1979,
il est nommé membre de la délégation parlementaire
pour les Communautés européennes, il est Vice-président
de cette délégation de 1979 à 1981.
1975, il rapporte plusieurs
projets de loi à caractère juridique, qu'il s'agisse de
la modification de certaines dispositions de droit pénal ou de
la réforme de professions judiciaires et juridiques en 1977, ou
de l'application du code de procédure pénal dans les territoires
d'Outre-mer en 1980 et 1983.
1977, il intervient en séance
publique dans les débats portant sur l'École nationale de
la magistrature , la sécurité des magistrats en 1981.
1980, il vote la loi Peyrefitte
renforçant la sécurité et protégeant la liberté
des personnes.
1981, il vote la loi portant
abolition de la peine de mort.
Louis Virapoullé consacre
aussi une part important de son activité sénatoriale à
son île natale et à l'ensemble des départements et
territoires d'Outre-mer. Rapporteur pour avis du budget des départements
d'Outre-mer à partir de 1981, il suit très attentivement
toutes les questions relatives à leur statut.
Il s'intéresse par
ailleurs aux difficultés économiques de l'Outre-mer. Inlassable
défenseur de « la solidarité nationale » entre
la Métropole et les départements d'Outre-mer, il juge nécessaire
de promouvoir leur agriculture. Il lutte pour leur désenclavement
aérien, condition indispensable au développement du tourisme.
Ainsi n'a-t-il de cesse de dénoncer le monopole d'Air France vers
La Réunion et de demander des subventions afin d'abaisser les tarifs
des liaisons aériennes avec la Métropole.
En 1982, Louis Virapoullé,
son Frère Jean Paul Virapoullé conseiller général de La Réunion et maire
de la commune de Saint-André et le député de La Réunion Michel
Debré sont des farouches adversaires de l'assemblé unique, décentralisation
de l'outre-mer une proposition de
Paul Vergès, acceptée par François Mitterrand.
Récit de Louis Virapoullé
:
" Au Sénat, j’ai plaidé
ce dossier avec passion, et à l’Assemblée Michel Debré fut notre porte-parole.
Des nuits entières nous avons travaillé avec les meilleurs juristes pour
essayer de trouver la faille dans le projet de loi, et démontrer que nous
n’étions pas dans le cadre de l’adaptation administrative prévue par l’article
73 de la Constitution. La tension était extrêmement forte. A l’issue des
débats parlementaires, nous craignions que le président de la République
ne promulgue la loi dans les deux heures. Une telle célérité pouvait mettre
fin en quelques minutes à un an de bataille parlementaire. Dès que le
texte a été voté en dernière lecture, j’ai donc envoyé un motard du Sénat
déposer le recours au Palais-Royal. Alors nous avons attendu. Nous avons
attendu avec anxiété. Et il y eut ce fameux 2 décembre 1982. Ce jour-là,
j’étais à Paris. A 11 heures du matin, j’ai téléphoné à mon frère pour
lui annoncer que la décision allait tomber dans une demi-heure. Le président
du Sénat, Alain Poher, m’avait discrètement fait savoir que les juges
du Palais-Royal avaient censuré l’ensemble du projet de loi. A 11h30,
la nouvelle était officielle. Le Conseil constitutionnel venait de mettre
un terme au coup de force des socialo-communistes contre les institutions.
Nous en étions convaincus : cette belle victoire allait nous permettre
de sortir du “gobe” de l’autonomie, et de s’orienter progressivement vers
la voie de l’égalité et de l’intégration ".
Pendant son premier mandat
de sénateur, Louis Virapoullé est élu conseiller
général du premier canton de Saint- Pierre en 1976 contre
Paul Vergès, le secrétaire général du Parti
communiste réunionnais. Mais cette élection est annulée
par le Conseil d'État en 1978. Aussi se présente-t-il en
1979 dans le premier canton de Saint-André où il est élu
sous l'étiquette de l'Union pour la démocratie française-Centre
des démocrates sociaux.
Devenu vice-président
de la fédération réunionnaise de l'UDF, il sollicite
le renouvellement de son mandat sénatorial le 25 septembre 1983.
À la tête d'une liste d'Union départementale, il réunit
406 des 853 suffrages exprimés au premier tour. Il est réélu
au second tour avec 445 des 856 suffrages exprimés. Les
élections sénatoriales de 1983 à La Réunion.
Membre titulaire de la Commission
nationale d'évaluation de la parité sociale globale à
partir de 1987, il intervient régulièrement au sujet des
problèmes sociaux que connaissent les départements d'Outre-mer
et plus particulièrement La Réunion.
Louis Virapoullé se
représente aux élections sénatoriales du 27 septembre
1992. Deuxième derrière le président du Conseil général
Éric Boyer au premier tour, avec 376 des 916 suffrages exprimés,
il perd pourtant son siège au second tour, il n'obtient que 382
des 904 suffrages exprimés et échoue à six voix de
Paul
Moreau. Les
élections sénatoriales de 1992 à La Réunion.
Il est élu au Conseil
régional de la Réunion en 1993, il y siège jusqu'en
1997.
Hospitalisé après
un malaise et une chute à la suite d'une agression commise par
des inconnus près de son domicile parisien le 10 septembre 2002,
il succombe quatre jours plus tard le 14 septembre 2002 à l'hôpital
Henri-Mondor de Créteil, à l'âge de soixante-huit
ans.
|