessaire de promouvoir leur agriculture. Il lutte pour leur désenclavement aérien, condition indispensable au développement du tourisme. Ainsi n'a-t-il de cesse de dénoncer le monopole d'Air France vers La Réunion et de demander des subventions afin d'abaisser les tarifs des liaisons aériennes avec la Métropole.

En 1982, Louis Virapoullé, son Frère Jean Paul Virapoullé conseiller général de La Réunion et maire de la commune de Saint-André et le député de La Réunion Michel Debré sont des farouches adversaires de l'assemblé unique, décentralisation de l'outre-mer une proposition de Paul Vergès, acceptée par François Mitterrand.

Récit de Louis Virapoullé :
" Au Sénat, j’ai plaidé ce dossier avec passion, et à l’Assemblée Michel Debré fut notre porte-parole. Des nuits entières nous avons travaillé avec les meilleurs juristes pour essayer de trouver la faille dans le projet de loi, et démontrer que nous n’étions pas dans le cadre de l’adaptation administrative prévue par l’article 73 de la Constitution. La tension était extrêmement forte. A l’issue des débats parlementaires, nous craignions que le président de la République ne promulgue la loi dans les deux heures. Une telle célérité pouvait mettre fin en quelques minutes à un an de bataille parlementaire. Dès que le texte a été voté en dernière lecture, j’ai donc envoyé un motard du Sénat déposer le recours au Palais-Royal. Alors nous avons attendu. Nous avons attendu avec anxiété. Et il y eut ce fameux 2 décembre 1982. Ce jour-là, j’étais à Paris. A 11 heures du matin, j’ai téléphoné à mon frère pour lui annoncer que la décision allait tomber dans une demi-heure. Le président du Sénat, Alain Poher, m’avait discrètement fait savoir que les juges du Palais-Royal avaient censuré l’ensemble du projet de loi. A 11h30, la nouvelle était officielle. Le Conseil constitutionnel venait de mettre un terme au coup de force des socialo-communistes contre les institutions. Nous en étions convaincus : cette belle victoire allait nous permettre de sortir du “gobe” de l’autonomie, et de s’orienter progressivement vers la voie de l’égalité et de l’intégration ".

Pendant son premier mandat de sénateur, Louis Virapoullé est élu conseiller général du premier canton de Saint-Pierre en 1976 contre Paul Vergès, le secrétaire général du Parti communiste réunionnais. Mais cette élection est annulée par le Conseil d'État en 1978. Aussi se présente-t-il en 1979 dans le premier canton de Saint-André où il est élu sous l'étiquette de l'Union pour la démocratie française-Centre des démocrates sociaux.

Devenu vice-président de la fédération réunionnaise de l'UDF, il sollicite le renouvellement de son mandat sénatorial le 25 septembre 1983. À la tête d'une liste d'Union départementale, il réunit 406 des 853 suffrages exprimés au premier tour. Il est réélu au second tour avec 445 des 856 suffrages exprimés. Les élections sénatoriales de 1983 à La Réunion.

Membre titulaire de la Commission nationale d'évaluation de la parité sociale globale à partir de 1987, il intervient régulièrement au sujet des problèmes sociaux que connaissent les départements d'Outre-mer et plus particulièrement La Réunion.

Louis Virapoullé se représente aux élections sénatoriales du 27 septembre 1992. Deuxième derrière le président du Conseil général Éric Boyer au premier tour, avec 376 des 916 suffrages exprimés, il perd pourtant son siège au second tour, il n'obtient que 382 des 904 suffrages exprimés et échoue à six voix de Paul Moreau. Les élections sénatoriales de 1992 à La Réunion.

Il est élu au Conseil régional de la Réunion en 1993, il y siège jusqu'en 1997.

Hospitalisé après un malaise et une chute à la suite d'une agression commise par des inconnus près de son domicile parisien le 10 septembre 2002, il succombe quatre jours plus tard le 14 septembre 2002 à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil, à l'âge de soixante-huit ans.



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